Réformateurs : les mots aussi ont une histoire
"Les "réformateurs" tentés par Macron", annonce le bandeau de BFM.
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Macron en bénéficie...Et si c'était lui, hein ?
Mais le scénario actuel pourrait changer dans les prochaines semaines; on verrait alors un candidat prisé des médias se dégonfler... et peut-être celui de la gauche (Hamon est à 17% aujourd'hui) passer devant ?
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le miséricordieux, seigneur des bienfaits, riche d'amour et de bonté,
Qui écoute les plaintes, venant vers celui qui l'appelle !
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J'admire votre ferveur militante, mais attention de ne pas être plus royaliste que le roi: Mélenchon ne rejette pas le PS en bloc. Il conspue Valls et Hollande. Mais il qualifie l'aile gauche du PS, dont il dit lui-même qu'elle est composée de Hamon, Emmanuelli, et d'autres camarades auprès desquels il a milité, de courant socialiste authentique.
Et ce sont bien les "socialistes authentiques" qui sont aujourd'hui majoritaires au PS. Chose pour laquelle Mélenchon s'est battu 30 ans de sa vie. Et j'imagine 40, en fait, puisque ces 10 années au PG participent de mon point de vue, et du sien, à la gauchisation du PS.
Reste à la charge du PS d'acter concrètement sa bascule vers la gauche. Et pour l'heure, il n'est certainement pas question que Mélenchon se désiste en faveur de Hamon. Ni même de lui faire confiance à priori. Toutefois, ne serait-ce que de ne pas fermer définitivement la porte d'un éventuel rassemblement, cela permettrait au PS d'écarter plus facilement Valls, Hollande et compagnie.
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Et pour l'anecdote, montrer la bizarrerie d'une partie de l'électorat PS, exemple de logique que m'a confié une personne ayant voté à la primaire : il a voté Hamon pour sanctionner Valls qui aurait renié Hollande et s'apprêterait à voter Macron parce que Hamon n'est pas pour lui assez sérieux. Profil de la personne : retraité revendiquant d'avoir toujours voté PS mais dans une conception du gouvernement comme chose pour gens "sérieux", conformisme gestionnaire, choisir les "meilleurs" entre notable et méritocratie républicaine, certifiés compétents puisqu'ils ont les diplômes, que c'est leur métier, et puis ils présentent bien etc.
Je me demande quelle part de l'électorat PS est en fait depuis longtemps centriste, une mentalité de gens normativement normaux, demandant du moyen, juste de la gestion prudente garantissant la valeur de leur (petite) épargne, des villes propres et des gens honnêtes, certainement pas qu'on touche au régime de la propriété, au patrimoine des familles et à l'héritage, pensant qu'avec du sérieux tout le monde peut "s'en sortir dans la vie", qu'il n'y a de souci que pour les handicapés qu'on doit aider et ces marginaux/cas sociaux qu'on veut bien tolérer mais qui feraient bien de mettre du leur pour être comme-tout-le-monde.
Ca me fait penser à l'idée de Todd que c'est moins la gauche qui a conquis les régions catholiques que les "catholiques zombies" qui ont conquis la gauche, des sortes de Bayrou ayant juste déserté les églises, la remplaçant d'ailleurs peut-être pour certains par une sorte de culte républicain, clergé méritocratique et laïcité comme conformisme de moeurs, allergique aux pas-normaux, aux signes ostentatoires de différence.
Je me demande quelle part de l'électorat PS est en fait depuis longtemps centriste, une mentalité de gens normativement normaux, demandant du moyen, juste de la gestion prudente garantissant la valeur de leur (petite) épargne, des villes propres et des gens honnêtes, certainement pas qu'on touche au régime de la propriété, au patrimoine des familles et à l'héritage, pensant qu'avec du sérieux tout le monde peut "s'en sortir dans la vie", qu'il n'y a de souci que pour les handicapés qu'on doit aider et ces marginaux/cas sociaux qu'on veut bien tolérer mais qui feraient bien de mettre du leur pour être comme-tout-le-monde.
