"Polanski, ce n'est pas une affaire de pédophilie"
Rarement une affaire aura aussi vite déchaîné fantasmes et polémiques que l'arrestation, le 26 septembre à Zurich, du réalisateur Roman Polanski. C'est une affaire vieille de presque 32 ans qui le rattrape... Une suspicion de viol, un grand metteur en scène, le système judiciaire américain, tous les ingrédients sont réunis pour emballer la machine. Mais sur les faits eux-mêmes, et sur le droit dans cette affaire, on entend et on dit tout, n'importe quoi et son contraire... C'est pourquoi nous avons voulu réaliser une émission garantie sans polémique, pour tenter de remettre le dossier à plat.
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Derniers commentaires
- les boxeurs de 40 ans sont en réalité "des étudiants" de "23 ans", selon les écrits de F Mitterand
- les pubères de 13 ans paraissent en avoir 25, selon Costas Gavras
J'ai les plaisir de vous annoncer que des boxeurs de 40 ans ressemblent à des mômes de 13 piges! Vivent les progrès de la science!
J'acquiesce vos propos qui sont, effectivement, ceux de la raison. Les prédateurs existent et font mal, ils donnent une image déplorable du touriste.
Si le terme de comique doit se porter revêtu d'un nez rouge et d'une certaine gravité dans la voix, je l'assume !... Moi, je vous vois en clown triste et revancharde !... prêt à découdre sur le sort de ce pauvre Polanski (je dis pauvre) car avec tout ce qu'on lui fout à la gueule en ce moment, il faut être costaud. Qu'il soit élite ou pas cet homme à droit à l'indulgence (coupable ou pas). Je n'arrive pas à comprendre pourquoi on s'acharne sur les gens, lorsqu'ils ont un pied dans le vide ?... Je ne minimise pas sur les faits reprochés à l'un et à l'autre, elle, la petite fille (en ce qui concerne Polanski) n'a rien demandé et qu'elle veut vivre sa vie de pré-adolescente pour s'assumer sa vie de femme est bien, évidemment, respectable. Loin de moi de penser le contraire ! Mais j'ai peine à voir sur le sort que l'on inflige à ceux qui ont débordé la ligne jaune !
Kraly
La transcription de l'audience du "grand jury" (http://www.thesmokinggun.com/archive/polanskicover1.html). Entre autres, Polanski y reconnait qu'il connaissait parfaitement l'âge de sa victime.
L'audition au cours de laquelle Polanski a plaidé coupable (transcription : http://www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2009-10-02/the-lost-polanski-transcripts/full/).
Les arguments développés par nombre de défenseurs de Polanski évoquant la partialité du juge et sa volonté d'un procès médiatique ne tiennent pas la route si l'on considère sa volonté qu'un accord soit conclu entre les parties. Pourquoi aurait-il favorisé un arrangement entre les parties et, donc, l'abandon de tout procès s'il souhaitait se "payer" une célébrité !
Si l'on ne peut écarter totalement l'idée que le juge ait changé d'avis, je crois qu'il est difficile de se prononcer sur ce point dans un sens ou l'autre. Néanmoins, il semblerait que Polanski a largement desservi sa cause lorsqu'il s'est affiché, juste après son élargissement, à la fête de la bière à Munich les bras aux cous de très jeunes filles.
Cherchant à vérifier que l'une des jeunes filles en question était Natassja Kinski, on découvre que c'était bien le cas. Cherchant un peu plus loin, il s'avère qu'il avait fait sa connaissance, une année plus tôt, alors qu'elle n'avait que 15 ans au cours d'une partie carrée avec un ami journaliste ! (http://reason.com/blog/2009/10/01/polanskis-many-detractors).
Interviewé en 1994 par ABC, il ne montre que peu de remords expliquant "Je ne comprends pas pourquoi je devrais être puni pour mes penchants pour les très jeunes femmes" (http://www.overstream.net/view.php?oid=sride2nea5tq&query=polanski&s=search&pt=1&pn=1&pc=1&pu=1&pl=-1&related=search&skip=0).
Rapidement, pour finir, il faut tordre le cou à quelques uns des arguments en défense de Polanski :
- viol: même s'il n'y a pas de violence physique, un rapport sexuel avec une mineure de 13 ans est un viol;
- peine: 45 jours de prison-hôpital pour examen psychiatrique ne constitue pas une peine;
- demande d'abandon des procédures par la victime: les transcriptions du "plaider coupable" ne laissent aucun doute que les parents de la victime cherchaient à éviter ainsi une publicité et un procès traumatisant pour leur fille. L'abandon des charges de viol et de sodomie, à l'époque, est uniquement le résultat du "plaider coupable" et non parce que les faits ne seraient pas avérés. Il y a quelques années, Polanski a négocié que la plaignante demande l'abandon des poursuites en échange, apparemment, de 500 000 dollars. Somme, apparemment, jamais payée ! De plus, on peut comprendre que la plaignante n'ayant plus d'espoir, 30 ans, plus tard d'une condamnation de Polanski ait choisie la voie d'un arrangement financier.
- arrestation : la justice américaine n'a pas attendu 2009 pour obtenir l'extradition de Polanski. Ce dernier a échappé à plusieurs reprises à une arrestation en étant prévénu à temps. De plus ses avocats ont joué la provocation en reprochant au juge actuel de n'avoir pas cherché à le faire arrêter plus tôt. D'où réactivation de la demande d'arrestation. Et il semble que la justice américaine ait appris par la presse sa présence en Suisse à ce festival de cinéma.
