Hamon, Mélenchon, et le macramé
Autant l'avouer, j'ai un sérieux problème. Je suis presque d'accord avec Thomas Legrand.
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Corbière vs Bacheley
Si je comprend l'argumentaire de l'équipe de Mélenchon c'est qu'on ne peut pas s'allier avec Hamon, parcequ'un éventuel gouvernement Hamon-Mélenchon aurait les mains liées, puisque les députés investis par le P.S. ne voteraient pas les lois de ce gouvernement.
Mais cet argument ne tient pas la route une seule seconde. On est là dans une pure rhétorique d'évitement.
Quand bien même effectivement une majorité de députés investis par le P.S. seraient
des "Valsistes", ces même députés voteraient malgré tout les lois d'un gouvernement Hamon-Mélenchon.
Et ce pour la simple raison que ces (chers) députés tiennent beaucoup à leur poste (et au salaire relativement confortable qui va avec) et qu'ils "sauraient" certainement se rallier sans que cela affecte trop leur conscience. S'il fallait une preuve, il n'y a
qu'à observer le ralliement quasi immédiat de Vallaut-Belkacem à Hamon dès son investiture.
La seule chose qui semble effrayer l'équipe de Mélenchon finalement, et selon leur propre aveu, ce serait
qu'une alliance "apparaisse" (on croit rêver, mais c'est bien ce qu'a dit Corbière) aux yeux des militants, comme une forme d'abdication face au P.S. Que cela en soit réellement une ou pas il faut croire que ça ne l'intéresse pas outre mesure.
Et si c'en n'était pas une, convaincre les militants du bien fondé de leur démarche ne leur semble pas non plus envisageable.
Finalement on prend la solution de facilité, on se cache derrière une apparente impossibilité de rapprochement, bien confortable, pour ne pas risquer de se couper de sa base.
Mais derrière l'entêtement de Mélenchon, il faut aussi voir - indéniablement - une question d'égo, un égo qui prend littéralement le dessus sur l'intérêt général, et par ailleurs des cadres (Corbière et al) qui s'alignent sur la volonté du chef et des jusqu'au-boutistes (ou des puristes comme on voudra).
C'est une stratégie purement suicidaire, incompréhensible (politiquement, mais certainement pas sociologiquement, cette
séquence pouvant probablement donner matière à des études intéressantes...), dont les premières victimes seront les plus démunis des militants de la FI. Toute proportion gardée par ailleurs, et avec toutes les réserves qui s'imposent, on ne peut qu'être tenté de faire un rapprochement avec les électeurs de Trump dont une grande partie sera la première victime de sa politique.
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"Je vais plus loin. Benoît Hamon propose d’abroger la loi El Khomri. Puisqu’il est convaincu de pouvoir le faire demain tout en reconduisant les députés qui ont soutenu cette loi l’an dernier, je pose une question : pourquoi attendre ? Puisque le candidat du PS veut abroger cette loi et que le PS gouverne encore, pourquoi Benoît Hamon n’exige-t-il pas de son parti qu’il abroge la loi El Khomri avant la fin du mandat ? C’est encore possible. Cela montrerait sa capacité à rompre vraiment au-delà des paroles. Cela montrerait sa capacité à convaincre les députés PS de se déjuger de leurs votes d’hier. La confiance et l’union ne décrètent pas depuis des tribunes. Elle se construit ou elle se rompt au moment de passer aux actes.
Benoît Hamon, choisissez ! C’est maintenant qu’il vous faut donner son sens à votre victoire à la primaire. Sinon vous verrez bien vite comment vous allez être auto-bloqué par le jeu des courants et sous courant. Je ne suis pas le seul a penser de cette façon. Cécile Duflot, votre alliée acquise le dit aussi a sa façon : « ….la question de fond posée par Mélenchon est celle de la cohérence. Et là-dessus il a raison. »."
Source: http://melenchon.fr/2017/02/09/nom-dun-hologramme/
Mélenchon est parti sur une ligne dure, sans doute pour convaincre son électorat, en jouant sur les déçus du Hollandisme, qu'il avait un temps "perdu" après les primaires. Sa stratégie va peut-être "payer", il pourrait repasser devant Hamon...
Mais c'est mauvais signe pour le futur. On sent de mieux en mieux la manoeuvre : si Mélenchon repasse effectivement devant Hamon, ou s'il ne laisse pas se creuser l'écart, il sera en position de force pour négocier des circonscriptions aux législatives.
Il semble bien que ce soit tout ce qui l'intéresse finalement, et c'est bien ca qui est désolant...
En quoi la ligne est dure lorsqu'on demande au PS de réclamer l'application du programme de son candidat ?
Parti comme c'est, ça va ressembler à Clinton vs Sanders en attendant la victoire de la droite, pour l'instant du côté Hamon il n'y a pas de réel combat, il n'attaque pas Mélenchon, mais si celui-ci veut déjà le pousser dans les cordes pour qu'il ne puisse rien négocier, on voit mal pourquoi Hamon se laisserait faire. Mélenchon est peut-être suffisamment sûr de lui pour croire qu'il n'a rien à craindre mais je n'en serais pas si certain que lui, il a des points faibles qui n'ont pas été exploités, la droite ayant intérêt à le voir fort, et la gauche espérant encore des rapprochements.
Où ils auraient dû mettre Sanders. Justement.
En fait, si ça avait été Valls en candidat PS, Mélenchon aurait facilement récupéré les votes de gauche mais avec Hamon, Montebourg, Filoche, Taubira, bossant ensemble, il aura du mal à attaquer sur le fond ou les personnes elles-mêmes, il ne lui reste que le "dégagisme", et ça va être léger si ils commencent à répliquer. En matière de qualité oratoire, faut pas trop compter sur Hamon, Montebourg n'a pas non plus une image très favorable pour ça, mais Taubira ou Filoche à la manoeuvre, ça pourrait avoir un autre impact.
Dans le style : discours d'investiture de Hamon sur son compte Youtube où les militants France Insoumise semblent venus voter contre, et celui de Taubira sur la chaîne Public Sénat où ils sont moins présents. Les votes sur la seconde doivent être plus représentatifs de l'image positive que peut obtenir à gauche la candidature de Hamon.
Aïe, je viens de donner des lignes exploitables par le P.S., mes excuses à la France Insoumise, mais je pense qu'il y a suffisamment d'experts en politicailleries au P.S. pour qu'ils voient eux-mêmes comment orienter leur communication si il faut vraiment faire du rapport de force.
Vous ne voyez même pas que justement la façon de faire ( ouverture aux citoyens, programme rédigé et voté par les citoyens, constituante etc ... ) a changé, qu'ils n'en peuvent plus de ces magouilles et manoeuvres partisanes ...
Du coup vous ne comprenez même pas que la seule chose qui est demandée ici c'est une preuve que l'on peut leur faire confiance.
Le coup de la cohérence en destituant les anciens du gouvernement cela ne porte pas, les gens sont encore une fois trop crédules et laissent le bénéfice du doute à Hamon.
Mais Mélenchon est bien malin d'avoir trouvé un moyen de le mettre face à ses contradictions.
A voir maintenant si sa démarche est sincère ou pas.