Excellent portrait de ce que je crois être effectivement le coeur de l'électorat PS aujourd'hui, en tout cas chez les militants, et ca n'est pas nouveau: ça a démarré avec le tournant de la "rigueur" de 1983, et ça s'est renforcé avec la "2e gauche" de Rocard et la social-démocratie européiste de l'épisode Delors.
C'est donc une vielle histoire: le PS est effectivement un parti gestionnaire, pro-capitaliste et même plus "réformiste" depuis très longtemps, hyper conformiste et "méritocratique" (c'est-à-dire ne reconnaissant absolument pas la critique bourdieusienne de la reproduction sociale), avec juste ce qu'il faut de "social" dans les discours de campagne, et le portrait de votre "retraité" me semble un idéal-type de l'électeur socialiste. J'en connais un paquet qui ont ce profil...
Ce qui est très intéressant dans ces primaires "de la gauche", c'est le décalage entre les aspirations "sociales" des gens qui se sont déplacés pour voter Hamon et ce qu'est réellement le PS sur le plan sociologique (petite bourgeoisie retraitée du service public), intellectuel (aucune pensée authentique en dehors de l'approche ENA/gestionnaire/bonne gouvernance) et idéologique (abandon du "socialisme", même dans sa version "réformiste"), où la ligne Hamon est clairement minoritaire.
J'émets l'hypothèse qu'en réalité, c'est peut-être bien plus ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" qui s'est déplacée aux primaires, que l'électorat PS habituel que vous décrivez: cela n'a évidemment aucun poids statistique, et il faudrait des enquêtes, mais de nombreuses personnes de mon entourage qui n'attendent plus rien du PS et ne votent plus pour ce parti, et qui a priori ne se sentaient pas concernées par cette primaire, se sont quand même mobilisées pour pousser Hamon et virer Valls.
Paradoxalement, avec la victoire de Hamon, le PS s'est lui même trouvé pris "en otage" par un électorat bien plus à gauche que le coeur de l'électorat PS - qui est clairement bien plus Hollando-Vallso-Macrono-compatible que hamoniste - en voulant prétendre organiser des primaires de "toute la gauche": jamais Hamon n'aurait gagné sans primaire ouverte et avec les modes traditionnels de désignation.
Je ne vois vraiment pas quel débouché politique peut sortir de ce résultat, non seulement pour cette élection qui est déjà perdue pour la "gauche", mais même à plus long terme, du point de vue d'une "reconstruction" d'une gauche "authentique", désormais absolument minoritaire sur le strict plan électoral.
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Et si d'abord, on rappelait que c'est barbant ces gens qui louvoient vers la droite tout en disant qu'ils gardent le cap, ni à droite ni à gauche...
..sauf qu'ils ont le même objectif que le fameux iceberg qui fonça sur le Titanic. Leur Titanic à eux s'appelle les acquis sociaux, la sécurité sociale, le code du travail...
Mais en ces temps que l'on veut nouveaux mais qui ne sont qu'anciens, réformer c'est démolir le plus pour y mettre du moins avec des logiques arithmétiques qui ont pour axiome premier l'intérêt de certains au dépend du bien-être général
El la plus grosse des grossièretés qui a été dites ces derniers jours, c'est le premier ministre qui demande à Hamon d'"assumer le bilan du quinquennat"
Z'ont un culot ces traitres qui se voient soudain obliger de sacrifier leur réussite personnelle pour satisfaire les idées qu'ils disaient défendre et qu'ils n'ont fait que trahir
Re-formatore, re-traditore
Macron s'est positionné comme "le moindre mal", son programme ratisse large à base de langue de bois et de phrases interminables destinées surtout à ne pas laisser de temps pour les vraies questions, ce matin sur France Inter, en terrain amical, il a déroulé sans plus d'opposition, étant plus brillant dans la dialectique creuse que les animateurs d'antenne qui lui posent les questions.
Macron a plein d'énergie et de volonté de tout chambouler, comme le Sarkozy de 2007 et le Chirac de je sais plus c'est trop loin...