Petit coup de gueule d'une fan de votre émission.
L'émission sur Polanski à été pour ma part une grosse déception.
J'ai trouvé très bien que le dossier et les fait soit remis à plat et que ceux ci s'inscrive dans la vie extraordinaire de Polanski, dans le sens sortant de l'ordinaire, ainsi que dans le contexte juridique plus que compliqué et flou pour ceux d'entre nous qui n' en sommes pas familiers.
De plus votre assiduité à décortiquer comment l'info est traité par tel ou tel médias est toujours très intéressantes et, permet en ce qui me concerne une grille de lecture plus pointus.
J'ai trouvé aussi très bien que soit pointé du doigts sévèrement femmes et hommes des milieux politiques, artistiques et autres qui montent au barricade en dénonçant une injustice "épouvantable" avec comme seul argument que cet homme aie du talent...
Qu'est ce que le talent vient faire dans cette histoire? Sans blague! Je doute que mon talent plus que ridicule pour le tricot me dédouane d'un crime...
Je trouve que vous avez passer un peu vite sur le coté politique de l'histoire. Il faut quant même savoir que Polanski vient depuis plus de 20 ans en Suisse et non 2005, et qu'il aurait pu être arrêté des dizaine de fois par la police à Gstaad.
La conseillère fédérale de justice et police, qui ne vaut pas mieux que son pédécéseur, est d'obédience politique de droite et même d'une droite dure.
Ce n'est pas la première fois qu'elle fait des arrestations spectaculaires plus que douteuses voir monte des guète à pan...
De plus Il est évident que la question se pose si la suisse n'essaye pas de redoré son blason au près des Etats Unis,après les scandales UBS, fond juifs, secret bancaire j'en passe et des meilleurs.... A chaqu'un de se faire une opinion sur le sujet...
cependant je trouve que toute cette mise a plat aurait mérité au mieux 30 minutes d'émission. je m'explique: une fois que la tentative de rétablir au mieux les fait et de préciser qu'il ne s'agit pas d'une histoire de pédophilie, élément important de part le coté émotionnel qu'il engendre. j'aurais trouvé judicieux de comparer le traitement de l'information à d'autre cas plus ou moins équivalent, et comment ceux ci ont été traité par la presse et autre politique, voir peut être les mêmes?
Car au delà de l'affaire Polanski, la question essentiel est l'imprescriptibilité des crimes d'ordres sexuelle sur mineur(e)?
Une question récurrente me vient en regardant votre émission:
En définitive à quoi cela sert-il de décortiqué et de montrer à quel point l'information est traité et par ricochet comment elle formate le débat démocratique si ce n'est pas pour recentrer, affiner les véritables questions qu'elle soulève? Et ainsi sortir des clichés et des débats dichotomiques stériles!
Je suis prête à mettre mon billet que s' il avait s'agit d'un anonyme cela aurait fait au mieux une brève.L'affaire Polanski offrait un merveilleux prétexte pour l'aborder et ouvrir le débat.
j'attends avec impatience votre prochaine émission et encore merci pour votre précieux travail.
Marie Kleiber
Mais c'est à la justice américaine qu'il a à rendre des comptes, et pas à nous.
Après tout, il était en mesure de faire des choix : le choix d'avoir des rapports avec cette jeune fille (contrairement à elle, d'après ce que j'ai compris), le choix de s'exiler des USA alors qu'il n'était pas en mesure juridiquement de le faire, le choix de se rendre en Suisse et de contacter la police helvétique à cet effet, en sachant qu'il était vulnérable.
Mais il s'agissait de mauvais choix dans le monde où il vit. Et cela regarde son libre arbitre seul.
Cela m'intéresse de connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire, et cette émission m'y a aidé grandement, même si elle oublie toute une recomposition géopolitique qui à mon avis n'est pas étrangère aux évènements.
Dans un autre registre, @SI commence à réduire la durée des émissions, ou c'est un hasard ?
En tant qu'enseignant je ne suis pas sûr que les propos des défenseurs de Polanski soient de nature à donner à nos élèves confiance en la société qui est censée les abriter. La "morale" de ces hommes publics, puisqu'ils affirment en avoir une, est soumise à un impératif à l'égard de nos élèves, de nos enfants : assurer les générations futures que nos actes ne transgressent pas leurs droits. M Polanski, qu'il fut cinéaste ou ravaleur de façade, a l'honneur de bien vouloir répondre de ses actes devant une cour de justice. Qu'il s'en acquitte une fois pour toute. Quant à la jeune femme qui a cessé de porter plainte, suggérons le syndrome de stockholm, ou comment tenter d'occulter ce que l'on a subit en protégeant le coupable ; il n'y a là nulle condescendance envers elle, mais peut-être eut-elle le souhait d'exorciser un acte qui fut manifestement immonde et qui mérite d'être reconnu comme tel. Lorsque les blessures du viol demeurent en vous, les mots de la justice ne sont pas là pour vous laisser abandonné. Certes, ils seront difficiles, peuvent ne pas complètement aboutir, mais ils valent mieux que flatter les égos surannés ou que recueillir les postures ridicules des admirateurs de Polanski.
