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Goldman Sachs et Frankenstein
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Derniers commentaires
ANNE
Judith vous écrivez " "Est-ce que c'est légal ? Pourquoi c'est légal ? Est-ce qu'on peut changer la Loi ? Pourquoi on peut pas changer la Loi ? Qui peut changer la loi ? Qui veut changer la loi ?"
pour moi, la seule façon de changer la loi c'est d'avoir beaucoup mais énormément, des milliards d'indigné(e)s dans la rue !
s'il y a quelque chose sur lequel travaillent ces monopoles c'est bien être dans la légalité !
en fait dans ce docu j'aurais aimé qu'on décrive dans le détail comment Dragui ( Goldman Sachs ) est arrivé à la BCE ( Banque Centrale Européenne ); j'aimerais vraiment un docu la dessus;
je crois que toute la stratégie de Goldman ou Monsanto ou consort aurait pu être alors décryptée;
en tous les cas , une chose est certaine, Goldman bénéficie de complicité partout;
comme le journaliste grec le dit dans le docu: je n'en veux pas à Goldman mais à ceux et celles qui font rentrer le loup dans
la bergerie et il sait de quoi il parle ce journaliste GREC!
je n'ai rien contre Goldman: ceux et celles qui y bossent font leur boulot;
je suis comme le journaliste grec: ce sont les complices qui m'effraient et quelque part nous le sommes tous complices car
Goldman règne, en + en rigolant de nous; quand Dragui sourit c'est que ... ah ah aie aie aie !
il a d'ailleurs souri le mois dernier monsieur Dragui: pays d'Europe clients au futur honnêtes ou pas ?
oui si Goldman travaille dans la légalité, ses clients pourraient bien se retrouver dans l'illégalité dans le sens où ils ne
pourront pas rembourser;
ça fait du bien des fois !
pas voté
gamma
Une petite regle serait utile pour "moderer " les ardeurs : 3 ou 4 commentaires par participant et interdiction d utiliser des citations meme en couleur sinon c est juste des monologues !!!!
Il y a tant à dire sur le fond déjà.
Pourquoi les politiques ne disent pas que le pouvoir appartient à ceux qui "battent monnaie", c'est à dire, aux banques privées? ??
Le néolibéralisme repose sur l'idée abondamment répandue par les Médias, que c'est "moderne", et que les solutions du passé sont "ringardes". ( Lire les "nouveaux chiens de garde", qui décortique les discours de TINA)
En dehors du fait qu'il peut y avoir des soutiens financiers qui nécessitent des renvois d'ascenseur, tout le système électoral repose sur le fait que les politiques se présentent comme ayant le pouvoir de faire changer les choses: "Le changement", "Moi Président" , " la France forte" , patin et couffin ...
S'ils disaient: " Je n'ai quasiment aucun pouvoir, la dette a été construite articiellement pour vous ruiner, et faire la fortune des banques privées. L' UE a été construite pour que la finance et les multinationales s'enrichissent au maximum et que les acquis sociaux soient laminés. Nous vous avons annoncé une Europe de la paix et de la prospérité, nous vous avons trompés. Avec l' OTAN nous défendons les intérêts du Nouvel Ordre Mondial américain, vous aurez une guerre pétrolifère et gazière tous les ans, et je n'ai à vous proposer que l'austérité à perte de vue"... et c'est la fin de la " démocratie représentative"... , qui fait vivre très honnorablement toute notre classe politique.
Le candidat qui tient un discours de vérité se suicide politiquement, personne n'aura l'idée saugrenue de voter pour quelqu'un qui n'a plus qu'un pouvoir de nuisance. Les politiques ne peuvent pas expliquer qu'ils n'ont plus le pouvoir, ils perdraient leur job illico.
Il est décrit à un moment, le "test" que fait subir la banque à ses nouveaux employés. Les nouveaux employés sont tous convoqués un vendredi soir à une réunion. Une fois dans la salle, personne ne vient. Ils attendent 1/2h, 1h, puis quelques uns commencent à partir. Une demi-heure plus tard, un employé passe faire signer une liste d'émargement. Et les employés qui avaient quitté la salle avant sont licenciés le lundi matin. Cette méthode est très intéressante et aurait mérité d'être développée, car elle est révélatrice de la façon dont sont sélectionnés les employés de cette banque (et de probablement de beaucoup d'autres entreprises). On fait comprendre aux employés qu'on attend d'eux une obéissance absolue, on leur fait comprendre que s'ils n'obéissent pas à un ordre même stupide ou stérile de leur hiérarchie (en l’occurrence attendre en vain dans une salle de réunion mais ça pourrait être autre chose), ils prendront la porte. On étouffe ainsi toute forme de contestation même la plus infime.
Et le deuxième exemple qu'il m'a frappé est le témoignage d'un ancienne employée de Goldman-Sachs qui raconte que lors des attentats du Wall Trade Center, alors que les avions s'écrasaient sur les tours, son chef l'encourageait à multiplier les transactions sur les produits pétroliers, prévoyant les conséquences financières des attentats. Mais au delà de l'immoralité de cela, ce qui m'a estomaquée a été que cette scène s'est déroulée dans un des bureaux du Wall Trade Center. Face à un tel attentat quelques mètres plus hauts, la réaction de tout être normalement constitué aurait été de fuir les lieux, de se mettre à l'abri... et non pas les intérêts de la banque. Cela m'a semblé révélateur d'un processus de "déshumanisation" des employés de cette banque. Il y a un effacement de l'individu qui n'est plus que l'agent de la banque. Il ne pense plus à son intérêt, il ne pense plus aux individus qu'il peut mettre en péril, il ne pense plus qu'à l'intérêt supérieur de la banque, dont je suis à peu près persuadée qu'il pense absolument indispensable au bon fonctionnement de l'économie et donc du monde. Et cela le dédouane et le déresponsabilise en plus de toute action vu qu'il n'est plus un agent responsable, mais un exécutant au service d'un intérêt supérieur...
Je crois que cela aurait pu sur ce type de mécanisme, qui sont valables pour la banque, mais pas seulement qu'il aurait été intéressant de développer ce documentaire... Ces deux points auraient mérité un vrai développement... C'est dommage.
On avait des doutes sur la pertinence du site, plus maintenant !!!
Ce qui ne veut pas dire que je n'admire et n'apprécie pas le tarvail de Majah !!!!!!!!!
Alors on signe une pétition ;-)... une manif !
gamma
c'est pas mieux que ce film .... votre critique est pour ma part émotionnellement exagérée ....
c'est vrai que certaines questions restent posées et apparemment ne trouvent pas de réponse ... comme le comportement d'Obama face à la crise 2009.... mais il n'y a pas à ce jour de réponse ....
ce film même à tendance exagérée, met en brillance les outrances des marchés et des comportements des banques ...
il faut se méfier .... donc méfions nous ...
et pour les gens comme moi, qui m'intéresse à ce qui se passe actuellement dans le monde, je trouve que cela donne un film assez distrayant et une idée de ce qui se passe dans les marchés ....
après, il faut resté vigilant face à l'information donnée et en faire sa propre analyse ...
je rejoins ce qu'a écrit Theoven ........................................
Completement d'accord aussi sur le problème d'une attaque sur la moral. Quelques soit le system, il y aura toujours des connards qui essayerons d'en abuser à leur profit seul quelques soit les conséquence pour les autres. On y peut rien c'est comme ca. Il y a toujour 10% de con dans n'importe quel groupe d'humains. Ce quíl faut c'est changer les régles pour ce genre de comportement soit illégale.
n'apporte rien et bien au contraire elle brouille ou fausse le message. D'ailleurs c'est exactement ce que reflète la chronique de Judith, gênée par la présentation, elle n'y souligne que les imperfections et les manques d'explications .
Mais je vous assure que moi, j'ai été estomaquée d'apprendre que tant de dirigeants américains et européens avaient de sérieux conflits d'intérêts dans cette histoire qui contribue au malheur du monde et encore plus que tout cela étant connu, nos soi-disant démocraties acceptent cette corruption généralisée sans mot dire. Je trouve très important qu'une chaîne du service publique ait pu diffuser cette émission à une heure raisonnable. Je pense que les informations capitales qu'elle contient, mériteraient d'être diffusées, commentées, éventuellement
corrigées ou complétées.
C'est vrai que la vocation d'A.S.I. c'est de s'occuper des images mais une émission sur le fond serait la bienvenue.
Judith, votre critique féroce de l'émission vous ferait presque passer pour une défenseur de Goldman and Sachs que je pense vous n'êtes pas.