Et à en voir votre comportement assez ridicule pour tenter de justifier qu'il faut lui faire une confiance aveugle, que ce n'est pas gentil de lui demander de lever les ambiguités de sa position, on comprend que vous nous prenez juste pour des cons. J'espère que vous n'êtes pas représentatif du camp Hamon.
Là, je crois que Mélenchon répond à ceux parlant d'union de la gauche, qu'il est en train de dire que tout accord sera impossible, et qu'il fait en sorte de renvoyer la responsabilité à Hamon.
C'est, au demeurant, ce que je disais ailleurs : si le but de la France Insoumise est d'abord de faire du "dégagisme", virer les gens au pouvoir, on s'en fout un peu de ce qui est écrit dans le programme, des convergences possibles et c'est juste une question de confiance.
Je ne sais pas ce que je représente à gauche, mais de mon côté, je ne fais confiance ni à un côté, ni à l'autre, j'attends des programmes qui me conviennent, des agendas pour les mettre en oeuvre et des gens ayant la conviction et les compétences pour le faire. Ni le PS ni la France Insoumise ne remplissent ces attentes même si je crois qu'une coopération des deux pourrait déjà faire mieux..
Extraits de son billet pour appuyer mon analyse :
"Je ne lui en veux pas car j’aurai mal pris d’être calé entre un rendez vous chez Cazeneuve, un autre chez Hollande ou bien juste derrière sa rencontre avec le groupe des parlementaires PS, à qui il fut dit que la démarche vers moi est essentiellement destinée a me marginaliser."
=> Ca commence mal, mauvaises intentions suspectées
"L’essentiel c’est de répondre à la vague dégagiste (...) un nombre considérable de gens ne supportent plus l’idée de voter PS (...) Je crois que bien des politiciens ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire. (...) Ce qui est en jeu c’est l’appréciation qu’on se fait du moment politique et de l’état des consciences."
=> Le "dégagisme", des gens ne supportant plus de voter PS
"La conscience du ridicule d’un programme commun imaginé, écrit, et signé 70 jours avant le premier tour de l’élection n’a pas l’air d’effleurer ceux qui s’y abandonnent. Et comment gérer un programme commun quand le PS n’a toujours pas le sien, en propre et que Hamon l’annonce pour la mi-mars ? "
=> Pas de programme commun
"Certes, de mon côté je ne veux pas passer l’occasion que présente l’investiture de Benoît Hamon. Il peut être l’homme qui fera le ménage au PS. (...) Il faut donc l’y aider. Sans illusion, certes, mais franchement.
Il y a une volonté populaire de ce côté."
L'idée d'aider Hamon à faire le ménage ? Vraiment ? Mais pour quel objectif exactement ? C'est possible ou pas une majorité cohérente si un programme commun est impossible ? Qu'en penseront ceux qui "ne supportent plus l'idée de voter PS" ? Et pas "voter El Khomri ou Valls", mais bien "voter PS", en bloc.
"cet argument « d’offrir les têtes » vise à nous faire passer pour des guillotineurs. (...) Ce ne sont évidemment pas des têtes qu’il faut trancher mais les contradictions et les grandes questions politiques du moment. (...) C’est une logique politique qui est en cause. On ne peut prétendre former une majorité cohérente pour abroger la loi El Khomri tout en proposant d’élire Mme El Khomri comme députée."
Désolé, mais si, ce sont bien des têtes qui sont demandées. Même avec plein de bonne volonté, ce n'est pas gagné pour Hamon et à chaque nom que Mélenchon donne, le principal concerné pourra dire que Hamon se soumet aux Insoumis, pourra en faire un argument pour ne pas être dégagé. Mélenchon veut vraiment un PS nettoyé ou préfère-t-il un PS renforçant le nombre de ceux qui "ne supportent plus l'idée de voter PS" ?
Au final, on en est où ? Que le meilleur gagne aux législatives et on voit ce qui est possible entre deux forces qui se seront d'abord affronté sur le terrain, l'un critiquant le programme de l'autre etc. ? Ou bien il y a encore de l'arrangement possible pour éviter l'affrontement ?
Ben tiens ! Et 99.9% de vos doutes et de votre scepticisme s'adresse à un côté.
Quelle mauvaise foi.
Donc, je ne fais pas confiance à la France Insoumise parce qu'il y a des contradictions dans leur discours, que ça ressemble à la domination de la ligne Parti de Gauche surfant sur le protestataire pour récupérer du monde. On peut attendre de Hamon des gages comme quoi on ne votera pas pour du pro-Valls en votant PS, et on peut attendre de Mélenchon des gages comme quoi on ne votera pas que pour du Parti de Gauche en votant France Insoumise.
Je vais reposer une question qui me turlupine : sur cette page, on a Danièle Obono en coordinatrice des livrets, sur celle-ci elle est en oratrice nationale, mais elle n'apparaît pas parmi les rapporteurs du programme.
Je n'ai pas pensé à chercher dans les vidéos mais la voit-on dans les meetings ? Elle chante la Marseillaise contrairement à 2012 ?
Si elle est encore là, j'apprécierais qu'on la voit, et qu'on assume que des membres du mouvement n'aient pas envie de chanter la Marseillaise, que les symboles nationaux ne soient pas leur truc, qu'on ne cache pas des gens qui viendraient du NPA et qui pourraient mal s'accorder au service citoyen/militaire obligatoire et à "allons enfants de la patrie".
Ce que l'on veut c'est voir les idées de gauche gagner, c'est quand même incroyable de ne pas comprendre cela. Et à la France insoumise on voudrait bien pouvoir faire confiance à Hamon. Il est évident que l'on préfère voir gagner un Hamon et les idées qu'il porte plutôt que de voir un Valls et ses idées être plébiscitées ... Même si cela n'arrange pas nos affaires ...
Mais sans confiance, il n'y aura effectivement jamais d'alliance. La balle est dans le camp de Hamon, Pour l'instant il accumule les signaux contraires ...
Il pouvait s'appuyer sur les primaires pour faire une candidature en dehors du PS, n'ont-ils pas tenté de faire croire qu'il s'agissait des primaires de la gauche ? Alors pourquoi a-t-il choisit de s'appuyer sur le PS alors qu'ils savait très bien que cela rendrait difficile toute alliance ?
Désinvestir les gens c'était peut être trop demander, mais dans ce cas il doit bien avoir des alternatives pour nous éviter l'éternelle division à cause des gens de droite qui composent une partie du PS ...
Vraiment Faab. Si vous voulez faire du lobbying pour débloquer les choses vous vous adressez au mauvais camp. Et nous accuser d'être responsables du blocages ne changera rien à la réalité. Vous ne ferez qu'envenimer les choses.
Pour l'instant ils (son camp) me donnent l'impression de temporiser un peu, et de ne pas savoir exactement sur quelle ligne ils vont se positionner (plutôt du côté gauche ou du côté droit pour simplifier, ou alors tenter un entre deux en essayant de ramasser des électeurs des deux côtés, ce vers quoi ils semblent se tourner pour l'instant).
A mon avis ils auraient intérêt à chercher une franche alliance avec Mélenchon (comme c'était il me semble plus la ligne de Montebourg). Maintenant, j'observe aussi que Mélenchon n'envoie pas non plus de signes positifs de rapprochements en mettant Hamon au pied du mur :
que ce soit en lui demandant de faire tomber des têtes, ou sur le programme en posant d'emblée que certains points sont non négociables.