FiG
Maitre Eolas: Juste pour conclure, On a beaucoup parle de prescription..
DS: Alors, La prescription, Oula, on est reparti pour un quart d'heure la...
Et alors? Vous avez un train a prendre?
ah et on a toujours pas entendu guy par rapport mai68 et polanski, le rapport pas très clair dans les propos éclairez-nous^^
Pourquoi ? Car la polémique s'attarde sur des questions de droit, certes importantes, mais sans jamais rappeler qu'il s'agit avant tout de morale. C'est pourtant selon moi l'essentiel de ce qu'on pouvait apprendre de cette histoire.
Chercher à savoir si Monsieur Polanski est un agresseur sexuel, un délinquant, un criminel, un pédophile, etc, ne peut à mon avis avoir de sens qu'à partir du moment où l'on a dit qu'il était grave d'abuser sexuellement d'une fille de 13 ans, quand bien même elle serait pubère ou montrerait quelconque signe de consentement.
Serait-ce une évidence pour tous les journalistes, politiques et artistes qui s'expriment sur cette affaire ou cela risquerait-il de nuire à un cinéaste talentueux, célèbre et riche ?
Les associations qui luttent contre les abus sexuels, notamment sur mineurs, savent que certaines évidences sont toujours bonnes à rappeler. Certaines sphères sociales ne se rencontreraient-elles jamais sur ces questions ? Y auraient-ils encore certains tabous ?
J'ai sincèrement beaucoup plus de compassion pour cette femme qui, encore dans l'innocence de son âge, a eu la malchance de rencontrer Monsieur Polanski, que pour ce dernier qui n'exprime apparemment aucun regret.
J'ai entendu des personnes que je trouve très intelligentes (et par ailleurs bourrées de talent) dire de grosses bêtises et même tenir des propos d'une désinvolture choquante à l'encontre de l'adolescente en question.
Pourtant il me semble qu'il était facile de prendre dignement la défense de Polanski, dès lors que la victime elle même souhaite que cette affaire soit oubliée. On peut invoquer par exemple :
- La durée écoulée depuis. Le parallèle que fait Me Eolas avec l'affaire Ben Barka ne me parait pas pertinent. Dans cette dernière, la poursuite de la procédure présente un réel intérêt historique, alors que dans le cas de Polanski, il semble qu'on soit en présence d'une procédure vengeresse. Est-ce le même homme que l'on veut juger aujourd'hui (j'argumente ici d'un point de vue humaniste, les subtilités du droit de la prescription m'étant étrangères) ?
- L'ambiguïté de la procédure américaine : elle permet avec une extrême légèreté d'écarter le motif du viol contre argent sonnant et trébuchant, à l'époque, et vient aujourd'hui invoquer la protection de l'enfance, la morale, etc.
- L'indélicatesse du procédé, comme cela a été souligné.
La mise en cause pour abus sexuel sur mineure est très grave et de nombreux artistes (pour ne pas parler des hommes politiques) auraient mieux fait de tourner sept fois leur langue dans leur bouche.
Que dire de Nadine Trintignant qui défend la caste des cinéastes, alors qu'elle se dit la championne de la défense des femmes violentées. (même si on ne veut pas tenir compte de son histoire personnelle au sujet de Marie). Il y a un truc qui m'épate et qui m'échappe là, sachant que nous avons toutes et tous nos contradictions. Faut pas pousser quand même !
Daniel a été particulièrement brillant, en posant les bonnes questions, sans s'énerver.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ea231892-b124-11de-ad95-ef831bd20688/Bernard_Bertossa_La_loi_pour_Polanski_aussi
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/63c94d24-b12a-11de-ad95-ef831bd20688/1977
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d08ca044-ac04-11de-bf71-a0e943372248/Fallait-il_arr%C3%AAter_Roman_Polanski
Je suis furieux de voir "mon" site - car je suis un abonné - pollué par le fait de traiter à égalité des gens qui se montrent et argumentent à visage découvert avec un type sentencieux qui nous montre son tronc, à qui l'on donne du "Maître", qui ne dit rien de bien intéressant contrairement aux autres et notamment à Bruno Icher, et qui pour finir après nous avoir agacés d'un show de marionnettiste avec ses grosses paluches, son bloc-notes et son stylo, s'arroge superbement le droit de conclure l'émission sans autre réaction de Daniel Schneidermann.
Il est recherché par la mafia votre avocat-blogueur ? C'est le frère de Salman Rushdie ? Expliquez-moi !
Attention, à trop montrer "les troncs" on finit par faire des émissions de...
Elle n’est nullement choquée par l’intervention des ami(e)s de Polanski, qu’elle qualifie de « normale ». Non, ce qui la choque c’est le traitement médiatique, « qui épouse sans réserve la défense du cinéaste ». Nous sommes dans le sujet, je crois. Décidément, elle très bonne cette chronique.
Ici c’est le lien RSS de la (dernière) chronique de C. Autain, le ficher MP3 est téléchargeable/écoutable à partir de ce lien, je n’ai pas trouvé de page spécifique, il est donc probable que l’accès au podcast disparaisse du site assez vite. Ruez-vous !
Ou peut-être en cliquant ici.
Si elle avait étripé Polanski, je suppose qu'elle le serait ...
Lettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrand publiée sur lemonde.fr.