S'il s'agit d'analyser la forme, on devrait pouvoir trouver une émission voulant démontrer un point de vue contraire qui utilise exactement les mêmes techniques de présentation .
CELUI QUI CREE LA MONNAIE DETIENT LE POUVOIR. Parmi les attributs de souverainteté d'un Etat, l'une des plus importantes est "le droit de battre monnaie". La FED est une association de banques PRIVEES.
L'article 1 (section 8 § 5) de la Constitution américaine précise que c'est le Congrès qui dispose de ce droit. Je passe sur 2 siècles d'opposition larvée entre les banques privées et l'exécutif. Sauf à de rares moments, le dollar a toujours été émis par les banques privées américaines
James Madison , 4e Président des USA: " L'histoire révèle que les banquiers utilisent toutes les formes d'abus, d'intrigues, de supercheries et TOUS LES MOYENS VIOLENTS POSSIBLES afin de maintenir leur contrôle sur les gouvernements par le contrôle de l'émission de la monnaie".
Deux Présidents vont essayer d'appliquer l'article 1 de la Constitution.
** Lincoln pendant la guerre de Sécession, en 1863. Il sera assassiné en 1965. Ses successeurs ont reçu le message 5/5 et se garderont bien de changer quoi que ce soit.
** Kennedy, qui signe en Juin 1963 un " Exécutive order" pour rendre au Congrès ses prérogatives monétaires. Il est assassiné en novembre.
Dans l'avion qui ramène sa dépouille, Lindon B Jonhson, prête serment et signe illico l'anulation de l'Exécutive order.
Le néolibéralisme a dépouillé les Etats européens de leur droit "à battre monnaie" , ce sont donc les banques privées qui ont pris le pouvoir en Europe. Ce n'est pas un hasard si la monnaie commune est défendu bec et ongles.
C'était juste un message à l'intention des fanatiques défenseurs de l' UE, qui se permettent de traiter de "passéistes", "nationalistes", "souverainistes", quand ce n'est pas "de fascistes", ceux qui veulent, comme Asselineau, sortir de l'UE, pour sortir de l'emprise de la Finance privée...
Tous ceux qui parlent "d'une autre Europe", sans parler de cette question fondamentale de la création de la monnaie, sont, consciemment ou non, les meilleurs défenseurs de la finance privée.
Il n'y a qu'une seule bonne Europe, celle de 27 pays indépendants et souverains chacun maîtrisant sa monnaie et signant entre eux des accords de coopération.
Votre analyse des ressorts télévisuels de cette émission sont très intéressants. Je partage beaucoup de vos critiques sur les choix de mise en scène de l’information. Néanmoins, il est clair que le fait même de s’intéresser au rôle d’une seule banque, aussi puissante soit-elle, limite d’emblée le propos
Mais au final, il semble transparaître dans vos propos l’idée que s’attacher à la dimension morale de la question est contre-productif :
« Invitant à la haine de ces salauds de banquiers, le docu est puissamment toxique, en ce qu'il laisse croire que c'est parce qu'il y a des salauds que le système est pourri, au lieu de se demander où exactement le système (démocratique) est pourri, et comment il produit des salauds en leur donnant trop de pouvoir. »
On l’impression de s’attaquer là au problème de l’œuf et de la poule. Cette présentation séquentielle du problème me paraît erronée. C’est sans doute parce que le système est pourri quelque part qu’il produit des salauds et que simultanément il est pourri par les salauds. Pour bouger tout cela, il faudra bien compter sur un rapport de force politique (voilà pour le structurel), et sur des « pas salauds » à même d’identifier les salauds dont l’objectif politique est bien de se débarrasser.
Qu'est ce qui nous intéresse en somme? C'est la vie des Hommes et leur dignité. Retirer sa dignité à un être humain, d'une façon ou d'une autre est assurément une conduite amorale.
Les structures de la société sont soit construites par les gens (rapports sociaux) soit constituée des gens (les classes sociales). Si l'on récuse le fait de s'intéresser à la condition des gens, donc à leur dignité, à la moralité de leurs actions, il devient impossible, par exemple, de se pencher sur le sort des pauvres. Et ainsi on s'empêche de réclamer une plus grande dignité pour les pauvres, c'est-à-dire que leur état de pauvreté cesse. De même, affirmer qu'il faut dénoncer les structures qui installent les dominations et perpétuent les rapports de domination et non pas dénoncer les gens qui œuvrent à cela ne me paraît pas judicieux. Les structures de domination ont été élaborées par des Hommes, et même s'il y a des effets d'entraînement et d'inertie, de reproduction sociale et autres mécanismes sociaux, il me paraît exagéré de simplement exonérer les personnes de leurs responsabilités. La justice ne dit pas autre chose lorsqu'elle prend en compte l'influence de la société sur un criminel, c'est-à-dire qu'elle prend en compte dans son jugement la part d'histoire de cette personne qui lui échappe à elle-même, mais condamne néanmoins. Combien de criminel, isolés dans leur système de valeurs, n'ont pas conscience du mal qu'ils ont fait? Pourquoi les financiers (sens large : cadres supérieurs des banques d'affaires, des fonds d’investissement, traders...) seraient-ils exonérés de leurs responsabilités, sous prétexte qu'ils ont été pris dans le maelstrom de la dérégulation, qui correspond à des structures mises en places par d'autres, avant même qu'ils soient adultes pour certains, structures sur lesquelles ils n'ont pas prises? Et qu'ils ont évolués dans un monde où les règles morales sont différentes? Cela est encore plus vrai probablement des artisans financiers et politiques de ces structures, ceux que l'on appelle l'oligarchie. A l'origine des structures de la société, il y a des volontés politiques et des personnes qui œuvrent à ces choix politiques. Ces personnes peuvent dans certains cas être identifiées. Et leurs actions ont bien souvent conduit de nombreuses personnes à la misère. Réduire une personne à la misère est une forme d'atteinte à la dignité. Il n'y a aucune raison que ce crime soit exonéré.
Lors de son discours du Bourget, Hollande nous parle d’un ennemi sans visage, sans parti. C’est selon moi une erreur. C’est rendre abstrait quelque chose qui ne l’est pas. Si, cet ennemi à des visages, c’est-à-dire qu’il est constitué d’hommes et de femmes prédateurs qui veulent amasser toujours plus de richesses pour soumettre les autres et laisser libre cours à leur volonté. Comme tout groupe social, ce groupe n’est pas monolithique. Il est sans doute traversé de tensions et de conflits ; de grandes différences d’un pays à l’autre. Néanmoins, toutes ces personnes ont des intérêts communs. Ceux qu’ils voient dans la dérégulation maximale, dans l’imposition de la loi de la concurrence partout et dans tout, de la destruction des capacités d’organisation politiques et syndicales qui pourraient s’opposer à leurs vues. L’ennemi a donc un visage… et des partis, et des lobbies et des stratégies politiques.
Dire qu’il n’y a pas de visage, c’est comme dire qu’il n’y a personnes derrière les crimes économiques. Par crime économique, j’entends par exemple l’évasion fiscale des entreprises. Mais qui décide de mettre en place l’évasion fiscale ? Peut-on imaginer un conseil d’administration de grand groupe international ignorer de telles pratiques et mettre cela sur le seul compte de la structure ? Partir du principe qu’il n’y a pas de visage, c’est dire que par principe il n’y a pas de responsabilité et c’est nier la réalité du crime.
De ce point de vue, que l’on questionne les responsabilités d’homme tel que Lloyd Blankfein ou Henry Paulson est tout à fait normal et sain. Certains pourront dire qu’ils ne sont que des rouages du système, de la structure. Mais quels rouages ! De ces rouages qui font le système. Un autre exemple : le web nous dit que le Leveraged Buy Out (LBO) a été inventé par un certain Douglas Brueder (difficile de trouver des info sur cette personne ; quelqu’un peut nous renseigner ?). Le LBO qui consiste à racheter des entreprises souvent mal en point, en recourant massivement à l’emprunt est une technique qui fait des dégâts sociaux, c’est-à-dire humain, considérables. N’est-ce pas là un visage ? Les fondateurs de KKR, qui sont devenus les spécialistes de cette technique, ne sont-ils pas des visages ? Comme toute violence, la violence économique n’est pas désincarnée. Des Hommes la font subir, la relaient, d’autres en souffrent. Pourquoi mettre un visage sur les victimes et pas sur les bourreaux? Voilà pour quelques « méchants ». Passons aux « gentils » à présent : Soros ou Bill Gates par exemple. Ceux-là sont des bienfaiteurs : fondations philanthropiques à plusieurs milliards de dollars (8 milliards pour Soros ;33 milliards ( !) pour Gates). N’est-il pas alarmant de voir une telle puissance financière aux mains d’individus ? Leurs actions ont ouvertement pour but d’influencer la politique de certains pays dans les domaines des droits humains, de la justice, de la santé, de l’éducation… A un tel niveau de puissance, on peut se poser la question de la légitimité démocratique de telles interventions. On arguera que ce sont des institutions, que les responsabilités y sont collégiales, que tout n’est pas stricto sensu entre les mains d’un seul individu. Mais pourquoi « réinventer la démocratie », une « démocratie privée », alors qu’elle existe déjà et qu’il faut la faire vivre ?