Dans les deux cas il sait pertinemment que Hamon ne peut pas (compte tenu de sa situation au P.S.) ou ne voudra pas (pour ce qui est du programme et de sa position sur l'Europe) suivre ces exigences.
Je me pose donc la question de ce que peut bien chercher Mélenchon avec tout ca, et s'il souhaite vraiment une alliance finalement, comme il le prétend.
Bizarre : vos mots sont politiquement terribles pour Hamon et son impuissance (mais peut-être n'en êtes vous pas conscient ?)...
Il ne s'agit pas de voter juste pour la couleur politique qu'affiche un candidat, mais pour sa capacité à mettre en oeuvre un programme politique. Toute autre considération, tout autre calcul finira par se retourner contre ceux qui s'y prêtent;
Il pense qu'il doit 'ménager' sa droite, mais remarquez qu'il ne compte pas non plus se "renier", et entend défendre la ligne sur laquelle il a été élu. Ce n'est pas simple.
C'est sans doute pour cela qu'il a annoncé ne pas attendre de lui d'être l'homme providentiel.
Ca tranche avec un Macron ou Fillon par ex.
D'un autre côté que "peut" Mélenchon seul ? ............................défendre des belles idées, très bien, dont acte.
On sent bien dans votre propos que n'avez aucune considération pour la position de Mélenchon et que vous faites preuve d'une empathie totale vis à vis de celle de Hamon.
Pourquoi vous ne vous demandez pas comment Hamon peut gagner "seul" c'est à dire sans la gauche représentée par Mélenchon, ou encore comment il peut gagner en s'encombrant au final du bilan du PS et du gouvernement ?
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Ça c'était en 1981. Les russes actuels sont sournois Ils ont créé "deux médias russes qui ne cessent d’alimenter, sur les différents réseaux sociaux, la guerre civile en France" (Sylvain Maillard)*
En plus, ils font rien qu'à embêter Emmanuel Macron.
crise des partis, poc
ambition, poc
mouvement, poc
diversité, poc
transparti, poc
ouverte, poc
société civile, poc
Je veux bien lancer un challenge. Je pense que y'a moyen de trouver une vidéo de Rama Yade ou de NKM pour faire un bingo buzzwords.
Néanmoins pour répondre à votre question, c'est la stratégie d'intransigeance qui me pose problème, comme je crois le partager avec bruno. En ce qui me concerne, je conçois la politique comme l'exercice du compromis. Et si Mélenchon reste sur une position inflexible, et un rapport de force, il confortera encore plus à mes yeux sa position de tribun remarquable et remarqué, son confortable siège de député européen, et son statut d'éternel chef de parti d'opposition.
J'ai longtemps admiré ses qualités personnelles de radicalité, de persévérance, d'inflexibilité. Mais on a les qualités de ses défauts, et je commence à trouver qu'elles cèdent de plus en plus souvent à l'intransigeance, l'obsession, et l'entêtement.
Il y avait une excellente série documentaire sur Arte, en trois épisodes, sur les années Obama. Et je pense plus particulièrement à l'épisode sur l'Obamacare. Ce documentaire est remarquable en ce qu'il montre ce que peut-être l'exercice du pouvoir: une lutte stratégique, où comme à la guerre, il faut savoir aussi être souple et céder sur certains fronts, pour finalement remporter la bataille.
Et de moins en moins, je considère Mélenchon capable d'appliquer les plus élémentaires préceptes de souplesse dans l'art de la guerre, car rigidifié par son propre appareil politique. Si vous avez du mal à trouver le documentaire sur Obama auquel je fais allusion, je vous propose de regarder la ruée vers les data (accessible librement jusqu'au 16 mars sur Arte).
C'est l'histoire de la plus titanesque des batailles livrée à ce jour par un parlementaire européen. Titanesque parce-qu'il affronte les sociétés les plus riches de la planète: les Google, Amazon, Facebook, et Apple. Titanesque par le nombre record d'amendements déposés. Titanesque par le travail acharné fourni. Titanesque par les enjeux. Et titanesque parce-que comme dans toutes les grandes épopées de l'Histoire, le Destin s'en est mêlé.
Il est y montré cette épopée. Mais aussi l'importance de savoir être souple, l'importance de se préparer aux négociations, et donc aux concessions.
Je ne crois pas au talent pur. Je crois au travail acharné, et au concours de circonstances. Je ne crois pas que les grands hommes ont rdv avec l'Histoire. Je crois que les rdv de l'Histoire font les grands hommes. Personnellement, j'ai le sentiment que toutes les planètes s'alignent pour proposer un rdv à Mélenchon. Je souhaite, pour lui comme pour moi, qu'il saisisse cette chance.
Ma grand-mère disait: "c'est le plus intelligent qui cède". Sun Tzu ne disait pas autre chose il y a déjà 26 siècles.
A mon tour de vous poser une question. Qu'aurait à perdre la France insoumise à participer à une coalition avec le PS et EELV ? Dans mon idée, cela revient à l'histoire suivante. Il y a 6 maçons qui veulent construire la chaumière de la fermière-princesse. Le premier propose bois, paille, et chaux. Le deuxième de la pierre de taille. Le troisième des briques. Ces 3 compagnons ont les mêmes objectifs pour la princesse-fermière: le bien-être, un bon bilan thermique, et un investissement raisonnable et raisonné. Chacun défend la cohérence de son projet: "tu ne vas quand même pas foutre ta saloperie de chaux sur mes pierres de taille ? Et toi, t'as l'air malin avec ton linteau de 2 tonnes sur des briquettes pour faire une baie vitrée, tu vas tout casser !". Le problème pour la fermière-princesse, c'est que si ses 3 petits compagnons préférés ne s'entendent pas, elle n'aura pas d'autre choix que de choisir un autre maçon parmi les 3 autres (parce-que c'est le roi qui a fixé les règles, c'est comme ça).
Le quatrième est plutôt dans l'idée de faire du parpaing polonais. Sa logique est que ça aille vite et pas cher. Au plus tôt et au plus bas coût la princesse-fermière sera logée, et plus il pense qu'elle sera comblée. Ce qui n'est pas complètement faux dans le sens qu'elle n'a pas forcément prévu de passer l'hiver dehors non plus. De là à être contente de sa maison, c'est une autre histoire.
Le cinquième est un maçon trouble et un peu bizarre. Il a volé du bois, de la paille, de la chaux, des pierres de taille, et des briques aux trois premiers maçons. Et avec ça, il a bâti sa propre maison. Un château magnifique que les villageois regardent avec envie et admiration, mais seulement de loin à cause de la clôture. Par contre, et c'est là qu'il est bizarre, c'est qu'il ne "propose" pas ses services: il s'invite grossièrement chez la fermière-princesse et commence les travaux sans demander la permission, avec de l'amiante, tout en imposant un crédit à 18% d'intérêt dont il est le créancier.