PariceNoDRM
La pilule du surlendemain débarque en France. Des progrès médicaux que Roman Polanski suit de près, en attendant avec impatience la désormais probable pilule du trentenaire qui le tirerait définitivement d'affaire.
http://pretentieux.over-blog.com/
Predator fond sur Polanski
Schwarzenegger, le cérébral acteur et gouverneur de Californie affirme que Polanski doit être traité comme tout le monde, une question se pose: dans la bouche de Schwarzenegger, être traité comme tout le monde c'est se faire dessouder au fusil d'assaut ou avoir un procès juste et équitable ?
Cul de sac
Le sort pas si cruel avec Roman Polanski. Non seulement il reçoit cinq francs suisses par jour d'argent de poche, avec lequel il pourra s'offrir un superbe pyjama en papier ligne Alliot-Marie, très tendance, mais en plus il n'a droit à la visite de sa femme, Emmanuelle Seigner, qu'une fois dans la semaine, ce qui doit lui reposer les neurones. On pourrait bien voir l'auteur de "Chinatown" réclamer la nationalité helvétique, à l'instar de nos tennismen nationaux qui ont tous opté pour la Suisse en raison de ses paysages pittoresques et de sa tranquillité légendaire...
Il a déclaré qu’il n’avait pas d’avis sur les faits et qu’il convenait que Roman Polanski devait être jugé…
Pourtant il me semble qu’il avait affirmé (mais est-ce une rumeur ?):
« …pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens »
Comme quoi Internet est vraiment une poubelle à rumeurs.
Question pour un champion du mensonge :
[large]pourquoi signer une pétition lorsque l’on n’a pas d’avis sur les faits ?[/large]
Sur son blog, Alain Escada nous rappelle que la libération sexuelle n’était pas seulement une vague histoire de coucheries hors mariage :
bon nombre de soixante-huitards ont milité pour la pédophilie !
« En 1977 [année da l'affaire], plusieurs intellectuels signent une pétition en faveur d’inculpés maintenus en détention provisoire pendant trois années dans une affaire de pédophilie.
Les signataires s’appellent Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Roland Barthes, Francis Ponge, André Glucksmann, Bernard Kouchner, François Chatelet, Patrice Chéreau, Philippe Sollers, Félix Guattari, Jack Lang…
Si le journal Le Monde, qui a publié cette pétition, fait aujourd’hui son autocritique, Libé joue sur les deux tableaux :
Serge July avoue que son journal a “légitimé des pratiques parfois criminelles”. »
« Michel Polac, journaliste et écrivain, ancien chroniqueur à l’hebdomadaire gauchiste Charlie-Hebdo, fut en 1968 l’un des organisateurs de la grève de l’ORTF.
Dans l’un de ses livres, il parle de son expérience homosexuelle et… pédophile ! »
« Romain Goupil, cinéaste, socialiste, ancien membre de la Ligue communiste révolutionnaire : “J’ai envie de dire : oui, je suis pédophile !” »
Le prince et le pédophile : de Cohn-Bendit à Polanski
(même si je n'ai rien contre l'apport de votre googuelesque féminitiude dans l'émission du Vendredi...)
Il y a des points godwin qui se perdent, ici ...
Y'a des chances que, si j'avais été lui, j'aurais passé mon permis de chasse, rien que pour Head-Shoot Polanski bien dans sa face.
En même temps, dans les 70', le LSD était super courant ainsi que la croyance boudhiste de la réincarnation... Alors un coup de feu contre un coup de bite... C'est pas Manson qui aurait dit le contraire.
Belles photos posées et dialogue inter-générationnel vous avez dit?
Il est ÉPHÉBOPHILE, plus exactement HÉBÉPHILE
« Les mécanismes de l’éphébophilie ne sont pas complètement décodés et une foule de propositions sont avancées. Certains considèrent simplement l’éphébophilie comme une forme plus douce de la pédophilie, dans laquelle l’objet du désir est plus âgé que chez le pédophile habituel.
Selon une théorie, l'éphébophilie est une anisonogamie (ou chronophilie), c’est-à-dire une paraphilie (comportement sexuel déviant), dans laquelle l’âge érotique parfait du paraphile est en désaccord avec son véritable âge. »
« Parce que l’éphébophilie n’a pas de statut juridique, sa manifestation peut être ou non contre la loi. Cela dépend de l'âge de la majorité sexuelle fixée par la juridiction donnée, mais un adolescent peut être légalement consentant pour l’acte sexuel. Si le jeune est en dessous de cet âge, on transforme cela en viol et souvent détournement de mineur, sans regarder si le plus jeune des partenaires accepte – ou même s'initie – à l'activité. »
>< Reuters en francais sur yahoo news ><
Deux choses me frappent :
Si seulement tout le monde laissait faire la justice de maniere sereine, je crois que les deux parties qui sont les seules concernees en fin de compte, seraient les premieres a en profiter.
