Et le sondage le moins convaincant, est...
Des sondages, partout, tout le temps. Au sortir du "grand débat", diffusé le 20 mars sur TF1, BFMTV a passé une bonne partie de la nuit à commenter un sondage, où Macron apparaissait comme le "plus convaincant". Avant Macron, Alain Juppé, pendant la primaire à droite, et Arnaud Montebourg, à gauche, avaient aussi eu les faveurs de ce sondage réalisé sur internet. On connaît la suite.
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Derniers commentaires
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Avant Macron, Montebourg.
Et avant Montebourg, Juppé ?
Comment a été réalisé ce sondage ? En interrogeant 1157 téléspectateurs, âgés de 18 ans et plus, par internet, dès la fin du débat. "L’échantillon de téléspectateurs est issu d’un échantillon national de 4 011 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas appliquée ..."
Même la méthode des quotas n'est pas capable de réajuster un échantillon où toute une partie de la population n'est pas représentée : à savoir tout ceux qui n'ont pas internet, où qui n'en ont pas une maitrise suffisante pour faire partie de l'échantillon. C'est à dire essentiellement une population âgée et rurale. Mais ça, confortablement installé dans ses bureaux parisiens raccordés au net par fibre optique, BFM n'en a rien à talquer.
PatriceNoDRM
Bruno Leroux a démissioné ?
Mais qui va nous protéger du péril islamiste ?
Spécial dédicace à Julot : J'en fais presque caca dans ma culotte.
Et ça doit être contagieux :
Citation : Marine Le Pen et François Fillon occupent la dernière place, avec 19% chacun.
Hamon à 11%, il est où? C'est vrai qu'il était un peu transparent hier, mais quand même!
Methode:
"Echantillon de 957 personnes représentatif de la population
française âgée de 18 ans et plus, constitué d'après la
méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne
interrogée) après stratification par la catégorie
d’agglomération et la région de résidence."
Criteres redressement:
"L’échantillon brut a été redressé sur les variables
sociodémographiques et professionnelles utilisées comme
quotas (données Insee issues du recensement de la
population labellisé 2012) ainsi que sur le vote au premier
tour de l’élection présidentielle 2012 (données du Ministère
de l’Intérieur pour la France métropolitaine)."
Donc on "stratifie" (on n'en saura pas plus), on prend quelques personnes ( 0.0017% de la masse a sonder), on les paye (pour qu'ils disent ce qu'on attend d'eux, au cas où), on redresse a la baguette magique (quota, variables sociodemographique et professionnelle, on n'en saura pas plus), puis on corrige encore suivant les résultats du premier tour (methode du doigt mouillé), et on obtient un oracle. Oui mais scientifique monsieur! De la magie, mais sci-en-ti-fi-que!
Pffff qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour manipuler l'opinion de nos jours....
Donc ne tapons pas trop dessus et imaginons la suite... (les législatives : quelles majorités de 2nd tour ?)
Il manque cruellement un "qu"
Il reste heureusement un con.
Bref, moi je sais plus quoi penser ! Macron, il a gagné ? Il a perdu ? Personne n'a gagné ? Fillon ? Peut-être qu'en cherchant mieux je verrai que tout le monde a gagné. Ou perdu. Ou pas. M'enfin, ils sont chiant ! Ils pourraient au moins ce mettre d'accord parce que moi je sais plus quoi penser !
D'autant plus glaçant pour la suite...
C'est du Macron ?
Vivement le droit de vote à 16 ans.
Que vous remplaciez Mélenchonistes par France Insoumise.
C'est beaucoup plus qu'une nuance.