Le sixième maçon n'est pas maçon. Il ressemble à un maçon, il parle comme un maçon, il a le sourire du maçon, mais il n'est pas maçon. En fait, c'est un troll des montagnes, avec les joues qui tombent sous le menton et la bave qui coule depuis la commissures des lèvres. Il n'a ni brique, ni bois, ni pierre. Mais il a un gourdin qu'il exhibe fièrement en prétendant qu'il s'agit d'un outil de maçon ancestral. Plusieurs fois, la princesse-fermière s'était faufilé en cachette dans la forêt et avait vu comment le troll des montagnes se servait de son gourdin sur les maisons des lutins des forêts. Ce n'était pas pour les réparer, les agrandir, et encore moins pour en construire de nouvelles. C'était pour tout casser, tout saccager, et tout fiche en l'air. Même le roi en son royaume, ne comprenait pas pourquoi les trolls des montagnes détestaient les lutins de forêts, ni pourquoi, ils cassaient leurs maisons.
Mais le roi est parfois un peu bête, il faut bien le dire. D'ailleurs, il ne sait faire qu'une seule chose à la fois, et pour l'instant, il est concentré sur le choix que va faire sa fille, la fermière-princesse. Quelle maison, et quels maçons va t'elle choisir ?
Le roi connaît les secrets du cinquième maçon, aussi, pour aider sa fille, il lui en touche deux mots... C'est vrai qu'elle est déçue. Pas qu'elle aimait particulièrement le cinquième maçon, mais elle avait tant rêvé en regardant ce magnifique château par delà les lointaines clôtures.
Elle n'osait rêver d'habiter si belle demeure, faite de bois, de paille, de chaux, de pierres de taille, et de briques. Qu'il devait y faire bon vivre dans ce nid douillet. Mais ce rêve n'était que l'illusion de la malhonnêteté du cinquième maçon.
C'est alors que le troisième maçon vint à chuchoter à l'oreille de la princesse-fermière. Il lui racontât que non seulement le cinquième maçon lui avait volé des briques, mais qu'il l'avait également réduit en esclavage, lui et toute sa famille pour terminer son château, fait de pierres de taille, de bois, de paille et de chaux. Toute la structure était là princesse-fermière, je n'imaginais pas participer à un tel chef d'oeuvre. Dans ma misère, dans mon malheur, je me consolais en me consolant de voir la belle beauté de l'ouvrage. Que j'ai souffert d'être esclave, mais que le château était beau. J'ai posé mes briques pour faire des planchers. Je n'imaginais même pas que c'était possible. Toute ma vie je n'ai fait que monter des murs. J'étais fiers de mon travail, mais là, c'était grandiose. Je ne souhaite plus jamais être esclave, mais je voulais vous dire que le château est encore plus beau de l'intérieur, au delà de vos plus fous espoirs.
La princesse-fermière était juste et sage. Elle se disait que tout le monde pouvait avoir une chouette maison fait de briques, de pierres, de bois, de paille, et de chaux. Mais plutôt que de rendre malheureux le premier, le deuxième et le troisième maçon malheureux, il suffisait de se suffire de la chaumière de ses rêves. Aussi humble que sa sagesse, mais aussi belle et confortable que ses rêves les plus fous à contempler le château. Il suffisait que les trois maçons s'entendent avant que le cinquième maçon ne finisse la chaumière en amiante à 18% d'intérêt. Eventuellement, avait-elle recours au quatrième maçon avec du parpaing polonais avant que l'hiver n'approche, mais cette alternative ne l'enchantait pas trop.
Elle pris son courage à deux mains, et sa démocratie participative à deux balles, et s'en alla rencontrer le premier maçon. Il lui raconta que lui aussi s'était fait volé son bois, sa paille, et sa chaux, et que lui aussi avait été réduit à l'esclavage pour bâtir le châteaux. Quand il était arrivé, il y avait déjà de magnifiques murs en pierre de taille. Un travail remarquable d'une architecture supérieure. Ciselé de main de maître, à la fois d'une robustesse à toute épreuve et d'une délicatesse artistique enchanteresse. De la magnifique ouvrage.
Mais comment as-tu fait ?
Oh, mon bois, ma paille, et ma chaux sont des matériaux très souples. J'ai construit des centaines de maisons bizarres, dans le creux des arbres, adossés à la colline où l'on y vient pied, des hôtels en californie qu'on ne peut jamais quitter, sur pilotis au dessus des torrents, sous terre... C'était bien la première fois que je construisais autour d'une architecture en pierre si aboutie et travaillée, et ç'aurait été presque un plaisir si je n'étais alors pas réduit à l'état d'esclave. On ne m'a pas demandé de terminer. C'est bizarre, j'avais presque fini. Quand je vois à quoi ressemble le château aujourd'hui, je me demande bien comment ils s'y sont pris pour le terminer. J'imagine qu'ils ont du prendre des esclaves, mais quelles techniques ont-ils utilisé pour combler mes planchers et rehausser mes colombages, et en composant avec ma paille et ma chaux ?
Des briques répondit la princesse-fermière. Le cinquième maçon a volé et assujetti le troisième maçon pour qu'il termine le château à la brique.
Bon sang, quelle bonne idée...
Et le premier maçon s'en alla à la rencontre du troisième maçon pour discuter association de maçons bienfaiteurs.
Ravie de cette nouvelle amitié, la fermière-princesse s'en alla trouver le deuxième maçon. Celui-là même qui avait monté la plus belle architecture ciselée, et les plus robustes murs de tout le royaume de ses propres mains, alors assujetties par le cinquième maçon.
Ecoutez mademoiselle, moi j'ai toujours travaillé comme ça. Si ça ne vous plaît pas, j'y peux rien. On me donne des plans, c'est planifié, j'exécute. J'avais des chaînes au cou, aux mains, aux pieds, mais permettez-moi de vous dire que j'ai mordu ce coquin dès que j'ai pu, et tant que j'ai pu. Par contre, mon travail, c'est mon travail. Je m'applique. Mais là, effectivement, ça ne ressemblait à rien, quand j'avais terminé. On aurait dit une ruine neuve. Des murs à droite à gauche, sur des distances qui n'avaient aucun rapport avec des dimensions d'une chaumière. Ca ne fermait pas, même pas de toit, les murs mêmes parfois ne se touchaient pas. J'avais des plans, j'ai fait mon travail, mais permettez-moi de vous dire que j'ai mordu ce coquin dès que j'ai pu, et tant que j'ai pu. Il m'a dit c'est terminé, j'ai cru qu'il allait m'abattre. Mais non, il m'a ôté les chaines, mais permettez-moi de vous dire que j'ai mordu ce coquin dès que j'ai pu, tant que j'ai pu, et je suis rentré chez moi.
Votre travail est magnifique, n'avez-vous pas vu le château ?
Le château ? Quel château ? Plus jamais ça. Plus de chaine, plus de pierre, plus de taille, plus de mur, plus rien. Cessez de m'importunez et allez voir ailleurs si j'y suis.
Mais vous êtes la pierre angulaire sur quoi tout repose. Je souhaite juste une chaumière à taille humaine, pas un château, et vous collaborerez avec le premier et le troisième maçon en toute liberté. Et si vous êtes heureux vous pourrez faire des maisons collaboratives pour tous les villageois du royaume.
Je n'ai jamais collaboré, avec rien, ni avec personne. Vous me traitez de collabo ? J'ai fait mon travail, enchainé, et permettez-moi de vous dire que j'ai mordu ce coquin de cinquième maçon dès que j'ai pu, et tant que j'ai pu. J'ai été durement puni, mais j'ai fait mon travail.