Bien sûr il est impossible de penser changer quelque chose si l'on se contente d'asséner des recommandations, des récriminations d'ordre moral. Et tous les appels à une moralisation de la finance sont une immense supercherie. De même que les comportements immoraux se nourrissent de structures, les comportements moraux se nourrissent symétriquement de structures. Ainsi il faut assurément dénoncer (au sens de mettre à bas la légitimité) les structures, et imaginer d'autres structures permettant de réduire l'atteinte à la dignité des êtres humains et faisant la promotion du sens du bien commun. La perte de ce sens permet par exemple le développement du pantouflage, le passage sans vergogne des responsabilités publiques à celles privées, à l’origine de tant de conflits d’intérêts. Mais cela n'empêche pas de juger des responsabilités personnelles. La justice doit s'appuyer sur l'idée du bien commun et elle doit prendre en compte à la fois les aspects politiques, économiques et moraux.
Toute domination cherche sa justification morale. Celle-ci permet d'élaborer une "mystique" de la domination: pourquoi moi je domine et pas les autres. Elle permet de faire accepter aux autres la domination. Cette légitimité aussi doit être déconstruite. Avant la révolution, la justification était le droit divin, la position d'intermédiaire divin du souverain. Aujourd'hui, la domination se justifie par les soi-disant capacités, compétences, par l'intelligence. Ce n'est qu'une mystique bien entendu, une justification en boucle : si j'ai le droit de dominer c'est parce que je suis plus malin que les autres, plus compétent, plus intelligent, donc je mérite cela; en même temps, ma position de domination prouve bien que je suis plus malin, compétent...
Négliger la dimension morale risque aussi de nous enfermer dans le débat technique, terrain si prisé par les dominants d'aujourd'hui puisque c'est justement celui sur lequel ils peuvent établir la légitimité de leur domination : comme je proclame avoir plus de compétences que toi, je vais t'expliquer comment fonctionne le système et pourquoi tu dois te soumettre à ma domination. L'enflure de la technicité financière, la complexification des produits financiers, la complexité organisée autour de la notion de création monétaire sont des outils de domination fabriqués.
En somme, il faut attaquer le problème de la souveraineté qui est en fait au cœur de la crise financière, sous des angles multiples : politique, économie, justice, morale, philosophie. Ne considérer que la question morale, qui plus est sous une forme simpliste (comme si les « financiers » étaient des méchants gosses qui allaient casser leur jouet), est absolument inefficace. Mais la prendre en compte est absolument nécessaire.
A l’écriture de ce texte, je réalise combien je manque d’outils pour préciser et distinguer les concepts, en comprendre les articulations (politique et morale, justice, légalité,…) et combien la nécessité d’une éducation populaire est grande.
Beaucoup de mépris inconscient dans l'entame de ce texte.
De mon côté, j'avoue que je préfère croire que beaucoup de ceux qui ont été "indignés" ici et là, grâce au film, par la puissance (maléfique et détestable) de Goldman Sachs sauront trouver ailleurs les analyses et arguments, les armes de la critique qui vous ont manqués.
Je me joins (tardivement et modestement) au concert de louanges. C'est EXACTEMENT ça. Et ça explique l'arrogance des banquiers: "vous nous accusez d'être immoraux? Mais nous avons suivi les règles! Et qui fait les règles: vous! Vous les politiques, vous les citoyens qui élisez les politques! Certes nous déversons sur le système un faible pourcentage des milliard que ce même système nous permet de gagner, afin d'influencer la fabrique de ces règles, mais ce même système nous permet de le faire, alors que nous reproche-t-on?" Faire la morale à un banquier (comme le fait ce pauvre parlementaire américain) est aussi inutile que de faire la morale à un alligator. Il ne comprend pas. Seul un obstacle (physique pour l'alligator, juridique pour le banquier) peut l'empêcher de bouffer le petit mouton qui se balade à sa portée. Donc finalement, nous sommes tous responsables. Il faut changer les règles, et tous ceux qui n'y consacrent pas leur énergie sont responsables.
Contrairement à vous j'ai apprécié ce documentaire que je n'ai pas considéré du haut de mes faibles connaissances à peine éclairée (mais bon, suffisantes pour ne pas me laisser endormir) et dont j'ai pensé qu'il s'adressait davantage à des personnes qui ne s'interrogent pas habituellment aux questions économiques sur le plan des rapports de forces entre pouvoir privé et pouvoir démocratique.
Pour les y inciter le reportage a utiliser les ficelles que vous décrivez car l'essentiel était de les emmener (sans les forcer pour qu'ils restent jusqu'au bout) ailleurs que dans les sempiternelles chroniques économiques des "experts" reconnus par le monde médiatique et au service de cette fameuse oligarchie : "trop de dépenses publiques", "trop de réglementation", "trop de taxes", "trop de charges", "code du travail trop rigide", "ne pas faire fuir les investisseurs", "ne pas effrayer les marchés", "notre système social vit au dessus de ses moyens", bref toute cette doctrine qui imprègne la plupart de nos média et les pouvoirs politiques libéraux qu'ils soient "socio" ou "ultra."
Ce reportage a donc ouvert une porte de réflexion pour ces télespectateurs habitués à ce ronron médiatique en leur proposant d'autre interrogations auxquelles il donne les premières clés pas trop difficiles à utiliser : et si les citoyens n'étaient responsable en aucune manière de la crise de la dette dans leurs pays respectifs ? et si tout cela était organisé à travers un rapport de force opposant des puissances économiques privées contre la société civile et publique avec les pouvoirs politiques et institutionnels pour interface ?
Certes Judith, le reportage ne dit pas précisément qui fait quoi dans cette machinerie diabolique et ne répond pas à vos interrogations plus profondes mais il a le mérite de dire une chose importante : que tout cela n'est pas le produit d'une "main invisible" et que le "marché" (qu'il s'agit de ne pas effrayer selon les "experts" précités) n'est pas une entité autonome, que tout cela répond de décisions humaines à travers des règles non pas naturelles mais construites par des humains qui ont modélisé des processus, puis qui font tout pour adapter les lois devant permettre à ces processus de fonctionner toujours à l'avantage de ceux qui'ils sont sensé servir : les oligarques.
Parmis ces humains, le reportage révèle aussi ceux qui sont en mesure d'avoir l'influence nécessaire pour rendre légitime ce qui ne l'est pas en expliquant que ceux là occupent tous les centres de décisions de l'organisation civile se trouvant au sommet de la hierarchie démocratique aux USA et en Europe ainsi que les organes financiers publics en haut de la hierarchie des deux continents. L'important étant de faire comprendre que ce sont des êtres humains qui agissent, quel est leur parcours, d'où ils viennent quelle est leur culture. Que Ce soit Monsieur Mario Draghi le président de la BCE, on s'en fout, qu'il soit italien on s'en fout, son age idem, l'important était de faire comprendre qu'il a été placé à ce poste en raison de son parcours chez Goldman Sachs et sa culture Goldman Sachs. On comprend alors que toute autre personne répondant à ces mêmes critères aurait pu être nommée présidente de la BCE. Savoir qui a fait en sorte que cet homme soit nommé et comment est certes important et le reportage ne le dit certes pas mais par sa démonstration il explique que c'est une affaire entre êtres humains et j'ai estimé que celà était une bonne première étape pour la compréhension destinée à ceux qui n'ont pas l'habitude d'aborder ces question sous la surface des précédemment dits "experts" qui n'ont de cesse de nous dire qu'on y peut rien, que c'est la loi divine du Marché tout puissant qui dicte ses règles et que seuls ces gens très compétents sont aptes à les comprendre et les appliquer pour notre bien...
Contrairement à vous, je n'ai donc pas vu de nocivité dans ce reportage, je l'ai vu telle une première cure de désintoxication ou de désacralisation du "marché" et de ses "lois" permettant de passer à l'étape suivante : si ces groupes d'influences au service de l'oligarchie sont composés uniquement d'êtres humains ne répondant pas à des lois naturelles mais à une structure organisée par eux-même, ils sont donc faillibles et le système qu'il entretiennent aussi.
