Scandale : l'opposition s'oppose !
Il faut dire que ça ne va plus. Plus du tout. "Les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d'empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d'inquiéter des jeunes, c'est pas la démocratie ça c'est la pagaille" s'est légitimement courroucé l'Hyper, lors de sa visite en apnée dans la ruralité profonde. (Ce courroux est peut-être d'ailleurs plus tordu qu'il ne le semble. La vraie cible, indicible, de la colère hyperite, n'est pas le PS, mais l'UMP, comme l'explique Libé. De toutes manières, pas de souci, les jités n'en diront rien).
L'initiative copéïenne et le rappel à l'ordre (même en biais) de l'Hyper donnent la mesure d'une exaspération commune, réelle ou feinte, devant ce scandale: l'opposition s'oppose. A-t-on idée! Alors qu'elle pourrait tranquillement continuer de se kouchneriser, de se jouyetiser, de se bessoniser, alors qu'Allègre attend dans l'ombre l'heure de servir la France; alors que le coma solferinesque pourrait continuer à nourrir les éditoriaux askoloïdes navrés sur son ringardisme, son inefficacité, son inaudibilité, voilà qu'elle s'oppose. Et -circonstance aggravante, on ose à peine l'écrire- à l'Assemblée, lieu de consensus s'il en est. Il est temps qu'intervienne la trêve, pour analyser cette situation inouïe.
(Et comme chacun a droit à cette trêve, le neuf-quinze et les matinautes s'octroient à partir d'aujourd'hui de scandaleuses grasses matinées de fin d'année. Retour le 5 janvier 2009. Mais la trépidante activité diurne du site continue, bien entendu).
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