Je trouve assez incroyable que d'un cote avec cette histoire, certains tentent de voulaoir faire passer dans l'opinion que certains devraient pouvoir echapper a un proces, alors que d'autres par exemple font tout pour essayer d'avoir la possibilite de s'expliquer lors d'un proces ( je pense par exemple a Julien Dray parce qu'on en a beaucoup parle ici, mais il y a de tres nombreux cas )
Et ce qui me frappe avec les intervention officielles de la part des politiques dans cette histoire, mais aussi avec l'histoire de la recidive qui arrive exactement au meme moment, ou encore dans e proces Clearstream ou le president qui est avocat donc connait les termes qu'il emploie, condamne un prevenu avant que le juge le fasse, c'est que dans ces trois cas qui sont les trois cas de l'actualite , ces politiques ( et beaucoup de ministres en activites parmis elles ), semblent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour denigrer les juges dan sl'opinion publique, puisque les vrais coupables, a les entendre, sont a chaque fois des juges incapables et incompetents.
treize ans cela parait quand même assez jeune pour
se rendre compte de l'âge de cette jeune fille, surtout
lorsque l'on en a plus de quarante.
Du moins ne serait-ce qu'éveiller des soupçons.
Ceci dit, l'affaire n'est pas exempte d'ambiguïté, en ce sens
où l'âge de l'adolescente et les circonstances ne permettent,
il me semble, d'employer le mot "viol" qu'à demi-mots.
Nous ne sommes pas ici en présence d'une sordide affaire
de pédophilie très dure, mais plutôt d'un homme qui a tiré
avantage d'une jeune fille (et non d'une fillette).
Loin de moi vraiment l'envie d'exonérer Polanski, je dis juste
qu'il faut faire preuve de discernement sur les faits précis et
ne pas tout mettre dans le même panier.
Cela n'enlève rien à l'obscénité de l'incident.
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
Jean de LA FONTAINE
Bravo à toute l'équipe.
Plus sérieusement, l'émission était intéressante, même si la "cravate éloquente" d'Eolas m'a laissé quelque peu circonspect (Une simple recherche sur google permet de trouver sa photo) et si les remarques d'Anne-Sophie Jacques m'ont laissé un tantinet dubitatif (Le rapprochement effectué par Birembaum entre mai 68, Sarkozy et l'affaire Polanski me semble au contraire très pertinent, tout comme le rapprochement effectué par Maître Eolas entre la loi Hadopi, F. Mitterrand et Polanski).
PS : Ca n'a rien à voir, mais... Justine Brabant, elle fait toujours partie de l'équipe ?...
Justine est en stage à Dakar http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5583
Deux mamies qui fantasment sur ce "qu'on devrait faire aux violeurs d'enfants"... Leur arracher les yeux, leur couper les roubignolles, les écarteler, les lapider etc... etc...
Quand je vois que certains ici remettent même en cause 1968, encore et toujours, eh oui, "la libéralisation des moeurs", ma bonne dame, voilà ce que ça donne, hein... Et la photo de Brooke Shields nue, et Polanski, ce salopard de pédophile... Et même ce pôvre VGE et Ladidi...
Le cul fait vendre, et parler au café du commerce...Comme dit M. Gardener, Torquemada n'est pas mort.
Vive le retour aux bonnes vieilles valeurs chrétiennes... On se prépare avec tout ça des lendemains qui chantent, sûrement...
L'histoire de Wendy Whitaker
Il photographie ses gamins, c'est forcément un pédophile
Et pendant qu'on est occupé ici, à parler de n'importe quoi, le monde continue de tourner à l'envers...
Tiens, je vais me ballader, il fait soleil. Et je vais aller signer la pétition sur l'avenir de la poste, au marché du coin.
Contrairement à l'équipe d'Asi je trouve tout à fait pertinent le parallèle fait par Me Eolas, entre la loi Hadopi et la réaction des artistes et de leur ministre à l'arrestation d'un des leurs.
Dans toute cette histoire, la plupart des médias, les artistes et politiques qui se sont offusqués de l'arrestation brutale de Roman Polanski
oublient une chose : Samantha Geimer est vivante.
Les phrases des deux ministres (Kouchner et Mitterrand) et l'intervention obscène de Costa-Gravas ("elle faisait 25 ans") ont probablement dû lui arriver aux oreilles.
Or cette femme a très clairement déclaré avoir énormément souffert de la violente sur-médiatisation de son affaire.
Laissez la tranquille messieurs-dames de l'élite.
Je pense aussi aux autres victimes de viol ou "abus sexuel" qui ont aussi déjà trop affaire avec leur propre blessure pour ne pas avoir à subir
d'entendre des mises en doute de l'innocence des victimes.
Je n'ai pas encore vu l'émission ; je la regarderai en son temps ; mais je vous fais confiance. J'ai donc décidé que si vous dites que vous présentez "la vérité de l'affaire" alors c'est que vous le faites. J'ai donc voté pour qu'elle devienne "d'utilité publique" et j'espère ne pas être la seule.
Ce que je ne sais pas, c'est combien de votes il faut pour qu'un contenu devienne "d'utilité publique" et le reste. Quelqu'un pourrait-il me le dire ? Merci.
Par contre, j ’apprécie toute l ’équipe d ’Arret sur images, mais vous avez un peut les chevilles qui enflent, avant à Arret un il avait un médiateur qui était invitée une fois par mois pour vous dire ce que le public pense.
Tout est très bien cependant, on ne peut que essayé d ’expliqué, et on ne peut dire nous nous avons raisons, voici la vérité…
Laissons la justice juger de qui a fait quoi sans faire du bruit autour d'une triste affaire qui mériterait le silence complet des donneurs de leçon des politico-médiatiques tels que BHL, Kouchner et Mitterand, jusqu'aux artistes les moins humbles de ce monde de dingues !