Il suffit de s'y mettre en s'engageant dans le rapport de force. A condition pour certains qu'ils continuent la cure de désintoxication d'eux-même, chacun en Europe ou aux USA en a les moyens aujourd'hui : les associations, les ONG qui font ce travail de désintoxication avec en sus une force de propositions sont très nombreuses tant sur le terrain que sur Internet. Ensemble ils font partie de ces autres groupes humains qui sont décidés à entrer dans ce rapport de force contre cette oligarchie et son système. Ca aussi le reportage le montre, certes brièvement mais il dit que ça existe et que ceux qui animent ces mouvements sont des gens comme nous. On en déduit que si ils le font, nous aussi on peut le faire et que ce serait peut-être même notre devoir.
Mais il faut se réveiller ! C'est pourquoi il me semble que pour cette rentrée ce repportage est une première sonnerie d'alerte qui tombe à point puisque le 30 septembre prochain les associations que j'évoquais, les syndicats et certains partis politiques appellent à une manifestation nationale depuis la place de la Nation à Paris à partir de 13h30 pour réclamer un référendum sur la ratification du prochain traité européen (TCSG) prévoyant justement de donner encore plus de pouvoir aux décideurs que le reportage visait tout en nous sucrant encore davange le peu de pouvoir qu'il nous reste.
Saisissez "manifestation du 30 septembre" dans votre moteur de recherche et vous trouverez de quoi lire sur cette étape cruciale de notre avenir et en comprendre les enjeux et vous judith, faites en de même vous y trouverez, à travers les divers liens renvoyant d'un site à l'autre, des réponses à vos interrogations avec la liberté en plus de vous les approprier ou non.
Edith, serez-vous le 30 septembre sur la place de la Nation ?
En plus vous essayez d'imposer ce que les gens doivent penser,
Je vais reprendre ce qui a été écris des auteurs vers 1880, 1900,
"Les gens riches à milliards sont le fruit biologique de l'évolution, donc il faut tout faire pour qu'ils doivent le rester, et ne pas les embêter avec des choses de type taxe ou législation du travail"
Dire aujourd’hui, que ce n’est pas vrai. Hélas on le retrouve dès que l’on retrouve les textes originaux, de Spencer, Carnegie…
Là vous êtes déjà dans ce cas de figure, en train de dire ce n’est pas possible…
Soit la vérité est trop dure pour vous, que vous la refusiez, soit c’est l’effet « mon seigneur », on considère un personnage un charismatique et on lui prête des intentions bénéfiques à votre égard un peut comme un parrain.
Je rejoins globalement les critiques sur la forme : oui, ça cherche à en mettre plein la vue avec des effets souvent faciles. Ca se veut haletant comme un thriller, un choix qui peut déplaire mais qui en même temps se tient pour attirer des téléspectateurs vers un sujet quand même ardu et pas très fun. C'est de la télé, quoi.
Ensuite, sur le fond... vous lui reprochez, en gros, ne pas expliquer comment et pourquoi la finance a pu prendre le rôle qu'elle a aujourd'hui. Mais, d'une, ce n'est pas le sujet du doc, qui est supposé parler de Goldman Sachs, et ensuite, comment voulez-vous expliquer ça en détail et sans caricature, sous format télévisuel d'une heure et des brouettes ???
Et à mon sens, le docu a une qualité qui fait pendant aux défauts que vous y avez vus : il évite les réponses trop simples à des questions beaucoup trop complexes pour qu'elles puissent être justes. D'où effectivement des zones de flou (qui ont le mérite de donner envie aux téléspectateurs d'en savoir plus en cherchant ailleurs), et des "pourquoi" qui restent sans réponse claires. Mais, l'air de rien, des esquisses de réponses sont dessinées, pour ce qu'elles sont : des esquisses.
Vous dites, "On m'offre des salauds en pâture - Lloyd Blankfein, Fabrice Tourre..." Fabrice Tourre est présenté comme un type parmi d'autres dans un système, ni pire ni meilleur que les autres, juste moins prudent dans ses échanges de mail, et qui a donc servi opportunément de bouc émissaire pour Goldman. L'un des messages que le documentaire martèle, c'est qu'il y a dans cette banque une "culture d'entreprise" bien particulière, faite d'esprit de compétition ultra-aiguisé et de goût du risque, le tout avec une absence totale d'éthique. Apparemment, de manière encore plus caricaturale que dans d'autres banques.
Vous insistez sur la "morale" mise en avant aux dépens des "causes". Mais c'est lié. Une usine qui produit des spéculateurs tout à fait dénués de morale dans la pratique de leur travail, qui grâce à eux parvient à grossir jusqu'à devenir financièrement plus puissante que pratiquement n'importe quel Etat, ça a forcément des conséquences... Et comment ne pas évoquer l'éthique quand le documentaire constate que l'intérêt du client (qu'il s'agisse d'un Etat, d'une grande entreprise ou d'une autre banque) n'a plus la moindre importance, que l'unique politique qui vaille est celle du pigeon à plumer ? Oui, c'est qu'il y a eu dérive, et oui, cette dérive est importante à souligner.
"On se fait avoir parce qu'on reste sur le terrain des VALEURS MORALES au lieu de traiter le problème sous l'angle des REGLES POLITIQUES. Au lieu de dire : "pouark, c'est vachement immoral", il faudrait à chaque fois demander : "Est-ce que c'est légal ? Pourquoi c'est légal ? Est-ce qu'on peut changer la Loi ? Pourquoi on peut pas changer la Loi ? Qui peut changer la loi ? Qui veut changer la loi ?"
Mais ces questions sont régulièrement posées dans le film... L'aide accordée par Goldman à la Grèce pour maquiller sa dette au moment de son entrée dans la zone euro ? Parfaitement légal, c'est souligné. Goldman Sachs favorisée de manière effarante par le gouvernement Bush quand Paulson, ancien président de la banque, était Secrétaire du Trésor ? Il y a eu enquête, Paulson a été entendu... et la justice américaine n'a pas pu ou voulu (effectivement on ne sait pas) condamner qui que soit. Simple constat parce que les auteurs n'ont vraisemblablement pas de réponse.
On en vient à la dérégulation. Un documentaire d'une heure sur Goldman Sachs ne peut pas faire en même temps l'historique complet des règles mondiales de la finance. Mais ce qui à mon avis y apparaît clairement, c'est que cette dérégulation est la conséquence d'une idéologie dominante dans le monde, pendant de longues années, selon laquelle une finance dérégulée, entièrement libre de ses mouvements, serait bénéfique à l'économie mondiale et donc au bonheur des peuples. Si bien que les Etats ont accepté de perdre le contrôle de la finance tout en s'endettant TRÈS lourdement vis-à-vis de ces mêmes géants bancaires et de leurs clients... Ils ont eux-mêmes ferré leurs chaînes.
Alors, qui peut, veut, changer les lois ? Aujourd'hui, le constat d'échec est unanime. Mais - et c'est encore ce qu'esquisse le documentaire - les Etats sont pieds et poings liés par les ramifications serrées entre politique et finance : le poids de la dette et les conséquences si les financiers décident de s'attaquer à la dette d'un Etat (on en a eu un bref aperçu avec la Grèce) ; les conséquences sur les entreprises du pays en cas de faillite d'une grande banque (on a eu un aperçu avec les ricochets qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers)... C'est tout un édifice brinquebalant que les politiques au pouvoir ont, assez logiquement, peur de secouer puisque les conséquences de l'effondrement sont à peu près impossibles à anticiper. Que les craintes soient réellement fondées ou non, que l'effondrement à court terme de ce système soit souhaitable ou non, la timidité des dirigeants politiques ne peut que se constater.
Et donc, explique le doc, quelques nouvelles règles sont adoptées ici ou là, d'hypothétiques nouvelles réglementations sont régulièrement annoncées, mais tout ça reste toujours timide et extrêmement marginal face à l'ampleur du problème.
Le doc que j'ai vu ne se limite pas à inciter à la haine des salauds de banquiers, il essaie de faire un état des lieux (forcément partiel et perfectible) de la place qu'ils ont prise sur la marche du monde, via l'exemple - exemplaire justement ! - de la banque se trouve être la plus puissante au monde. A moment donné, un intervenant - Trichet si je me souviens bien - met en garde contre un documentaire qui s'acharnerait sur un unique bouc émissaire, en l'espèce Goldman Sachs. J'ai trouvé honnête et bien vu de la part des auteurs de garder cette phrase au montage. Elle dit : on est en train de vous faire un documentaire sur Goldman Sachs, mais n'oubliez pas que, tout emblématique qu'elle soit, elle n'est qu'un maillon.