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Les électeurs/militants de Macron et Hamon avec qui on discute, par comparaison avec ceux de Mélenchon (ça m'arrive, à Dominique Vidal aussi, et personnellement j'évite les vannes et les insultes, elles n'apportent rien au débat) ne défendent pas une vision "moi c'est mon candidat ou rien, au 2nd tour il y sera mais s'il n'y est pas je ne voterai pas" qui est un vrai poison pour notre démocratie dans le contexte actuel. C'est la position de bien des mélenchonistes et elle rappelle franchement celle des communistes staliniens dans les années 1930 en Allemagne, ou pour éviter le point Goldwin celle du PCF dans les années 1950 qui a empêché la IVe République de s'en sortir (la responsabilité principale revenant au "socialiste" Guy Mollet qui a fait voter les pleins pouvoirs pour amplifier la sale guerre en Algérie, suivi par la SFIO d'alors). Résultat : on a eu la prise de pouvoir gaulliste, une monarchie républicaine dont Mélenchon et d'autres veulent sortir aujourd'hui (je le crois sincère là-dessus, mais il n'est pas le premier : Montebourg, les Verts parlent de la VIe république depuis plus de dix ans, ne l'oublions pas).
L'obsession de Mélenchon à détruire le PS (on peut comprendre sa motivation politique et personnelle : il veut réussir son projet) le conduit lui et ses soutiens à adopter une litanie "Le PS est mauvais, le PS est mort" qui nie tout débat interne à ce parti (il avait pourtant des motions, ce que n'a pas le PG, à la différence aussi du PCF et d'EELV si je ne m'abuse) et surtout qui nie le résultat de la primaire à gauche (la ligne Hamon donc Aubry l'a emporté sur Valls). Mélenchon par ce mantra anti-PS s'interdit tout compromis avec ce qui reste de son ancien parti, y compris sa fraction authentiquement social-démocrate progressiste. Il est vrai qu'il est en désaccord avec la vision ouverte de la laïcité propre à Hamon et son courant + à EELV (cf. Dominique Vidal, encore une fois, sur le sujet). Mais vu ce qu'ils ont en commun (lire tous les appels, de Reporterre et autres), c'est aberrant. Ou plutôt c'est la logique du cavalier seul envers et contre tout, de la prétention hégémonique à la victoire = en contradiction totale avec le changement institutionnel qu'il propose, la VIe République. Donc pour moi, si Mélenchon veut sincèrement quitter la Ve, son parcours et son caractère font qu'il n'est pas certain qu'il soit capable de nous faire passer à la VIe république. Pour cela, il faut une large coalition de l'opinion (et pas seulement un vote majoritaire ricrac) et dans les forces politiques qui peuvent la conduire. C'était la position de Mendès France en 68 par exemple.
Pour répondre à votre proposition-boutade, il ne s'agit pas de balayer la candidature de la France insoumise, elle est respectable, et on ne parle donc pas de désistement maintenant, que le meilleur gagne et convainque (bien que sur l'UE je sois en désaccord avec ce que dit et propose Mélenchon) ; on parle de préparer la suite qui sera forcément une recomposition d'un front républicain pour un vote utile, qu'on le veuille ou non. C'est là ce qui m'inquiète fort en vous lisant, mélenchonistes.
C'est (c'était ?) à Hamon de convaincre cette base qu'il fera ce qu'il faut pour que les mêmes ne se retrouvent pas aux manettes. Où en sont les candidatures PS aux législatives ? Les courants vallsistes-hollandistes sont finalement en minorité ou bien toujours majoritaire et donc c'est avec eux qu'au final il faudrait faire une majorité parlementaire, gouverner ?
A mon avis, rien ne peut bouger avant la présidentielle, il faudra un choc dans un sens ou dans un autre, soit que Hamon ou Mélenchon parviennent au 2nd tour, soit que pointe la menace d'une annihilation des forces de gauche dans les institutions.
P.S. : bon, après, il y a aussi des divergences de fond importantes sur la géopolitique, il me semble difficile de concilier leurs visions du rôle de la France et de l'U.E., je ne sais pas comment ils pourraient gérer ça dans un gouvernement.
Vous partez du principe que c'est Mélenchon qui mène les troupes alors que c'est l'inverse. Le désir de rupture est celui de la base militante, c'est un élément essentiel du fait qu'elle soit avec lui, qu'elle se dise "insoumise", que Mélenchon soit là où il est après avoir rompu avec les partis.