Bref, cessons de croire que la justice se trompe ou s'acharne contre les gens (sans intérêt ou vedettes) ici et surtout ailleurs et prenons un peu de repos des mille et un jugements distribués sur les autres dont les idées et actions nous sont inconnues !
PS : faudrait en revanche que le gouvernement français propose une loi pour incarcérer les mauvais réalisateurs même ceux qui n'ont pas d'histoires de mœurs (c'est évidemment pour rire... que pour la PS)
Personne n’a songé un instant, semble-t-il, que les humains ne sont pas tous identiques, Que Proust, Céline, Picasso et tant d’autres qui rendent notre vie belle étaient des monstres, d’une façon ou d’une autre !
Effroyable émission malgré la qualité des intervenants !
Où est Roman Polanski en ce moment ? Visiblement tout le monde s’en fout… Et c’est un peu honteux !
Ce qui vous amuse c’est de gloser sur les lois et leurs modes d’application dans les différents pays, comme des flics, l’ennui c’est que personne n’y connaît rien, y compris ce bon Eolas qui n’a pas la moindre notion du droit américain, qui continue à cacher son visage et son nom que tout Paris connais depuis des mois, probablement dans l’espoir que ce prétendu mystère le rende plus attractif (ce qui est totalement stupide, un peu à la mesure des dindes qui viennent pleurnicher à la télévision parce que leur mari n’est pas gentil avec elles, affublées de perruques et de très grandes lunettes de soleil)
Et c’est affreux… Comment se concentrer avec autant d’avide espoir sur l’éventuelle culpabilité de Roman Polanski, dans une histoire qui remonte à la nuit des temps, dans un droit parfaitement imbécile pour ne pas dire ignoble, pas même capable de distinguer entre les crimes contre l’humanité heureusement imprescriptibles et les vagues parties de jambes en l’air entre humains finalement consentants ?
Comment ne pas s’agacer contre cette Amérique profondément répugnante et si moralisatrice, cette Amérique qui fourre un maximum de bronzés dans des culs de basse fosse pour trois cents ans afin que les beaufs du Texas puissent continuer à polluer la planète avec leurs 4x4 de cons, bien à l’abri des gens différents d’eux ? Je connais de mauvaises langues qui pensent qu’avec leurs toutes petites bites ils ont largement intérêt à boucler tous ces types solidement membrés… S’ils ne veulent pas que leurs femmes aillent se faire mettre ailleurs.
Autre chose maintenant : à la fin des sixties j’avais un peu moins de vingt ans, j’allais souvent en Provence avec mon meilleur ami dans la maison de vacances de sa famille (Daniel doit connaître l’ami en question qui a beaucoup travaillé pour Arte)… Une petite cousine de mon ami, vivant en Hollande, s’est pointée un beau matin, avec ses parents, dans la Mustang Shelby 7 litres de la famille (excusez du peu, mais le son des reprises en sortie de virage… c’est inoubliabe !)
Elle avait treize ans, des taches de rousseur, des tout petits seins pointus, un côté Lolita parfaitement évident…
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.
Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c’était toujours Lolita.
Vladimir Nabokov
... Elle s’est avisée que je n’étais pas totalement affreux, que j’étais le meilleur ami de son cousin et quoi qu’il en soit le seul mâle consommable à des kilomètres à la ronde…
Avec un charme et un naturel déroutants elle est venue se poser sur mes genoux - plusieurs fois - devant toute la famille à l’heure du café (j’étais très ennuyé) puis elle s’est glissée dans mon lit à diverses reprises (là, j’étais vraiment inquiet)
Le grand ami du cousin, quel prestige ! La puberté qui fait monter les hormones, quel danger… En réalité j’ai absolument refusé de la toucher, bien sûr, et aujourd’hui encore ces moments de grâce et d’inquiétude m’émerveillent et me hantent à l’occasion…
Polanski a-t-il violé cette fille ? Je suis persuadé que non : pas son style !
Bon ! C’est décidé : je vais porter plainte contre cette merveilleuse petite fille qui est aujourd’hui une dame fort riche, elle a tenté de me violer, non ?
***
Merci quand même à @si qui a fait du bon boulot pour tenter une mise à plat.
ils ne sont 'influents' pour qui , pour quoi????, sinon par l'importance que vous leur donné,........ si des gogos les lisent, comme , maitre eolas, @si, etc......."cet 'avocat masqué' tel zorro, devraient faire de la radio; et ils sont bien faible pour en prendre référence.
pour en revenir au dossier 13 ans à l'époque!!!!!!!!!!!!!! comment qualifiait on cette relation sexuelle???? JE PEUX en témoigner.................. et avoir une pensée pour gabrielle RUSSIER
Je n'ai pas d'idée bien arrêtée sur les faits proprement dits. Mais ...
Sauf erreur, tout le monde connaissait les "turpitudes" de Polanski depuis longtemps. Je rappelle qu'on lui a décerné un Oscar il y a quelques années, qu'il n'est pas allé le chercher, et qu'il a bien été expliqué à l'époque que c'était parce qu'il était en fuite. Pourquoi maintenant, ce qu'on ne lui reprochait plus vraiment (en-dehors des EU) devient-il insupportable?