Enfin, "dépolitisation" du sujet traité et du téléspectateur ? Encore pas d'accord. Il s'attache certes beaucoup plus aux faits qu'au pourquoi, mais, tel que je l'ai vu, il est une démonstration par l'exemple de l'ampleur des conséquences d'un aveuglement idéologique.
Très long, très peu d'info, tellement "dramatique"; on est bien loin de l'excellent Inside Job.
La télévision nous montre une fois de plus qu'on peut s'informer correctement, mais, ailleurs...
Seul intérêt que j'ai trouvé à ce documentaire: voir la tronche de Trichet lorsqu'on lui parle de son successeur.
Par ailleurs, partout, pour tout, il y a la question de la langue: comme l'écrit le poète Bernard NOEL : " Nous avons un flic sur le bout de la langue". A partir de là nous devons retenir qu'avant tout il nous faut SANS CESSE passer au tamis ce que nous pensons ! Épuisant mais incontournable, et plutôt fructueux. C'est surtout en amont de ce qu'on nous donne à réfléchir que les choses sont à suspecter: Ce monde est tellement dur qu'il y a des décennies que je suis devenu mon propre flic !
Sachant qu'on ne peut pas s’intéresser à tout et pour tout, qu'il n'y a pour cela pas assez de temps dans une journée s'il existe des documentaires capables d'amener les gens qui ne connaissent rien à ces questions, à s'en poser d'avantage et de surcoit sur ce genre de sujet central, je m'en réjouit! Ne laissons pas les techniques de captation de notre attention à la publicité, les faits divers, les politiques ou autres films d'horreur.
Bien sûr, ensuite, cultivons notre réflexion sans effets cinématographiques, cherchons des solutions, ne nous contentons pas de l'émotion, mais ça c'est plus une question d'éducation.
Merci d'avoir rappeler la dramatisation faite de ce documentaire, n'oublions pas son utilité.
pour ajouter mon grain de sel je dirais que je pense que l'emotion peut amener a la reflexion et la reflexion peut amener a l'emotion, donc je ne suis pas d'accord pour mettre un sens unique ni d'un cote ni de l'autre.
en revanche je pense que meme sans aborder la question de ceux qui veulent nous manipuler a coup de pub, ceux qui ont une vraie emotion ou une vraie reflexion a partager ont beaucoup de mal a se faire entendre a cause de "l'over stimulation" dont nous souffrons tous a cause de l'abondance de media et infos.
il me semble que idees comme images, il faut choquer pour se faire entendre ou se faire remarquer au milieu de ce vacarme continuel, aller toujours plus loin!! et ca ne veut pas dire que tous ceux qui choquent le font pour des raisons immorales,certains sont sinceres.
mais bien sur chacun comprendra que l'epoque est d'autant plus dangeureuse si seul les exces et ceux qui choquent trouvent audience!!
et pour finir,tout a fait d'accord, il serait temps de nous renseigner un peu plus sur les lois qui passent sans qu'on s'en rende compte, les lobbies des grosses corporations sont tres actifs eux de ce cote!!
et ,croyez bien qu'ils n'ont pas que l'argent,ils trouvent aussi des tas d'arguments moraux (comme monsanto et sa soi-disant volonte d'eradiquer la faim dans le monde!!) pour se justifier et convaincre les politiciens!! ils defendent leurs interets (le profit) aupres des politiques, a nous de defendre les notres (la bonne marche d'une societe qui respecte nos droits et libertes)!!!
a ce sujet dans quelques jours des nouvelles lois en faveur du PTP (partenariat trans-pacifique) vont etre votees.
FAITE VOUS ENTENDRE AVANT QU"IL NE SOIT TROP TARD!!! http://www.avaaz.org/fr/3_jours_pour_stopper_les_multinationales_etoile_de_la_mort/?
(...)
Ainsi cet effet d'encadrement...
Les images ainsi "vignettées" sont probablement des archives SD (pas HD), et en 4/3, pas en 16/9. Derrière ces images trop petites, les auteurs ont voulu éviter le fond noir. C'était sûrement là leur motivation première, une simple préoccupation technique.
Ensuite, cela n'empêche évidemment pas d'engendrer des symboles inconscients.
Le danger effectivement c'est de considerer que c'est le seul grand méchant, et que les autres à coté sont des enfants de coeur.
Par contre qu'on cite des noms et qu'on y voit d'authentiques crapules casse un peu le mythe que c'est "la faute au systeme" et qu'il n'y pas de vrai grand méchant, que c'est plus compliqué que ça (ce qu'on entend dans le discours de Hollande "la finance n'as pas de nom,etc...").
Et ben finalement si c'est aussi simple que ça, il y a des gens foncierement nuisibles et identifiables derrière tout ça, ce que dit à un moment François Rufin dans le docu de Pierre Carles et ses copains, "DSK, Hollande, etc..."
http://www.pierrecarles.org/
Après on peut pas demander à cet unique documentaire de porter toute la reflexion sur une remise en cause profonde du systeme démocratique et financier, d'autres le font avec beaucoup moins de visibilité (quoique Etienne Chouard a profité d'une petite mediatisation).
en plus de Etienne Chouard et Pierre Carles dans des domaines pas si eloignés (et asi bien sur) je pense aussi au site reflets.info,
http://reflets.info/
au film l'argent dette, qui pose effectivement ces questions qui manquent de manière tout à fait limpide et didactique (et qui a été limite consideré dans l'emission d'asi ya quelques années comme brulot complotiste)
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1327
tous ces gens et médias (et vous en connaissez surement plein d'autres, je parle de la partie emergée de l'iceberg que je connais) presentent des théories et des idées suffisement convergentes pour être prises au sérieux et assez efficaces pour comprendre le monde dans lequel on vit.
Je vais jeter un oeil sur inside Job.
Après tout comme beaucoup de monde je m'étais jamais interessé à l'économie (considérant que c'est une abstraction au service du néant), mais je commence à comprendre deux trois choses et ça vaut le coup de s'y pencher.
Il n'y a plus de critique télé, elle est complètement atone, voire inculte et emboîte le pas sans sourciller aux campagnes de promotion organisées par les différents diffuseurs. Du coup, ce documentaire sur Goldman Sachs a été encensé, entre autres par France Inter (Kathleen Evin a été dithyrambique lorsqu'elle a invité Marc Roche et le réalisateur).
Effectivement la forme de ce documentaire est une machine à empêcher de penser : on n'en a ni le temps, ni les moyens. Tout est rempli, saturé, l'image, le son, le commentaire : il faut en mettre plein les yeux et les oreilles. Il faut filmer de face et de profil pour que le téléspectateur n'ait pas le temps de s'ennuyer (ni de voir les coupes, qui autrement seraient autant de sautes dans l'image, sauf à passer en "off"). Bref, faire du hachis de propos, sans temps mort. il faut aussi tapisser d'images les plages de commentaire, on remplit avec ce qu'on peut, généralement des plans de gens qui marchent dans la rue, que ce soit à Washington, New York ou Athénes. Le rapport avec le propos ? Aucun, mais ça bouge !
Quant au fond, je partage à 100% la critique que jamais le système n'est mis en cause, et j'ajouterais que pourtant on nous fournit une explication globale (ce qui est rassurant, même si elle fait peur) : il y a un complot et les comploteurs sont les dirigeants de Goldman Sachs : voilà donc pourquoi il y a la crise ! On est en plein consparitionnisme, mais on a l'air de faire une analyse.
Malheureusement, en l'absence de réelle critique télévisuelle, ce type de documentaire se répand sur toutes les chaînes, au point de ne laisser la place à aucune autre forme (si ce n'est les magazines et reportages abusivement appelés documentaires). Il y a une très grosse pression des diffuseurs pour obtenir des réalisateurs de rentrer dans le moule d'une forme additionnant les stimuli visuels ou sonores pour chasser tout espace de pensée.
Je précise que je ne suis sous l'emprise d'aucune substance psychotrope (à l'heure actuelle) mais je reconnais que ma demande puisse vous sembler aberrante. Bref (j'en ai ras le bol d'utiliser ce mot qui me vient en permanence à l'écrit comme à l'oral : je suis loin d'être un littéraire) c'était juste une suggestion.....et pour votre voix et votre bouille il me reste DLT pour ma "masturbation intellectuelle". Merci d'exister.