Macron se présente comme neuf, mais il a été élu à sa manière, par certains, pas dans un cursus démocratique, et donc peut se vanter de n'avoir pas employé sa famille, evidemment, ni abusé de sa position d'élu du peuple...
Macron par contre n'est pas questionné sur les sujets qui ont amené les anglais et les américains à voter "contre".
Il n'a pas non plus proposé que l'accueil de réfugiés se fasse dans les mètres carrés du patrimoine exclusif de sa femme. L'acceuil des réfugiés est un grand projet de l'Europe généreuse, dans la pratique on va demander à nos pauvres de se pousser pour faire de la place, pas de campement prévu à la Défence ou à la villa Montmorency, ni de taxe sur les bonus de la finance pour la solidarité avec les migrants.
Macron l'européen a pour programme recadrer l'Allemagne, bon courage petit... le kid déclare par ailleurs "l'histoire (du couple franco-allemand) est une histoire de défiance progressive"... l'apprenti n'a pas compris que l'Allemagne ne défend que ses intêrets, et les benêts français qui croient au couple franco-allemand (Todd a des trucs sur la structure familiale en Allemagne) ont encore le projet fou de faire changer d'avis le docteur Schauble...
au sujet du traité merkozy: "c'est très différent (...) c'est une défiance qui peut se construire avec le peuple de gauche et une partie de ses électeurs, mais pas avec l'Allemagne, et je pense que la France de 2012, il faut rendre cela à François Hollande, pour la première fois c'est un président qui décide de ne pas déchirer la trajectoire financière dans laquelle il s'est inscrite..."
Bien relire cette phrase...
Selon le chouchou, s'opposer à l'Allemagne "fait partie de l'imaginaire de la gauche et de la droite (...) simplement on n'avance pas en Europe si on est contre les allemands", le projet français sera donc de plaire aux allemands, le peuple qui va élire Macron devra faire passer ses inrêrets propres derrière ceux du peuple qui a élu Merkel, sauf à croire qu'ils sont communs, mais on sait que la France compte autant que la Grèce à ce niveau...
Le nouveau Sarkolande nous promet de "transformer en profondeur la France pour lui permettre de réussir dans une économie des compétences et de l'innovation".
Ami boulanger ou Kiné, Macron veut des jeunes millionnaires qui délocalisent les activités de l'économie sur internet et les bénéfices dans le cloud. Ami plombier, tu vas devoir passer 1 heure par jour à gérer ta réputation sur les réseaux et donner tes tarifs qui devront être compétitifs avec les deliveroo de la plomberie à venir.
"dans le cadre de ces règles il y a des flexibilités", au moins Fillon rejoint Macron sur ce point.
"la politique économique dans laquelle nous nous inscrivons depuis des années est une mauvaise politique économique", dixit le conseiller économique et ministre de l'économie en place depuis des années.
Macron cite une phrase de Levinas: "la confiance c'est le problème de l'autre"... t'as raison Macron, mais cela suppose que "l'autre" est un con.
Ensuite les "peurs du populisme", le populisme étant comme la propagande, une mauvaise odeur que l'on remarque chez lez autres.
"On n'a pas besoin de protectionnisme, on a besoin de protection".. ami électeur, vazy fais la différence, tu vas y arriver parce que lui qui a fait l'ENA et Rotchild c'est super clair... comme le "souverainisme" rétrograde en France, mais super top moderne pour l'UE... sauf que dans souverainisme il y a souverain, donc quand on se veut démocrate on doit parler du peuple souverain, et donc on attend la création d'un peuple européen qui réunirait les allemands, les grecs, les italiens, les hongrois etc... qui pourrait exercer sa souveraineté à l'intérieur de frontières strictes (pas de frontière, pas de souveraineté, c'est basique).
Bref, Macron exploserait devant un interlocuteur un tant soit peu afuté, un débat Macron vs Lordon => popcorn
https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-01-fevrier-2017
_ les " opportunistes " ?
- les " attentistes " ?
- les " arrivistes " ?
- les " malins " ?
- les " profiteurs " ?
- les " buses " ?