De mon point de vue, ces considérations étaient importantes il y a 6 mois, 1 an; lorsqu'il était temps de s'engager en tant que militant. Mais aujourd'hui il s'agit de convaincre des français indécis, qui n'ont pas ou peu de culture politique, et dont il serait une erreur d'attendre un engagement militant, mais dont on peut espérer, au mieux, arracher un vote d'adhésion.
Nous asinautes, vivons dans un monde où les abstentionnistes motivent leur choix par des références historiques et des justifications critiques sur les rouages constitutionnels de la Vème République. Il me semble que d'autres français vivent dans un monde où le héros national, Antoine Griezmann pour ne pas le nommer, déclare être loin de la Politique et qu'il ne sait même pas qui est candidat à l'élection présidentielle. Il m'apparaît que ce n'est pas en arguant des statuts de la FI qu'on raccrochera les wagons.
Dans cette idée, il me semble que parler de la France insoumise est quelque-peu excluant. Au mieux cela peut être considéré comme un club politique plus ou moins ouvert; au pire, comme un repaire plus ou moins fermé de bolchéviques ayant le couteau entre les dents. Si les gens ne savent ni les statuts, ni la démarche, ils ont par contre une certitude: c'est qu'ils n'en font pas partie.
Il n'est jamais trop tard pour faire de la pédagogie, mais à 1 mois du scrutin, réfléchir à une stratégie de communication serait une bonne idée. Le gros point faible de Mélenchon, c'est la perception qu'ont les français de sa "stature présidentielle", et dans une moindre mesure, la crédibilité du programme. En terme d'image, Mélenchon a d'énormes atouts: honnêteté, sincérité, autorité. Il tient le haut du pavé sur ces considérations, voire parfois en creusant des écarts conséquents d'avec les concurrents. Mais pour beaucoup, pour le moment, Mélenchon apparaît plus comme un délégué syndical amélioré que comme un chef d'état.
Concernant la stature, je pense que Mélenchon serait bien avisé de continuer sur sa lancée de lundi: de la sérénité flegmatique et de l'aplomb nonchalant. Je pense également qu'il devrait jouer un peu plus de sa culture historique et politique: montrer que c'est lui l'intellectuel, le référent. Les "commentateurs" ont toujours été d'accord pour louer ses qualités de tribun. Depuis lundi, des expressions très positives comme "le vieux sage", ou "le prof" sortent. Et cela participe à sa "présidentialisation". Mélenchon devrait, il me semble, creuser cette stratégie.
Pour les questions économiques, il me semble également qu'il faille "impressionner" en levant le pied sur la vulgarisation. Dire "nous mettons 100 milliards à un bout, ça fait le tour, et on en récupère autant à l'autre bout", ni ça n'impressionne, mais pire, ni ça ne convainc. Il me semble qu'il faudrait s'astreindre à employer un peu de vocabulaire technique, toujours dans cette idée d'asseoir une stature présidentielle et une crédibilité, en plaçant des expressions comme "opportunités dans un secteur en pleine croissance", ou "avantages concurrentiels intrinsèques de la France".
D'une manière plus générale, il me semble qu'il devrait également penser à n'employer des expressions qui ne parlent qu'à la France insoumise que de manière parcimonieuse, et s'adresser dorénavant à l'ensemble des français. Moins "d'insoumis" et plus de "français". Moins "d'avenir en commun" et plus de "notre programme", etc.
Mélenchon apparaît comme étant le candidat le plus honnête, comprenant le mieux les français, et faisant montre d'autorité. Aux yeux des français, il ne lui manque plus que la "stature présidentielle" et la "crédibilité" de son programme économique. Or, il a d'énormes atouts pour cela. Il sait afficher cette sérénité flegmatique, cet aplomb nonchalant, l'expertise géo-politique, une hauteur de vue historique, ou encore la maîtrise du vocabulaire des économistes. Et d'autant plus que les "commentaires des commentateurs" commencent à abonder en ce sens. Bref, s'il n'est pas possible de changer la représentation que les français se font du président de la république, en se poussant du col et sans avoir à trop se forcer, Mélenchon peut significativement améliorer sa "crédibilité" et sa "stature".