Désolé de ne pas abonder dans ce concert d'éloges, mais je pense qu'une fois de plus, vous êtes totalement à côté de la plaque. Vous prêtez à ce documentaire des ambitions qu'il n'a jamais prétendu avoir. Vous le déconstruisez avec une mauvais foi confondante.
Comme toujours, la diversité des réactions en dit beaucoup plus long sur l'état d'esprit des téléspectateurs, que sur le contenu et la forme de cet objet. Vous semblez vous étonner (ou regretter) qu'un produit conçu pour la télévision soit formaté pour la télévision, utilise des codes et des effets télévisuels. Je trouve ça au mieux naïf, au pire irresponsable.
Oui, la télévision fait de la télévision. Un sujet comme celui-là n'a strictement aucune chance d'émerger et d'attirer l'attention s'il n'utilise pas les mêmes "armes" que la concurrence. On peut le déplorer, mais alors il faut pousser la logique jusqu'au bout : n'admettons de ne voir à la télévision que du people, de la téléréalité, du télé achat. Du divertissement et du consumérisme.. Après tout, c'est une position qui se défend.
Frédéric Lordon (et avant lui Bourdieu) a expliqué pourquoi il ne voulait pas intervenir sur les antennes, sachant très bien que la télévision ne pourrait jamais lui offrir les conditions nécessaires à une démonstration sérieuse. Il a fait ce choix radical, qui est très respectable. Je pense pour ma part qu'il faut plutôt occuper le terrain, et que tous les moyens sont bons pour le faire (les think tank libéraux et leurs affidés n'hésitent pas à utiliser l'émotion pour assurer leurs privilèges).
Je ne sais pas si ce documentaire est bien fait ou pas, s'il aurait pu être meilleur (sûrement, on peut toujours s'améliorer), s'il aurait mieux rempli son rôle avec des images plates et moches. Je sais juste qu'il existe une littérature "sérieuse" extrêmement abondante sur la question de la financiarisation de l'économie, des véritables responsables de la crise, de la toute puissance de certaines banques, de la confiscation de la démocratie. Mais je sais également que ces dizaines de milliers de pages ont eu moins d'impact sur les consciences que les mensonges répétés des économistes bien mis de chez Calvi, qui ont fini par faire admettre que le problème unique était la dépense publique.
Mon seul espoir est qu'une partie des téléspectateurs, aussi infime soit-elle, aille au-delà du documentaire d'Arte que je considère comme une très bonne prise de conscience pour tous ceux qui n'avaient jusqu'ici qu'une vague idée des enjeux. Je préfèrerai que les librairies soient prises d'assaut, mais je ne peux en aucune manière reprocher à mes contemporains de ne pas consacrer le temps nécessaire à s'informer "sérieusement".
Et pour finir, sembler trouver plus d'intérêt aux oeuvres de fiction, en faisant grief à un documentaire d'utiliser des ressorts émotionnels, je trouve ça croquignolet...
J'ai plutôt été surpris par certains commentaires du documentaire qui ne traduisaient pas la vérité mais laissait passer un message subliminal déformé (sur les transactions OTC entre autres). Le sujet est suffisamment hyper préoccupant pour ne pas donner dans l'emphase.
Par contre j'ai trouvé le montage plaisant, l'idée de prendre des images de vidéo surveillance était excellente.
Peut être que ma tête a arrêté de fonctionner, si tant est qu'elle eut un jour cette prétention :-)
Les producteurs, voulant toucher le plus de spectateur possible, n'hésite plus à sortir l'artillerie cinématographique (musique dramatique, zoom à gogo, caméra à l'épaule ...)
Ne soyons pas aveugle et acceptons que nous vivons dans un monde de l'image, où tout n'est que suggestion.
Ces reportages sont construits de manière à s’immerger dans l’enquête, d’où les artifices du cinéma.
Je crois que l'information peut être ludique et que le pragmatisme est de mise, même dans l'émotionnel ...
En ce qui concerne ce reportage, la forme est définitivement là pour accentuer le drame, mais est-ce que la forme est l'unique source de ce stress/malaise ?
A part ça, votre analyse est magistrale.
Ce qui est irresponsable c'est de déclencher chez les spectateurs des passions dont ils ne peuvent faire aucun usage constructif (la seule manière de convertir son émotion en acte ici serait par exemple de flinguer un ou plusieurs banquiers de GS, super).
En livrant l'analyse des structures, on aurait donné les clefs de l'action : le politique fait les structures (qui permettent ça), or, le politique c'est nous qui l'élisons.
Dans cette émission on pouvait voire D.S. prendre comme support un documentaire tout à fait abject, sans jamais émettre la moindre critique quand à la manière dont il est réalisé. Le point culminant étant certainement l'ITW de la mère de FX avec zooms inopportuns aux moments "dramatiques" etc...
En tout cas je suis content de voire que quelques têtes continuent à fonctionner dans cette maison!
Pourquoi « irresponsable » comme un point d’exclamation à la fin de votre chronique ?
Votre critique solide et pertinente suffit à embarrasser votre adversaire.
Vous m’avez fait réfléchir sur ce documentaire que j’avais regardé comme un polar angoissant.
Merci.
J’ai voté.
N.B :
Le clash final, la dernière émotion pour la route, à la toute fin du documentaire :
J. – C. Trichet se refusant sans surprise à critiquer Mario Draghi, son successeur à la BCE et ancien de GS.
Mais pour fréquenter dans mon travail (je suis cuisinière) quantité de personnes bien moins au courant des dérives gravissimes et meurtrières du capitalisme et de la finance, je peux vous assurer que ce documentaire a le mérite d'ouvrir des yeux, de faire réfléchir et d'indigner à juste titre.
Oui, il utilise des moyens qui s'apparentent à de la propagande- mais n'est-ce pas en quelque sorte de bonne guerre?; oui, il n'éclaire que peu sur les responsabilités des états, des lois, de la politique - c'est ce que j'ai ressenti aussi en le regardant (je n'ai vu que la première moitié - mais je pense malgré tout qu'il peut permettre à beaucoup de téléspectateurs qui n'auraient jamais eu accès à ces informations de se pencher sur la question, de chercher à se documenter différemment. C'est triste que la majorité des gens se contentent de la télé pour s'informer, je vous l'accorde,mais c'est le cas.
Effectivement, comme c'est le cas je pense pour la plupart des gens sur ce forum, vous avez oublié ce qu'est la télévision (je n'en ai pas moi-même), et malgré ses défauts ce doc reste un des programmes les moins critiquables de ceux proposés par le petit écran, qui le sont, bien sûr, dans leur ensemble.
Je suis néanmoins ravie de vous retrouver ici dans une chronique, ça faisait longtemps!
Effectivement,des termites unies et actives peuvent ronger toute une charpente, ici, une charpente qui non seulement ne nous protège pas mais nous écrase.
Mais quand on voit, au quotidien, au concret, le nombre d’associations qui crèvent parce qu'on n'arrive même pas à trouver des bénévoles pour les gérer...
Si je suis entièrement d'accord avec vous pour dire que la solution est politique, je pense que nous divergeons sur la signification du mot. Je n'ai pas votre conception de la démocratie, puisque s'il s'agit d'un problème de règles, et seulement ça, alors nous sommes devant un problème plus institutionnel que politique, le terme étant employé dans le sens des rapports entre les humains à l'intérieur d'une société.
Je m'explique, pour moi, la démocratie, c'est une société politisée où chacun est en mesure de défendre ses intérêts, individuels et collectifs. Je m'explique aussi sur le terme d'intérêt, qui peut avoir un sens utilitaire qui lui retirerait toute signification morale. Pour donner un exemple, l'intérêt d'un ouvrier ou d'un employé, c'est qu'on le paye bien. L'intérêt d'un patron, c'est de payer le moins possible ses salariés pour faire le maximum de profit. Ils ont donc des intérêts divergents, mais aussi légitimes l'un que l'autre. Il faut bien que tout le monde vive.
Dans un système démocratique, le droit d'expression, le droit de manifestation, le droit de réunion, le droit d'association, et j'en oublie certainement, se conjuguent pour que les parties en présence, les salariés et les patrons, ou leurs représentants, puissent équilibrer leurs revendications.
Au moment où le système capitaliste était en concurrence avec le système communiste, et où les luttes sociales étaient fortes et relativement peu réprimées, la social-démocratie avait en occident équilibré les rapports entre les deux classes antagonistes, et avait réussi à donner du pouvoir aux classes qui en général ne voient pas leurs intérêts défendus.
Mais ce faisant, cette situation a répandu l'idée que les dirigeants en démocratie étaient forcément les défenseurs des classes défavorisées.