Mais je souhaite juste une petite ferme et que vous exerciez votre métier comme vous le revendiquez.
Pour vous, je veux bien me remettre au travail. Quatre murs, carrés, ciselés. Et cette fois des murs qui se rejoingnent bon sang ! Et un toit en pierre dans le sens de la vallée. Aucune fuite, du robuste, du beau, du solide, de l'artistique, une bonne inertie thermique, du lourd ma petite dame.
D'accord, mais ce serait en collaboration avec le premier et le troisième maçon pour avoir aussi du bois, de la paille et de la chaux, et des briques: vous auriez même moins de travail pour un meilleur sal...
Sale quoi ?! Sale collabo ? Je n'ai jamais collaboré, madame. J'ai été esclave, et permettez-moi de vous dire que j'ai mordu ce coquin dès que j'ai pu. Malgré tout ça j'ai fait mon travail. Et je l'ai bien fait. Si vous n'êtes pas contente, vous connaissez le chemin de la sortie.
Et c'est ainsi que la princesse-fermière pris le chemin de la sortie de l'Union Européenne, tandis que le Troll des montagnes nomma Wauquiez premier maçon de la peine de mort, Woerth second ministre du PMU, du Loto, et de l'Economie (il aura fallu 3 ans de procès rocambolesque, pour le confondre de non-patriotisme quand il n'a pas réussi à patriotiser l'euro-million), et Lemaire troisième ministre de la culture du Western Spaghetti, de Khô-Lanta, et de la Star-Academy.
Avant de sombrer dans l'alcool, l'héroïne, la prostitution et les jeux vidéos, la princesse-fermière osa un dernier geste de désespoir teinté de sagesse en changeant la Constitution désormais reproduite sur papier-calque: la devise du royaume devenait alors: "bienvenue chez vous".
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Pas facile de chiffrer, surtout si on cherche des convictions profondes. Combien de cadres au PS sont juste recrutés pour faire de l'administration publique, tenir un discours de "sérieux", sans guère plus de conviction que faire un métier de fonction publique, dans un conformisme idéologique centriste ?
Cette description vise juste. Dans le champ journalistique je ne peux m'empêcher de faire l'analogie avec les propos de Samuel Laurent sur le plateau d'asi.
Ni de faire le parallèle avec les thèse de Deneault sur la médiocratie. http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,135205.php
Un passage de l'interview résonne comme une réponse à Le Chien :
Sans surprise, c'est le milieu, le centre, le moyen qui dominent la pensée politique. Les différences entre les discours des uns et des autres sont minimes, les symboles plus que les fondements divergent, dans une apparence de discorde. Les « mesures équilibrées », « juste milieu », ou « compromis » sont érigées en notions fétiches. C'est l'ordre politique de l'extrême centre dont la position correspond moins à un point sur l'axe gauche-droite qu'à la disparition de cet axe au profit d'une seule approche et d'une seule logique.
Dans ce contexte médiocre, règne la combine. Les gouvernants se font élire sur une ligne politique et en appliquent une autre une fois élus, les électeurs profitent des municipales pour protester contre la politique nationale, votent Front national pour exprimer leur colère, les médias favorisent ces dérapages en ne s'intéressant qu'aux stratégies des acteurs. Aucune vision d'avenir, tout le jeu politique est à courte vue, dans le bricolage permanent.
Mélenchon et la France insoumise me semble plus éloigné de cette ordre médiocratique qu'Hamon et le PS.
Hamon joue le jeu Deneault déconstruit cette expression caractéristique de la médiocratie.
« Jouer le jeu » est une expression pauvre qui contient deux fois le même mot relié par un article, c'est dire son caractère tautologique. C'est une expression souriante, d'apparence banale et même ludique. Jouer le jeu veut pourtant dire accepter des pratiques officieuses qui servent des intérêts à courte vue, se soumettre à des règles en détournant les yeux du non-dit, de l'impensé qui les sous-tendent. Jouer le jeu, c'est accepter de ne pas citer tel nom dans tel rapport, faire abstraction de ceci, ne pas mentionner cela, permettre à l'arbitraire de prendre le dessus. Au bout du compte, jouer le jeu consiste, à force de tricher, à générer des institutions corrompues.
La corruption arrive ainsi à son terme lorsque les acteurs ne savent même plus qu'ils sont corrompus. Quand des sociétés pharmaceutiques s'assurent que l'on guérisse à grands frais des cancers de la prostate pourtant voués à ne se développer de manière alarmante que le jour où ceux qui en sont atteints auront 130 ans. Quand l'université forme des étudiants pour en faire non pas des esprits autonomes mais des experts prêts à être instrumentalisés.
Et vous Faab. Vous jouez le jeu ou pas ? Cet ordre médiocratique m'est insupportable depuis un bon moment mais pas de toute éternité.
A une époque ou j'étais jeune et naïf j'ai voté oui au TCE .
Du temps de Sarkozy vs Ségolène j'ai adhéré au PS mon courant c'était le NPS de Hamon Montebourg Peillon j'ai assisté a des réunion de section et tout le toutim. (j'ai voté ségolène pour écarter DSK au primaire ah ah vous vous souvenez que le plus à gauche dans ces primaires c'était ... Fabius).
Puis j'ai tiré les conclusion de mon erreur.
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Nous avons fait une soirée entière à la mémoire de Couté avec un gars que tu dois connaître Gérard Pierron.
https://www.youtube.com/watch?v=8jTk6ESlrhs
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Elle est libre de toutes attaches, de toutes conventions, de toutes formes.
Pour moi, elle est.
Et cette vérité des mots vrais est on ne peut plus convaincante et elle nous transporte vers cet ailleurs (il y avait longtemps!) au moyen de l'autrement.
Je n'ai pas dit que l'autre ment en lui filant une pastille rouge.
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(si si, même le macramé, technique arabo andalouse qui ne produit que de pitoyables abat-jours)
ni comme occupations — qui valent bien des tricotages et tripotages de querelles idéologiques — ni comme sources de beauté, laquelle n'est pas toujours au rendez-vous, certes, mais en "poésie" non plus...
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C'est pas si mal ces loisirs manuels, ça permet même des formes d'arts populaires, certes non-certifiés par les académiciens ou le marché de l'Aaart mais permettant des expressions personnelles respectables.
Poterie, blogueur, youtuber ou causeries sur les forums, il n'y a pas grande différence.
non, j'ai été choquée, parce que d'après moi c'est toute une conception de la politique, et de la société, que trimbalent ces images, une conception à la fois prétentieuse et ringarde, du genre "laissez les gens sérieux s'en occuper".
Voyez les deux Alexis, Corbière et Bachelay, ils se connaissent et Corbière n'en veut pas Hamon, c'est un ami (10'35'').
Hamon semble coincé par l'appareil du parti, et je crains que les "gens responsables" aillent au bout de leur irresponsabilité au nom de la solidarité d'entreprise ou leur mythologie, comme Filoche qui continuera à se voir membre du parti de Jaurès même si "Parti Socialiste" signifie magouille et trahison pour une bonne partie de l'électorat de gauche.
