Trump et "la fin de la mondialisation" : décryptage d'une panique générale
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C’est quand même étrange de faire une émission qui traite de la mondialisation, du commerce international, du libre-échange et des droits de douane sans parler explicitement de la question du « dumping social » (sinon à la marge en passant).
La mondia(...)
Les doigts de douane façon Donald Trump
C'est d'un mauvais goût extrême mais tant pis.
(...)Le réel but de Trump, en imposant ces droits de douane, c'est de supprimer 6000 milliards d'impôts pour les riches en les remplaçant par ces droits de douane.
Derniers commentaires
ano Kuhanathan n'a pas plus compris les enjeux. Il répète des idées toutes faites... sans analyser hierarchiser, évaluer, comparer. Maxime est plus intéressant
Sur le concept de "mondialisation heureuse": sûrement très heureuse pour les J.Bezos de ce monde, mais sinon la mondialisation c'est surtout idéal pour faire monter à la fois les températures et les extrêmes-droites.
Et sur la dernière partie, la Chine reste un allié de la Russie. En terme de fiabilité (évoquée pour les USA et son golfeur de président), on fait mieux qu'une dictature amie de Poutine.
alors Trump se voit comme "le peofesseur" du Monde en entier et tout le monde acquiesse?! ...je ne comprendrai décidément jamais rien à leurs "lois" de l'argent-roi!
L'émission est bien, les invités sont intéressants. Par contre même si c'est pas le thème de l'émission, on sait qu'il y une corrélation à plus de 95% entre le pib mondiale et les émissions de CO2 (cf Aurélien Barrau ou le shift project). La question qui nous préoccupe serait plutôt décroissance choisi vs récession subit. Le fait qu'un fou furieux comme Trump impose ça pour évidemment de très mauvaises raisons devrait pas nous faire passer à côté du sujet. Bref, je ne comprends pas qu'on puisse parler d'économie sans parler d'écologie, les 2 sont intrinséquements liés. Merci à Nassira qui est excellente comme d'habitude.
c'est un parfait exemple de démagogie, une fois élu, il aurait pu retourner sur son green et ne rien faire comme d'hab
il est étonnant qu'il a tout de même mis ses promesses de campagne à exécution, peut-être l'action de son staff
nous pourrions penser que ce sont des populations analphabètes qui y sont les plus sensibles: les américains sont d'un bon niveau d'études, le sens critique n'y est pas assez développé
ET LA DETTE COLOSSALE DES USA . le mur de la dette est une urgence d'où le vent de panique
A un moment donné l’invitée dit « Une politique industrielle que l’on ne voit pas venir. », je n’ai pas relevé si elle parlait de la France en tant que telle ou de l’UE dans son ensemble.
Néanmoins, c’est justement mon tracas dans les événements trumpiens de ces derniers jours.
La lecture au quotidien de l’éditorial du journal L’Opinion me faisait comprendre combien la mouvance économique libérale était vent debout contre les décisions Droits de douanesques de l’homme président aux USA.
Bien sûr, ce dernier avec toutes ses frasque, tous ses arguments extrême-droitesque, sa dénonciation de tous les autres pays comme étant des méchants qui ruinent son pays, il plus que difficile de tomber en amour de lui.
Cependant, j’ai bien relevé, comme tout le monde, j’imagine, que depuis sa première campagne présidentielle, il milite, et engrange des voix par la même occasion, en faveur de la réindustrialisation de son territoire. Pour cela il convoque le ban et l’arrière-ban des travailleurs à gros bras chez lesquels l’usine est la cathédrale de leur vie. Les deux derniers discours/signature des décrets en montraient de belles brochettes.
Effectivement, nous pouvons être circonspects quant à ces harangues et mises en scènes, tellement nous sommes rincés, ici, dans notre beau pays de France, de tout ce personnel politique faisant campagne sur des programmes sitôt oubliés une fois élu.
En revanche, si l’on considère que Trump pourrait être sincère dans sa volonté de redonner des emplois stables et bien rémunérés à toute la part de sa population qui s’est retrouvée perdante dans le déroulement de la mondialisation à l’œuvre depuis trente ou quarante ans.
Ne serait-ce pas un cuisant échec pour elle , et plus largement pour tous les pays qui ont vu les unités de production fermer ou se barrer une à une, si toute cette mouvance économiquement libérale arrivait à faire mordre la poussière à Trump, tellement elle exulte à le voir mettre un genou à terre ?
Comme le sentiment que si cette dernière gagne le bras de fer engagé, ce sont toutes les politiques de réindustrialisation, et bien souvent en projet à gauche, qui en seraient pour leur frais.
Fin de l’espérance de gauche ?
je le crains.
Les doigts de douane façon Donald Trump
C'est d'un mauvais goût extrême mais tant pis.
C’est quand même étrange de faire une émission qui traite de la mondialisation, du commerce international, du libre-échange et des droits de douane sans parler explicitement de la question du « dumping social » (sinon à la marge en passant).
La mondialisation des échanges a permis à des multinationales d’avoir les mains libres à la fois pour délocaliser et détruire des emplois mais aussi pour tirer vers le bas les salaires (sauf les plus élevés, toujours les mêmes) en utilisant le « dumping social ».
Cette situation a conduit des pans entiers de la population de vivre une situation de déclassement alors qu’en parallèle les richesses explosent, et que les plus aisés affichent de plus en plus ouvertement par un comportement obscène les écarts qui les séparent du commun des mortels avec une morgue difficilement supportable. Ce qui produit une rancœur terrible aisément manipulable par les discours pervers de l’extrême-droite.
Donald Trump est à la fois le 1er bénéficiaire de cette situation et aussi un allié objectif des néo-libéraux qui profitent du système : il donne un débouché à cette colère qui ne mène pas vers la remise en cause du système en lui-même, mais le détourne vers des boucs émissaires faciles : les ennemis de l'intérieur (les étrangers, les minorités, etc.) et les nations extérieures.
Parler du commerce international et des conséquences sur l’activité économique dans tous les pays sans jamais mettre en perspective le rapport de force qu’engagent les multinationales par le dumping social contre l’ensemble des salarié·es de tous les pays je pense que c’est un peu désespérant. Si on ne met pas cette question dans l’équation, on n’en arrive à devoir arbitrer entre les idéologues néo-libéraux du tout-libre échange et les néo-fascistes (par ailleurs parfaitement compatible avec le néo-libéralisme) du type Trump, on tourne en rond. Ce sont des adversaires de façade et des alliés naturels : in fine ils sont pour les inégalités, la hiérarchie sociale, et les écrasement de la majorité par une petite minorité (toujours la même)