Je m'interroge aussi sur le "fantasme" de la pédophilie : cette dernière est devenue récemment le crime ultime (en Suisse apparemment au même niveau que le crime contre l'humanité, puisque imprescriptible). Comment en est-on arrivé à cela, alors que - pendant des siècles - on a considéré que le parricide était infiniment plus grave que l'infanticide? Soyons clair : je ne fais pas là l'apologie de la pédophilie. Mais l'amalgame a été fait pour Polanski. Et on en reparle ici-même pour une exposition de photos. Je me demande donc : étions-nous (les humains vivant dans les années 70 et 80) de dangereux pervers, ou le sommes-nous devenus (humains des années 2000)?
Les réactions à cette affaire me font peur aussi :
- par la volonté de punir qu'elles expriment,
- à cause de l'idéologie sécuritaire qu'elles véhiculent, idéologie tout droit sortie du corpus théorique des néo-conservateurs.
PS : cela étant, les déclarations des ministres français sont parfaitement déplacées, et leurs arguments en défense de Polanski d'un ridicule achevé.
Sodomy désigne, dans le droit américain, tous actes sexuels, oral, anal ou zoophile.
Cf. sodomy sur wikipédia
Euh, devant le Grand Jury la fille de 13 ans va dire qu'elle a répété "Non, non" à plusieurs reprises puis a eu des relations orales et anales avec Polanski. C'est dans les transcriptions de son interrogatoire (disponible sur Internet).
C'est déjà moins édulcoré...
Autre mot-refrain du gars de Libé : ambiguïté.
Si je comprends bien:
- en France, il y a prescription en faveur de Polanski: dont acte; si pas d'accord, militez pour changer la loi. Et s'il n'y avait pas prescription, resterait encore la non extradition des ressortissants français; si pas d'accord, militez pour changer la loi (bis). Et foutons la paix à un mec qui aurait fait une monumentale, une terrible connerie (abuser d'une très jeune ado, quelque fut son comportement car, comme le dit Gisèle Halimi: "à cet age, il n'y a pas de consentement", du moins dans notre culture française), mec qui est supposé avoir déjà payé (par le repentir, le sentiment de culpabilité, que sais-je encore...en tout cas, c'est ce que sous entend la loi française)
- aux US, il n'y a pas prescription et l'acte a été réalisé sous leur juridiction (Californienne, si j'ai bien entendu); dont acte: quelques soient les raisons persos des juristes américains, ils ont fait ce qu'ils ont le droit de faire. Point barre.
Donc Polanski doit choisir:
- se rendre au US et faire face à cette justice -et il ne risque sans doute pas grand'chose d'autre qu'une autre "amende" - et encore - tandis que l'abus sexuel (pas viol, si j'ai bien compris: mais là, l'avocat bloguiste n'était pas très au fait...: c'était peut être pas lui qu'il fallait inviter; attention aux facilités, DS) et les autres chefs d'accusation seront définitivement "traités";
- ou fuir éternellement les US, ce qui, en soit et entre nous, n'est pas très grave....si?
Les choses me semblent finalement simples!!! Sauf que des mecs comme Kouchner viennent pleurer sur nos écrans sur le sort d'un cinéaste torturé par son histoire perso. Ca, ça me choque profondément. De quoi, je me mèle, Mr le Ministre?: quelle solidarité agitez-vous? D'élite politico-médiatico-show-biz? Et puis des gens torturés par leur histoire perso, je shoote dans un platane, il y en a cent qui tombent, voyez-vous? Et certains tombent alors qu'ils sont déjà suicidés. Chacun sa méthode: le suicide, la résilience, la déprime, l'art, le sport, le silence, etc...voire le pouvoir? Vous avez encore perdu l'occasion de vous taire, Mr le Ministre. J'ai une fois de plus honte pour vous. Votre adoration quasi sans borne pour l'Amérique doit être sacrément perturbée...
Quant au reste: pourquoi la Suisse a fait...., pourquoi les US ont fait....: je m'en fous un peu....sans doute une conjonction d'évènements, une suite logique, un emballement, une spirale, etc.
Allez Polanski, assure jusqu'au bout: vas là-bas pour t'expliquer encore.
Quant au correspondant de Libé (si je me souviens bien) présent sur votre plateau , il n'était normalement pas là pour dire ce que l'entourage de Polanski disait (à propos du comportement du juge américain). Ce n'est pas ce que disent ces gens, moi, qui m'intéresse.
Euh, devant le Grand Jury la fille de 13 ans va dire qu'elle a répété "Non, non" à plusieurs reprises puis a eu des relations orales et anales avec un enfant de 14 ans.
C'est déjà moins édulcoré...
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Comment ça ?
Vous dites ?!
Faudrait extrader Polanski vers les Etats-Unis ?!
Non mais… vous êtes sonnés ou quoi ?!
D’abord, c’était il y a longtemps ; et puis, que celui qui n’a jamais violé personne lui jette la première...
Aïe ! Zut alors ! Je ne savais pas qu'ils étaient aussi nombreux ! La lapidation ! Vite ! Tous à l'abri ! Ca bombarde de partout !
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Et le m(M)inistre de la c(C)ulture qui, manifestement, ne souhaite pas être en reste, de déclarer...
- tout de suite après Costa-Gavras (vive la gauche !) qui, tout seul dans son coin, a décidé qu'il n'y avait jamais eu viol ; peu de temps avant BHL (décidément ! Il n'y a rien à sauver chez cet individu et chez les journalistes qui lui tentent un micro depuis tant d'années), et ce qu'il qualifia d'erreur de jeunesse de Polanski qui avait, soit dit en passant, 45 ans au moment des faits...
