doubles mixtes (ou pas)
La municipalité de cette bonne ville du Pecq dans les Yvelines a cru bon, cette semaine, de censurer une affiche publicitaire montrant deux femmes s'apprêtant à s'embrasser (nous en parlions ici il y a trois jours). Sauf qu'il n'y a en vérité qu'une seule femme dédoublée, et c'est le mythe de Narcisse qui est évoqué. On voit par là qu'en cette bonne ville du Pecq dans les Yvelines on peut être à la fois respectueux des convenances, homophobe et inculte.
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Derniers commentaires
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Mais il s'agit ici d'une affiche publicitaire, qui s'impose à la vue de tous dans l'espace public. Il n'y a pas de liberté d'expression à protéger, dans une affiche publicitaire. Les libertés qu'il faut protéger sont d'abord celles des passants, dans la vie quotidienne desquels on n'a pas le droit de mettre trop de choses qu'ils n'ont pas envie de voir. Peu importe, pour juger de cela, le sens que l'image a vraiment : seul importe le sens qu'elle pourra avoir aux yeux de ceux qui la voient ; d'autant qu'il est courant que les publicitaires fassent des sous-entendus, des sortes d'images subliminales...
Nous sommes nombreux à être choqués par ce déballage de corps nus et d'incitation à des pratiques que le morale chrétienne réprouve.
Hier soir encore une trentaine d'individus en short ont exhibé devant plus de 80000 personnes une grande partie de leur anatomie devant les caméras et des millions de téléspectateurs pris en otage.
Gageons que la droite populaire et les ligues de vertus sauront prendre les mesures qui s'imposent dès leur retour au pouvoir pour mettre fin à ces écœurantes pratiques.
En cette journée consacrée au seigneur, nous prierons pour le salut et la rédemption de tous ces pécheurs.
C'est donc , derrière l'alibi du mythe de Narcisse , une vrai prise de position homosexuelle , tellement a la mode ses temps ci
........Et je n'ai absolument rien contre , en fait je trouve ça très bien
Ce qui m'apparait dégueulasse , c'est le contournement du sujet , la présentation périphérique du message.C'est une façon de donner raison
aux détracteurs.En effet , en ne DISANT pas la chose , on lui reconnait un aspect condamnable .
A force de subir les faiseurs de "réclame" on arrive a les lire . Bien innocent celui qui les attaque .
Ils promenaient toujours tous les deux, à longs pas,
Obliquant de travers, l’air piteux et sauvage…
Et deux pauvres regards qui ne regardaient pas.
Ils allaient devant eux essuyant les risées,
– Leur parapluie aussi, vert, avec un grand bec –
Serrés l’un contre l’autre et roides, sans pensées…
Eh bien, je les aimais – leur parapluie avec ! –
Ils avaient tous les deux servi dans les gendarmes :
La Sœur à la popotte, et l’Autre sous les armes ;
Ils gardaient l’uniforme encor – veuf de galon :
Elle avait la barbiche, et lui le pantalon.
Un Dimanche de Mai que tout avait une âme,
Depuis le champignon jusqu’au paradis bleu,
Je flânais aux bois, seul – à deux aussi : la femme
Que j’aimais comme l’air… m’en doutant assez peu.
– Soudain, au coin d’un champ, sous l’ombre verdoyante
Du parapluie éclos, nichés dans un fossé,
Mes Vieux Jumeaux, tous deux, à l’aube souriante,
Souriaient rayonnants… quand nous avons passé.
Contre un arbre, le vieux jouait de la musette,
Comme un sourd aveugle, et sa sœur dans un sillon,
Grelottant au soleil, écoutait un grillon
Et remerciait Dieu de son beau jour de fête.
– Avez-vous remarqué l’humaine créature
Qui végète loin du vulgaire intelligent,
Et dont l’âme d’instinct, au trait de la figure,
Se lit… – N’avez-vous pas aimé de chien couchant ?…
Ils avaient de cela – De retour dans l’enfance,
Tenant chaud l’un à l’autre, ils attendaient le jour
Ensemble pour la mort comme pour la naissance…
– Et je les regardais en pensant à l’amour…
Mais l’Amour que j’avais près de moi voulut rire ;
Et moi, pauvre honteux de mon émotion,
J’eus le cœur de crier au vieux duo : Tityre ! –
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Et j’ai fait ces vieux vers en expiation.
Tristan CORBIERE
Point trop n'en faut ...trop exposés depuis l'année dernière ... trop de vanité et si peu de talent pour Paul et Jacques. Heureusement pour eux il y les cireurs de pompes.
C'est ce que n'a pas osé écrire Aloys von
je sors...
En tout cas, intéressant comme article, ou comment s'instruire sur l'art et la mythologie sur le dos d'un petit fait divers, quand même, sans grande importance ( même si très drôle :p )
Oh, et pour Pierre : Non, malheureusement ce ne sont pas des Péquenots, mais des Alpicois. C'est dommage, y aurait de très bonnes vannes à faire !