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Et celui de Fillon. Et de mon point de vue, c'est bien par ces artifices qu'ils ont acquis leur stature présidentielle aux yeux des français. Glisser quelques expressions de ce genre, ça pose un bonhomme en "expert sérieux", tandis les apprentis Lenglet en entendant "économie de la mer" ne se privent pas d'évoquer l'Atlantide, Jules Verne, et la petite sirène...
Mais qui donc vous a permis ?
Parlez pour vous tout seul !
Mais je ne vous reconnais pas le droit d'énoncer des opinions en écrivant "nous asinautes".
Comme beaucoup d'autres je n'ai rien en commun avec vous.
Et de grâce évitez dans vos messages les expressions du type "c'est objectif".
Préférez plutôt "je pense que", voire "je crois que".
Vous en serez plus respectable à défaut d'être crédible.
Mais ici, et c'est objectif, nous, asinautes, vivons dans un monde où l'abstention est motivée par des considérations de droit constitutionnel et des références historiques.
Votre Kevin, il n'est là que pour vous conforter dans vos petites élucubrations.
C'est objectf ?
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Si je lis "nous asinautes" (hypothèse totalement irréaliste) dans un message de Al1, je ne saisis pas le même sens que quand je le lis dans un message de Le Chien voire de Julot Iglesias.
Je ne le prends pas au pied de la lettre. Je le prends au pied de celui qui écrit la lettre.
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C'était la plus hésitante des cinq. Dès que le sujet sortait de l'immigration et qu'elle ne pouvait pas débiter que tout-est-la-faute des-étrangers, elle se mettait soit à bégayer des « euh », soit à parler plus lentement pour bien réfléchir à ses mots (notamment dans les sujets économiques, qu'elles ne maitrisent clairement pas). Elle m'a souvent donné l'impression de réciter des bribes de discours apprises par cœur. Y compris sa sortie finale contre Macron – je comprends rien à ce que vous dites) –, on sentait qu'elle la gardait en réserve pour le bon moment, car honnêtement elle aurait pu la placer à n'importe quel moment.
Pour ma part, j'ai été soulagé de voir que les deux favoris des sondages à la con se sont montrés comme de grosses vessies qu'on va arrêter de prendre pour des lanternes.
C'est d'ailleurs pour cela que, sauf accident, ce genre de débat télévisé ne fait pas vraiment évoluer les positions.
Pour ma part, j'ai trouvé Fillon étonnamment bon, même si je suis diamétralement opposé à ses idées.
Sinon, tu as des arguments à proposer ?
Et Macron et Hamon plutôt "mauvais", lors de cette prestation.
Mais en matière de perception subjective, je ne vois pas quel argument objectif pourrait permettre de trancher.
http://www.huffingtonpost.fr/thomas-guenole/melenchon-le-pen-gagnants-debat-presidentielle_a_21904218/
Si vous pouvez trouver un article qui dit que Hamon est le vainqueur alors on aura bouclé la boucle ! J'ai hâte.
Néanmoins, concernant les intentions de vote, Elabe est l'un des rares à mentionner dans ses sondages, combien sont certains d'aller voter ( 59 %) et pour chaque tour combien n'ont pas exprimé de choix : c'est déjà un progrès par rapport à d'autres.
Ceci étant dit, le biais des sondages en ligne est le mode même de la collecte des réponses .
Quel agriculteur, quel ouvrier, quelle infirmière de nuit en rentrant du travail n'a qu'une hâte : aller sur internet pour participer à des sondages ?
On y gagne des cadeaux, ça peut être une motivation, mais enfin....
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