Et les carriéristes-gestionnaires doivent se sentir innocent d'avoir suivi la ligne des chefs ou du vote des militants centristes, ils ont l'état d'esprit "fonctionnaire", exécutants disciplinés ne comprenant pas pourquoi on les sanctionnerait pour avoir obéi. Peut-être même que Hamon pourrait obtenir des désistements si il offrait des "mutations", des places honorables de gestionnaire avec maintien des émoluments.
C'est aussi ça la professionnalisation du politique, des gens qui font réellement carrière dans un parti comme si c'était la fonction publique, dans une logique à l'anglo-saxonne d'institutionnalisation des partis (bipartisme, primaires etc.).
Mais si Hamon n'est pas capable de faire les changements par le haut, je suis d'avis que la France Insoumise devrait attaquer la structure par la base, en mettant en avant des gens qui sortent du PS.
C'est ce que je disais ailleurs : quitte à être prêt à un accord gouvernemental sur le fond, autant préparer la possibilité d'un pluralisme interne dans la France Insoumise, être prêt à intégrer des éléments dissidents du PS n'acceptant pas le maintien des candidats hollandistes-vallsistes, trouver des accords de représentativité au niveau de la base, sur le terrain des circonscriptions, en-deça de la hiérarchie du PS.
Combien de militants pro-hamon/montebourg, notamment les jeunes, auront du mal à faire campagne pour un candidat vallsiste, à accepter une discipline de parti ?
Ca minerait les hollandistes-vallsistes que de voir des PS dissidents certifiés vraiment de gauche par la France Insoumise et travaillant avec elle (en jouant sur des binômes titulaire/suppléants pour du contrôle réciproque ?).
Au niveau programme, je ne vois pas de possibilité d'accord sur certains points, notamment la stratégie vis-à-vis de l'U.E. mais rien n'interdit de s'engager à laisser trancher le peuple, par référendum, y compris dès l'étape du mandat de négociation (mandat pour menacer d'une sortie), qu'on puisse voter pour la France Insoumise sans tout prendre d'un bloc.
Et puis, il faudrait une stratégie d'action effective en cas de situation minoritaire à l'Assemblée, casser l'argument de l'utilité qu'il y aurait à ménager les centristes ou apolitiques du PS, ce conformisme technocratique qui s'oppose à la ligne ambitieuse qu'a vendu Hamon, l'"utopie" (revenu universel etc.).
L'instrument institutionnel pour ça est déjà en place : le référendum d'initiative partagée demandant 185 parlementaires et 10% du corps électoral.
A mon sens, faute d'accord avec le PS, on pourrait obtenir des mouvements conséquents de l'électorat si on fait campagne en disant que même sans majorité, on a cet objectif de 185 élus et des référendums déjà préparés, un plan concret pour interroger rapidement les gens sur l'essentiel, la constituante, le financement des partis (pour casser les candidatures faites juste pour l'argent public), la stratégie vis-à-vis de l'U.E., des renationalisations (EDF, Engie, autoroutes etc.), la dette etc..
Au niveau timing, faudrait voir quel temps est laissé à Hamon pour clarifier les choses, mais je crois qu'il ne coûterait rien de déjà dire à la base PS que la France Insoumise prépare un espace d'expression pour leur ligne de gauche au cas où, un esprit "front populaire", qu'ils n'auront pas à ravaler leur vote de la primaire parce que des cadres du PS les étouffent.
Et idem avec le PCF où il semble y avoir un décalage entre l'appareil voulant ses candidats aux législatives (pour le financement du parti ?) et les militants qui ont voté pour suivre la candidature de Mélenchon.
P.S. : c'est ma manière de jouer un jeu qui n'est pas au naturel fait pour moi, chercher les voix de subversion pour qu'on puisse poser de nouvelles règles, mettre en place un autre jeu.
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Oui. Votre présentation n'est pas flatteuse, mais c'est ça. Et comme vous, je pense que c'est ce point qui nous différencie.
Le "y'aura bien moyen de moyenner" veut dire qu'une fois l'élection gagnée, la lutte pour les idées ne fait que commencer. Parce-que c'est bien en étant au pouvoir qu'il est possible de tirer dans le sens de ses idées.
De votre côté, vous me donnez le sentiment de soit vouloir la victoire pleine et entière, soit de jeter complètement l'éponge et d'abandonner l'idée même de défendre vos idées.
Moi je refuse que mon représentant jette l'éponge.
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Si on se base sur le groupe actuel, ça ferait 96 députés insoumis à l'Assemblée, ce qui, de mon point vue, dépasse, et de loin, les perspectives au cas où PS, EELV et FI maintiendraient leur candidature dans chaque circonscription.
Une autre base de réflexion serait la proportionnelle d'après les sondages d'intentions de vote. Si on a Hamon 15%, Mélenchon 10%, Jadot 3%, ça donnerait à peu près 152 socialistes, 104 insoumis, et 30 écologistes.
Mais à mon idée, il vaut mieux avoir un sous-groupe écolo-insoumis de 192 que de 134, au prix de perdre une petite dizaine d'insoumis; parce-qu'ainsi le sous-groupe socialiste passerait de 152 à 96.
Quelle trahison voyez-vous là dedans ?
Je vous invite à écouter plus attentivement Teinturier, Perrineau, Fottorino, etc., qui, s'ils n'ont pas leur carte au PG, ont quand même généralement tendance à "défendre" Mélenchon. Rappelant par exemple que les difficultés inhérentes à l'union Hamon Mélenchon Jadot sont moins une question d'égo qu'une question de programme.
C'est marrant d'entendre tous ces @sinautes dire qu'à la télé on entend toujours les mêmes personnes et les mêmes discours, alors qu'ils n'ont même pas la télé. C'est marrant d'entendre tous ces @sinautes crier au scandale et à la manipulation des sondages, alors qu'ils n'ont pas l'ombre d'un bagage statistique. C'est marrant d'entendre tous ces @sinautes dire que telle émission est de la merde alors qu'ils ne la regardent jamais.
Bref. Quoiqu'il en soit, vous n'avez pas répondu à la question: en quoi ce serait une trahison que d'obtenir des garanties, la mise en oeuvre d'une large partie du programme, et un groupe conséquent au Parlement ?
Ensuite si programme commun il doit y avoir, il faut nécessairement que celui-ci puisse être appliqué.
Il faut donc que les candidats aux législatives présentés par le rassemblement soient issus du groupe qui soutien ce programme.
Et cela exclus les membres du PS qui ont voté toutes les lois de ce gouvernement ou qui ont participé à ce gouvernement.
Enfin si c'est Hamon qui devient le candidat pour l'élection présidentielle il faut que Mélenchon soit 1er ministre et inversement.
Il faut aussi que le PS n'ait pas les ministères clés. Si on peut faire confiance à un Piketty, on ne peut clairement pas faire confiance aux politiciens du PS.
Et sur le programme il y a des points clés à respecter, notamment l'ouverture aux citoyens comme la France insoumise, la constituante pour la VIème république, la relance de l'économie, et un plan clair pour résoudre le conflit inévitable avec les institutions et les traités européens, et l'Allemagne de Merkel.
Vous semblez être ce matin dans l'option négociation.
Si j'en crois la radio (france-info) Mélenchon aurait dit hier "faut pas rêver, ça ne se fera pas!". Quel est le processus démocratique qui décidera?