Or, ce n'est absolument pas le cas, les dirigeants se contentent de prendre acte de la situation du rapport de force dans la société. D'ailleurs que pourraient-il bien faire d'autre, comment agir autrement ? Le système social est trop complexe pour qu'ils puissent appuyer sur les boutons à l'aveugle. Si le rapport de forces ne s'harmonise pas de lui-même sous des pressions antagonistes, il peut s'équilibrer. Alors que toute action extérieure le déstabilise complètement : dans le wagon de métro, les gens se fluidifient entre eux, doucement, si quelqu'un pousse de l'extérieur, c'est insupportable.
Or, actuellement, pour des raisons historiques complexes, mais que nous avons constaté depuis la fin des années 70, le rapport de force est favorable aux financiers.
Donc si on veut changer la loi, il faut modifier le rapport de forces, et que ce soit ceux qui désirent en bénéficier qui y poussent. Et les outils que nous offre la démocratie, même s'ils existent, ne peuvent rien s'ils ne sont pas utilisés à plein. Droit d'association, de manifestation, de réunion......
Cela demande de la constance, une idée claire des objectifs à atteindre, que tout soit décidé collectivement, même si c'est extrêmement difficile, et qu'un nombre suffisant de personnes s'implique dans la lutte.
Je sais que vous avez fait partie des Indigné-e-s français, mais l'émotion de s'indigner, si elle est préalable à tout combat politique, et même si le terrain politique nécessite un arrière-fond moral, ne peut constituer qu'un préalable.
Et c'est en utilisant les outils que nous offre la démocratie mais que nous laissons en jachère, que nous pouvons réussir.
Comme dans les mangas japonais, tout dépend de notre capacité à comprendre l'étendue de notre puissance individuelle et collective dans le monde où nous vivons.
Pour ma part c'est le discours bonne banque avant/mauvaise banque après qui m'a le plus gêné. Il y aurait le bon capitalisme à la papa sympa avec tout le monde, et le mauvais capitalisme dévoyé par le petit nombre et opprimant la majorité.
Certes il fait aussi l'impasse sur les responsabilités politiques qui ont permis qu'un tel système soit mis en place mais chaque chose en son temps. Si les gens comprennent l'influence et la nocivité de ces banques dans leur quotidien, ce sera déjà une avancée.
Ceci dit, j'ai préféré Inside Job, qui démontrait en plus combien l'arrogance de ces matamores en papier de la finance se réduit à peau de chagrin quand des questions dérangeantes leur sont posées et qu'ils ne s'y attendent pas. La tête sortie de leurs écrans, on constate qu'ils sont non seulement imbéciles mais en plus extrêmement lâches. Ils méritent donc pleinement la haine qu'ils inspirent.
Merci Judith.
À noter que je partage en partie l'avis de Nicolas plus haut, sur le choix de la forme du documentaire (qui selon moi, effectivement malgré la forme et le style choisis, reste un bon documentaire): je pense que bien qu'excessif (notamment sur les multiples images décochées en quelques secondes, comme au cinéma bien souvent au passage, Judith), c'est volontaire pour appâter le téléspectateur.
Si le traitement de ce sujet par la télévision pouvait être le premier d'une longue série (on peut rêver), mais dans un style quand même plus sobre si possible.
Bon sinon, personne ne se lance pour raconter un peu le pique-nique ? photos, dialogues, etc...
à bon entendeur :)
Revenons au cadre : quel est le message porté par cette double image? La simultanéité bien sûr : tandis que les humains se battent politiquement, la finance suit son cours – les indices se déplacent, signalant l’activité continue
Peut-être avez-vous regardé le documentaire qui a suivi celui sur GS : "La face cachée du pétrole" ? On y voyait des compagnies pétrolières faire du commerce avec les nazis durant la seconde guerre mondiale.... Pour certains les affaires sont les affaires, quelle que soit l'époque.
Je trouve votre article exagérément critique vis à vis d'un documentaire que des personnes qui ne sont pas "surinformées sur le sujet" ne perdraient pas leur temps en visionnant. Si on commence à tirer à boulet rouge sur ce qui peut éventuellement amener le péquin moyen à sortir de la file d'attente au bistrot du coin où il dépense ses économies dans des jeux de hasard, où va-t-on ?
J'ai vu "Inside Job" lors de sa sortie en salle et il ne me semble pas que ce soit le jour et la nuit entre ces 2 documentaires. A noter d'ailleurs que dans Inside job au début du film les images d'Islande puis celles de New-York (que l'on a pourtant déjà vu sous toutes les coutures) sont absolument superbes, comme si le cinéaste avait voulu glisser un message au spectateur " Ce qui va suivre est un documentaire, mais regardez tout de même ce que je sais faire avec une caméra". On ne lui en a pas fait procès.
Merci.
De là à en estimer que le fond est irresponsable est EXTRÊMEMENT ( oui c'est en majuscule!) biaisé, et symptomatique de votre vision de critique littéraire!
Le fond est le fruit d'un travail d'enquête rigoureux et peu importe la bande son, on retient les informations.
Plus encore la dramaturgie entourant le documentaire est très souvent le reflet d'un manque de transparence et d'une impunité totale de GS.
Cela nous amène à votre questionnement sur le message du docu: la démocratie et les politiciens contrôlent t ils la finance et plus précisément GS?
La réponse est, contrairement à ce que vous dite, très claire: Personne ne contrôle GS.
Et Obama est un nain tétraplégique face au monde financier qui l'a porté au pouvoir.
Les solutions politiques sont impossible à traiter dans un même sujet, c'est tout le système actuel qui est a réformer!
Pas quelques points de détails mais l’architecture globale des chaines décisionnelles.
Bref ce documentaire est tout sauf irresponsable.
à la radio étant donné que les images n'apportent rien à la compréhension du sujet, au contraire elle la brouille.
Mais le vrai problème est que ce documentaire à un fond de pensée néo-libéral
dans le sens où il donne l'impression que GS n'est qu'une imperfection dans un tableau (la finance dérégulée et mondialisée)
auquel on n'aurait pas de critiques particulières à formuler.
Le doc pêche évidemment par son simplisme. Mais je pense que cela est dût au fait que ses auteurs n'ont pas vraiment envie de remettre en cause le système actuel.
Bien vu !
L'inverse est également vrai.
Ce soir, il y avait un "Téléphone Sone" sur France inter consacré à "Qu'est-ce que l'économie positive ?" à l'occasion du "LHForum" organisé par Planête Finance. Les auditeurs étaient invités à se prêter au célèbre jeu du shmilblick.
Est-ce que l'économie positive, c'est l'économie durable ?
Oui, mais pas que.
Est-ce que l'économie positive, c'est le contraire de l'économie normative ? (Comme semble le suggérer la notice wikipedia)
Non, c'est pas ça. Sur le plateau, personne ne sait ce qu'est l'éco normative.
Est-ce que l'économie positive, c'est le commerce équitable ?
Non, le patron de la firme de café dénigre le "sois-disant commerce équitable" qui fourgue du café bas de gamme.
Est-ce que l'économie positive, c'est la décroissance ?
Non, la croissance, c'est ce qui permet aux petit n'enfants Africains d'aller à l'école.
Est-ce que l'économie positive c'est pas une arnaque du genre micro-crédit usuraire ?
Non (indice) le micro-crédit, c'est ce qui permet au papa des petit n'enfants Africains de travailler.
A l'issue de l'émission, on n'aura rien compris de ce qu'est le concepte de l'économie positive, mais grâce à moultes exemples édifiants, on aura compris que l'économie positive, c'est l'économie des gens qui transforment les kalachnikov achetées en Afrique en bijoux vendus à New-York. C'est l'économie des gentils.
Que font-ils, ces gens ?
Ben ce sont de curieux "gentils".
Ce "Mouvement pour une Economie Positive" dont ce LH forum est le lancement, c'est outre la RATP et la SNCF, quatre ordre d'activités.
Des boites de com' en masse.
Des Médias gentils et propres sur eux. France Inter, Le Monde, Slate, etc
Des entreprises privatisées très poluantes comme AREVA, Renault, GDF-Suez, etc
La fine fleur de la finance comme ING ou du business comme KPMG (audit et resdtructurations de société)
C'est qui LH forum ? "LH" pour Le Havre, j'imagine. C'est un forum placé sous le haut patronnage de la Mairie du Havre et dont le premier magistrat figure en bonne place en plateau. Edouard Philippe, c'est son nom est UMP. Une information que France Inter a ommis de stipuler. Sans doute parce que l'UMP, ça fait moyennement "gentille économie".