Frédéric Mitterrand donc... de nous faire savoir, avec des trémolos dans la voix : « Si en France le monde de la culture ne soutenait pas Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays ».
Dieu ! Que l’intelligence est difficile et rare ! Et la connerie accessible à tous, ministres ou pas.
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Mon blog actualité et société, littérature et écriture
- si l'on a de l'argent on peut passer un "deal" afin de dédommager la victime et s'éviter pas mal de tracas (car comme l'explique Me Eolas...la différence de peine entre "viol sur mineure" & "relation avec mineure de moins de 15 ans" qui n'est qu'un délit est assez conséquente)
- il n'est pas du tout répréhensible de fuir son jugement...alors que toujours selon Me Eolas, Polanski risquait au maximum 4 années de prison étant donné l'unique chef d'inculpation retenu, à savoir relation avec une mineure (donc l'argument du méchant juge qui veut le faire croupir dans une geôle jusqu'à la la fin de ses jours pour se faire une réputation...bof)
- si vous avez eut une enfance malheureuse et/ou que vous avez un talent quelconque, on peut vous pardonner (pensez donc un rescapé des camps...on peut bien lui passé un petit viol le pauvre)
- ça ne se fait pas de chercher à rendre justice après un certain laps de temps (violez, tuez, pillez mes amis...il suffit ne pas se faire prendre, au bout de trente ans la société à le devoir moral de vous excuser)
Des fois je me demande dans quel univers certains vivent...
Que diraient toutes les bonnes défendant Polanski, si un de leur enfant ou petit-enfant se retrouvait victime dans une affaire similaire ?
Comment peut-on tolérer que deux Ministres de la République puissent minimiser le viol d'une fille de treize ans ?
Quant à l'équipe d'@si qui ne voit manifestement pas l'indécence à ce que nos dirigeants réclament toujours plus de fermeté à l'encontre des "téléchargeurs" pendant qu'ils absolvent l'auteur d'un viol sur mineure...je ne sais même quoi en penser tellement c'est aberrant.
Il faut croire que nous n'avons pas les même valeurs...
nous ne disions pas autre chose quand on critiquais la busherie iraquienne.
mais nous on fesais que de l'anti-américanisme primaire.
Et, là c'est l'"assistante sociale scolaire que je suis, dont une des missions est de protéger les mineurs qui va s'exprimer : banaliser le viol sur mineur, au prétexte qu'elle a un corps de femme...c'est carrément scandaleux...
De plus, crier au scandale que la justice soit rendue parce que Polanski est un artiste émérite...c'est vraiment insupportable à entendre !
Voilà...c'est dit !
Je n'ai pas encore vu l'émission, mais dans cette histoire (que je n'ai suivit que de loin) ce qui me choque est la mise en miroir entre l'arrestation et l'œuvre, le talent ou même le capital sympathique de Polanski.
Qu'il y a quelques arguments juridiques et politiques pour tout à la fois justifier ou condamner cette arrestation me parait normal et salvateur dans des états de droit, mais qu'on ne condamne pas l'arrestation au prétexte du talent et du statut de l'interpelé.
Je comprend bien que c'est un grand cineaste, mais tout de meme... faire du lobbying et depense autant d'energie pour ce gars la me laisse songeur...
Après le visionnage de ce dernier opus d’Arrêt sur Images, je peux me glisser dans le week-end, serein, apaisé. Nul besoin de hurler dans le forum ma désapprobation, de crier ma consternation. Non, j’ai juste le sentiment d’avoir été traité correctement. D’avoir des clés en plus pour mieux comprendre cette affaire, l’appréhender et donc d'avoir un avis avisé. A le différence du traitement des Lignes Jaunes, je ne vois ici aucun dommage collatéral, pas plus de coups bas, je ne vois ici qu’un traitement équilibré, informatif, intelligent.
Merci Daniel, merci l’équipe.
"J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici [...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […]
On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas."
Selon plusieurs sites internet, cette phrase serait de Frédéric Mittérand !!
Si un heureux possesseurs du livre pouvait confirmer (ou infirmer] ces propos hallucinants, sous la plume de celui qui déclarait à propos de l'affaire Polanski: "Il y a une Amérique généreuse que nous aimons et il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique là qui vient nous présenter son visage ».
Une constation qui plaira aux adeptes de Jung:
Polanski, Serge Gainsbourg et Woody Allen ont tous en leur temps créé la polémique pour des raisons similaires:
Woody Allen pour sa relation avec l'une de ses filles adoptives.
Gainsbourg pour le clip mémorable "Inceste de Citron" tourné aux côtés de sa propre fille.
Et aujourd'hui Polanski.
Personnellement je ne peux m'empêcher de lire ces affaires à la lumière de l'archétype (que les choses soient claires, je parle ici des archétypes physico-psychologiques à l'exception de tout autre ).
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J'apporte ma contribution pour mieux comprendre à la fois le fonctionnement de la Justice américaine et pourquoi Polanski a peut-être eu raison de ne pas lui faire confiance : une autre "vieille affaire de moeurs", l'histoire de Wendy Whitaker.
J'aime beaucoup cette conclusion ! Bon maintenant, je vois l'émission...