On pourrait effectivement envisager un référendum des militants.
C'est déjà l'option envisagée pour trancher la question européenne. Si on considère que celle d'un accord est d'égale importance, ca me semblerait logique.
Bonne question.
Perso, je parierais sur chacun de son côté pour la présidentielle, on voit les résultats, et ça discute après pour les législatives. Si par miracle l'un passe au 2nd tour de la présidentielle, ça règlera la question du leadership, et sinon, ce sera "l'état d'urgence" pour dire qu'il faut organiser une force pour l'Assemblée.
La France Insoumise peut de toute manière fixer ses conditions, dire pour chaque circonscription comment elle considère le candidat PS investi, ça peut aller de l'adversaire pour ses positions ou sa carrière à quelqu'un de proche avec qui un accord de candidature commune est possible, binôme candidat/suppléant par exemple.
Ca fait 30 ans qu'on est en "état d'urgence", après chaque élection. Un état d'urgence où tout le monde a la main sur le coeur en s'indignant des résultats du FN, et en battant sa coulpe.
Ca dure le temps de la soirée électorale. Et puis tout ce beau monde retourne tranquillement à ses affaires en préparant son programme et sa stratégie dans son coin. Et arrivé à l'élection suivante, on déplore unanimement que les divergences sont indépassables et qu'il est trop tard pour une alliance.
Et puis on recommence le cirque, encore et encore, qui consiste à dire qu'il faut tirer des leçons de l'élection la larme à l'oeil, tout en comptant ses petites voix capitalisées.
Au passage, une idée que j'ai eu pour (ré)évaluer le potentiel à la présidentielle : additionner le vote de gauche contestataire à la présidentielle de 2002 où c'était aussi le chaos en terme de candidatures.
La somme NPA + LO + Chevènement + PCF + Gluckstein faisait 19,14% avec un taux d'abstention conséquent.
On pourrait aussi avoir ce taux du fait de la démobilisation d'un électorat PS, les problèmes de Fillon, et d'éléments de EELV ne digérant pas le ralliement de Jadot à Hamon sans se retrouver dans FI.
D'autre part, il ne m'étonnerait pas que Marine Le Pen soit sur-évaluée tandis que Mélenchon serait sous-évalué à cause des corrections faites à partir des Européennes et Régionales peu mobilisatrices et où était mal représentée la gauche contestataire avec l'explosion du Front de Gauche.
Au final, ça donnerait quelque chose de très serré à 5 candidats principaux (LePen, Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon), et Mélenchon aurait sa chance à 18-20%. Pour rappel, le plus haut score en 2002 était 19,88% pour Chirac.
A noter que moi aussi je sous-évaluais par rapport à ces chiffres-là, je le faisais sur la base des résultats du Front de Gauche et de réactions de terrain sur l'image de Mélenchon. Mais j'ai vu un changement d'appréciation sur celle-ci par quelqu'un pour moi significatif de cet électorat fluctuant, après qu'il ait regardé l'émission sur le chiffrage.
FI peut au moins consolider sa crédibilité en insistant sur le socio-économique, sortir de l'image du mouvement d'humeur.
Avez vous remarqueéque Benoit Hamon était le leader du parti majoritaire à l'assemblée et vainqueur de la précédente élection présidentielle? Il est au pouvoir pas dans l'opposition.
La pseudo lutte pour les idées a été perdue depuis belle lurette mon pauvre. !!
5 ans sans imposer ses idées dans son propre parti ( deux fois ministre ce cher Hamon) mais vous le croyez capable de le faire désormais?
La primaire de Hamon c'est comme les jeux olympiques. Vous savez quand le dopage dans le podium n'est détecté qu'après l'événement on réorganise la cérémonie pour donner la médaille de bronze au quatrième.
C'est sympa mais c'est trop tard...
Mélenchon le dit lui-même: "il y a encore au PS un courant socialiste authentique, Hamon, Emmanuelli, et d'autres camarades ".
D'accord sur presque tout, dis -tu, mais il a fait la moue sur la tomate...recalé.
Comment faire un breuvage noir? Pastis-charbon (ça soignerait aussi les maux d'estomac).
Merci Aloys von.
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Hamon serait-il notre actuel Danton? Il en aura eu l'audace, en tout cas. L'audace, à la différence de Jospin, d'un programme socialiste: justement socialiste, parce qu'ordonné à l'universalisation du communisme*. Le revenu universel qu'il propose en est l'éclatante proclamation, plus encore que proposition. Son application immédiate aux18-25 ans, en desserrant d'une part la dépendance des jeunes adultes à l'égard de leurs parents: ceux qui en ont conservé; et en réduisant d'autre part leur avantage en regard de ceux qui n'en ont plus ou n'en ont jamais eu, serait une très concrète façon de démontrer qu'égalité et fraternité ne sont pas simplement de pieux compléments à la liberté. Proposition utopique oppose-t-on songeant à ce qui nous en coûterait en termes de "valeurs": la défense symbolique de la "valeur-travail" servant à masquer la protection économique des valeurs-avoirs en capital. Opposition aussitôt déconsidérée que "décryptée".
Mais prudence. Là s'arrête pour l'heure et pour moi ma critique adhésion à la candidature Hamon. Car, outre ma totale répulsion à l'endroit de toute cannabis légalisation ou dépénalisation, ses autres propositions: celle d'une VIème République surtout mais aussi son 49. 3 citoyen dans leurs versions actuelles, me semblent dans leur flou nourrir plus de loups que de raisons d'espérer. Puisse-t-il les amender ou en changer afin d'éviter ce qu'après avoir loué son audace il faut déplorer à l'évocation du souvenir de Danton. Encore du moins toutefois dans le cas présent n'a-t-on rien à craindre moralement du côté de la personne d'Hamon.
* Lequel communisme a partout et toujours existé aussi partiellement que réellement; mais régi aussi, ouvertement ou secrètement, les normes légitimes de comportement. Ne fait jamais véritablement question que l'opportunité de son effective extension en telle ou telle concrète situation.
En réponse à ceux qui menacent régulièrement de se désabonner, j'ai envie de dire qu'une de mes motivations pour rester (pas la seule, bien sûr!) c'est la qualité des forums. Parlons pas de ceux de Médiapart, je ne les lis même plus tellement ça me démoralise. Les commentaires sur les blogs, c'est parfois bourré d'insultes, ou, sur celui de Mélenchon, par exemple, tellement béni-oui-oui que ça n'apporte strictement rien. Ici, au moins, il y a argumentation, discussion, contradiction, rectification, apport d'info, etc...
Merci à tous, et merci à ASI et à Daniel de nous donner l'occasion de ces échanges. Et de tenir le forum à la fois libre et propre.
https://www.change.org/p/pour-une-coalition-entre-beno%c3%aet-hamon-jean-luc-m%c3%a9lenchon-et-yannick-jadot?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_update&utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_update&sfmc_tk=MvbpWUnTb7yrq4MeHIYHBYE69ekElJCBDrSI68hMCc9ggfvnuSSXcObCMK7pEFtB
(et même deux http://www.1maispas3.org/)
qui proposent que les trois candidats les plus susceptibles de rassembler, s'unissent pour éviter la déroute de la gauche.