Julien Gee, également en plateau, est Président d'une association de nettoyage de la planête ou plutôt de prise de photo de tas de poubelles que d'hypothétiques volontaires iront nettoyer après. Il est aussi Chargé de Mission Développement durable de la Mairie de Levallois chez l'inénarable Patrick Balkany, dont les préoccupations environnementales n'ont d'égales que l'intérêt qu'il porte à la Ministre du logement, par affinité écolo, bien entendu.
Andrea Illy est le patron-héritier de Illy café et Vice-président de la branche Luxe du Medef Italien et on a compris que pour lui, la différence entre son économie positive et le commerce équitable, c'est que dans l'économie positive, c'est les riches qui achètent son café.
Arnaud Ventura est Vice-Présdent de PlaNet finance, qui fait du micro-crédit avec des taux d'intérêts à 30%, mais ça reste mieux que les 300 % pratiqués par les usuriers Africains locaux. Pour information, le taux d'usure défini par la Banque de France est autour de 20%.
PlaNet finace est présidée par l'inneffable Attali. Attali, traumatisé par le ball-trap qu'ont subi une à une, les préconisations de son fameux "rapport sur la libération de la croissance".
Attali invité de la matinale de France Inter demain matin.
Attali en plein plan de com'
Attali chargé de pondre un nouveau rapport d'analyse et de prospective.
Quelle coincidence !
J'avais vu le docu sur arte+7, et je l'avais trouvé insignifiant. Parce qu'il racontait ce que je savais déjà —je fais partie des surinformés— sans véritablement approfondir les raisons politiques de la prééminence de Goldman Sachs. Tout est in fine renvoyé à des questions de personnes, rien n'évoque les effets de système qui ont permis à Goldman Sachs d'atteindre graduellement son hégémonie parasitaire sur le monde. Je n'avais pas poussé plus loin le raisonnement, contrairement à vous, tant le machin m'avait semblé ne mériter aucune attention supplémentaire. Je vous remercie cependant de le décortiquer pour moi, et d'avoir fait l'effort que je n'ai voulu faire.
Je crois cependant avoir une explication à la vacuité du documentaire, et elle est dans votre dernier paragraphe: Marc Roche est "chroniqueur financier au journal Le Monde", où il est donc correspondant à Londres depuis 1997 (fiche wikipedia anglaise). Apparemment, jusqu'à la crise des subprimes, chroniquer les dernières nouvelles de la City avait annihilé chez lui tout esprit même légèrement critique, et il se contentait de faire comme ses collègues: participer à la chanson de geste médiévalo-financière des capitaines de la finance. Ce qui lui a apparemment laissé le temps de pondre pré-crise deux livres fondamentaux : Elisabeth II, la dernière reine et Diana, une mort annoncée (cosignée avec Nicholas Burgess Farrell, douteux publiciste anglais vivant en Italie, connu pour son alcoolisme, son anti-communisme et sa défense de Mussolini, dont il rédigea une biographie apologétique). Livres essentiels pour comprendre l'Angleterre actuelle et la finance contemporaine, cela va sans dire. Puis arrive la crise des subprimes: Roche découvre que la finance, c'est un peu crado, quand même. Mais, lui qui vécut aux dépens des financiers qui l'écoutaient, lui qui avait intégré les croyances de ces gens-là ne peut se résoudre à se dire qu'il a de facto été un des rouages médiatiques de ce système pourri, et même au-delà: il ne peut croire que le système est pourri, car cela impliquerait qu'il le fut lui-même lorsqu'il s'en faisait le thuriféraire. Il choisit donc de prendre le moyen de défense dont usèrent certains communistes pour défendre l'URSS après la chute du Mur: ce n'est pas le système qui est pourri, ce sont quelques hommes méchants et pervers qui le dirigeaient qui l'ont dévoyé; Ce n'est pas le capitalisme qui est mauvais, c'est Bidule et Machin qui bossent ici ou là. Stratégie de défense qui, en visant uniquement des personnes et non aussi des effets systémiques, liés à des choix politiques et à des stratégies réciproques d'influence, permet de sauvegarder un des postulats mensongers du néo-libéralisme: la responsabilité individuelle comme garante de la perennité du Marché et du Droit.
Oulààà… J'en reste comme deux ronds de flanc.
Changer la loi - mais, enfin, si on évacue tout jugement moral préalable, pour quoi faire ? Changer la loi, au nom de quoi ? Qu'est-ce donc qui fait qu'on aurait envie de la changer, la loi ?
Quel besoin de changer la loi si ce n'est par jugement moral ?
Pourquoi changerait-on quoi que ce soit aux délocalisations, aux subprimes, aux impôts non-payés par les plus riches, puisque c'est légal ?
Qu'est-ce que c'est que cette "légalité" qui deviendrait la mesure ultime de la politique ?
Surtout pas de morale commune, hein ?
Hé ben, décidément, voilà bien l'imaginaire libéral de gauche que décrit Michéa.
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Je n'ai pas regardé ce document, sachant par avance que je n'apprendrais rien que je ne sache déjà par d'autres sources.
C'est pour ça que j'en profite pour féliciter @rrêt sur images du format de ses émissions.
L'information n'a pas besoin d'effet cinématographique, la propagande si.
1/ Le propre du système oligarchique qui s’est mis en place, c’est qu’il est obscur, qu’on ne sait pas quelles sont les influences réelles des uns et des autres. Dans ces conditions difficiles de démêler le vrai du faux. Et il y a au moins une chose que ce documentaire démontre avec brio : les conflits d’intérêts immenses, qui devraient ne pas avoir lieu.
2/ Il ne faut pas croire que cela vient des lois et des structures démocratiques. Enfin… c’est une partie de l’explication, mais pas seulement. Cela vient, à mon avis, avant tout de l’anémie totale des peuples. Une grande partie de la population a une vision technocrate du pouvoir : elle admet totalement qu’on mette en place des banquiers, que ce soient eux qui gèrent les « affaires des peuples ».
3/ Vous êtes durs avec le docu. Il y a des choses très nuancées et très justes de dites quand on veut bien faire abstraction du côté sensationnaliste. Perso. j’ai retenu cette phrase (de mémoire approximative) : « condamner seulement GS revient à dédouanner tous les autres ». Et il y a quelques explications sur la dérégulation comme cause première qui a permis à GS de devenir ce qu’elle est. De même, le docu. démontre avec brio ce qui fonde la « culture d’entreprise » de GS, comment les traders sont sélectionnés sur leur amoralité. Là on est bien en plein dans la description de la structure, pas celle que vous attendiez peut-être, mais celle de la finance.
4/ Question : si le docu. avait non pas fait un décryptage sensationnaliste, mais une description méthodique des carrence démocratique, une remise en cause rigoureuse. Aurait-il eu une chance d’être diffusé ? (Ah ! les médias… quelle joie !)
C'est une fausse rupture, une fausse alternative que vous établissez-là, Judith, rien n'interdit le passage d'une critique en terme éthique à une critique des causes structurelles, rien n'interdit de passer de l'indignation à l'action, c'est d'ailleurs ce que le théâtre, mais aussi la littérature, le cinéma mobilisent continuellement, l'empathie pour souligner la nécessité de ne pas en rester-là. Que ce documentaire ne fasse pas le saut n'implique aucunement qu'il ne soit pas faisable, qu'il soit structurellement impossible. Au contraire, il est possible, c'est d'ailleurs en cela que se documentaire est critiquable, en ce qu'il ne fait que la part du boulot la plus facile, sans aller plus loin, c'est en cela qu'il est un produit télévisuel et non artistique, l'art qui sait lui mêler nos affects et notre intellect. Je ne vous l'apprendrai pas, Judith, vous en avez encore dernièrement fait la démonstration sur scène et sur ce même sujet.
yG
Merci gemp pour le lien vers l'autre documentaire.
Hum... Pas mal cette chronique dites-moi, ça pourrait être pas mal d'en avoir un peu plus souvent... Je dis ça je dis rien...
(Il me faut ma dose!)
Ça a l'air d'être exactement le contraire du docu Inside Job sur la catastrophe annoncée des subprimes, qui était très sobre, avec des interviews longues, des schémas quand ça se compliquait, etc. Mais c'était un film de cinéma.
Seul Mélenchon nous redonnait l'espoir que nous pouvions agir en tant que citoyen lambda. Mais c'est déjà du passé.
Sinon, pour ceux que ça intéresse, un précédent documentaire avait été fait en 2011 sur exactement le même sujet, avec une scénarisation sensiblement différente: Goldman Sachs : Les nouveaux maîtres du monde.
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