Les problèmes d'ego, les ricanements d'une certaine extrême gauche, ne seront pas suffisants pour empêcher cette union nécessaire autour d'un programme et peu importe celui qui sera tiré au sort comme candidat pour répondre aux exigences de la 5eme république et avancer vers une sixième république, il est urgent de joindre la parole aux actes.
Je n'ai pas lu tous les commentaires, peut-être ces pétitions ont-elles déjà été citées mais l'essentiel c'est de faire pression sur Hamon, Mélenchon et Jadot pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat le 23 avril parmi ces trois là sinon ce sera sans moi et sans beaucoup d'autres, je pense !
Le front de gauche / france insoumise, (la FI) ? travaille sur son programme depuis plus de 5 ans, s'appuie sur divers réseaux avec leur expertise pour proposer une approche globale, planifiée, chiffrée (à la louche parfois ?).
Je me plais à penser les gens sincères
Entendu Benoît Hamon évoqué comment son contact avec les "acteurs de l'ESS" avait modifié sa vision de l'économie et commencer à remettre en question son point de vue sur l'économie libérale, et comment il s'était senti seul alors, au sein du gouvernement.
La question qui me taraude, c'est si la "fi", ses sympathisants, ses convaincus, ou ceux qui tireraient leur vote au sort, élisaient un président ou une majorité parlementaire, comment ces derniers sauront-ils résister aux forces de résistance à leur programme et comment les citoyens se mobiliseront pour que le pouvoir ne corrompe pas trop, le quotidien ne corrode pas trop, que le programme se passe bien.
Pour les communs biens et les communs sens !
Répondant il y a environ une heure à un de ses tweets, j'ai été bloqué et interdit d'accès à son compte.
Ce tweet faisait référence à une phrase de Mélenchon, invitant à voter pour lui pour donner un grand coup de balai, et disait, en gros (je n'ai plus la possibilité de le lire) : En tant qu'historien, ce "coup de balai" me rappelle de mauvais souvenirs.
Le mien : Lorsqu'une formule anodine devient condamnable lorsqu'elle est prononcée par Mélenchon. Parti-pris.
Il n'a pas supporté. Ces historiens sont susceptibles.
Si Hamon veut réellement former une alliance avec Mélenchon et Jadot, il lui faut accepter de trancher et de se défaire, consciemment, de la droite du PS en n'investissant pas ses membres et en actant leur fuite chez Macron.
En 90 jours ?
Et avec une personne qui n'a pas voté pour la motion de censure du gouvernement Valls ?
C'est ce moquer des citoyens.
Voter pour Hamon c'est voter pour le PS et pour un programme fabriqué sur un coin de table.
On nous a déjà fait le coup avec Hollande, soit-disant de gauche.
Je n'ai aucune envie que mon bulletin de vote finisse en confettis. Et tant pis si - comme d'habitude - la personne pour qui je vote n'est pas élue. Au moins j'aurais fait mon devoir de citoyen :
• voter pour désigner un représentant qui défend des idées auxquelles j'adhère
• et non pas voter pour une personnalité sous prétexte qu'elle peut gagner
Je me fous des sondages / prescriptions médiatiques. Voter ce n'est pas jouer au PMU.
plus de menaces; un clic, c'est tout;
la vie politique n'est pas qu'un spectacle; j'y participe activement;
cet article hors-sol ne correspond pas à ce que je vis; il m'étonne un peu; je pense qu'on a mis le pied sur le toboggan, et ça va glisser;
Mais de là à ce que l'apparition de Hamon agisse comme du GHB... je veux dire : de combien de p***n d'avanies au cours des décennies les électeurs PS ont-ils besoin pour enfin comprendre ?
L"ennemi de la finance" par le parti qui a libéralisé la finance, ça n'a pas suffit ?
Évidemment que Hamon ça serait aussi bidon que Hollande, autant croire à l'existence des licornes et des bisounours arc-en-ciel...
Je me demande pas si ça me désespère pas plus que les frasques de Penelope.
Je peux vous répondre facilement déjà : Non, ce n'est pas une histoire d'égo, et tout simplement car Mélenchon et Hamon ne sont pas tous seuls à décider.
La plus grosse difficulté vient surtout de la confiance que les premiers accordent aux seconds. Le PS Et ses multiples renoncements/trahisons sont la source principale de division de la gauche depuis 30 ans, et elle a atteint son paroxysme avec le mandat de Hollande. Je vous rappelle que les lois macrons et El-Khomri ont définitivement rendus hostiles une grande partie de la gauche au gouvernement et au parti qui le soutien, en l'occurrence le PS.
Si les idées défendues par Hamon peuvent inspirer une sympathie suffisante pour que la question d'une alliance se pose en effet.
Mais le personnage lui-même n'est pas digne de confiance. On peut douter de ses réelles intentions.
Et s'il compte former une majorité qui incluerait Valls El-Khomri Hollande, et la France insoumise, c'est juste impossible.
Les gens ont besoin d'avoir la garantie que le programme qu'ils choisiront sera bien appliqué et défendu au bout du compte.
Il se pose donc la question de savoir qui sera dans le groupe parlementaire pour voter les lois.
Allez, je demande un sondage auprès de Schneidermann, Anne-Sophie Jacques et Judith Bernard sur leur perception de la ligne de Hamon. Ca leur parle son programme ? A mon avis, ils sont le coeur de "cible", la gauche déjà engagée dans les transformations, se sentant responsable, autonome, indépendante, sans besoin d'une administration venant dire à quoi s'employer pour réaliser le Plan. Ce serait la logique de la conjonction revenu universel + Economie Sociale et Solidaire, une sécurité pour l'autonomie et le développement d'un cadre déjà responsable pour s'engager plutôt que les "pactes de responsabilité" avec qui n'a d'autre responsabilité que le service de dividendes.
Question de fond : d'où vient le mouvement ? Plutôt soutien à la base active, autonome ou impulsion d'en haut par un plan d'Etat, dirigiste ? Comment combiner les deux ?
P.S. : j'ai le vague souvenir qu'il y avait comme proposition chez Mélenchon qu'un poste de fonctionnaire serait offert à toute personne ne trouvant pas d'emploi mais j'ai un doute. Faux souvenir ? Quelqu'un sait ?
Enfin, 246 maintenant...
Macron est peut être un bulle... mais il existe des français qui croient en lui bien avant qu'il fasse les couverture. je ne rate pas une chronique du matinaute... mais plus ca va... et plus je me dis...
"On a ete aveugle au brexit"
"aveugle pour trump"
"est ce que le matinaute n'est pas de plus en plus aveuglé?". on y sens les meme arguments qu'au café de commerce: bulle, flou, manque de progrmme. alors que macron applique une approche Bottom Up assez connu en finance (stress testing) en democratie on peut apparenté ça à de la democratie participative.
Bref
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si S. ne comprend pas, il se renseigne, ou il se sait;
jouer la République à pile ou face ? on paie pour lire ça ? plus pour longtemps;
Effectivement, il existe une petite fenêtre pour qu'un candidat authentiquement de gauche figure au second tour des présidentielles et la perspective d'une dispersion des voix de gauche entre Hamon et Mélenchon pourrait empêcher cela.
Alors, évidemment, certains se demandent : "Mais pourquoi ces deux-là ne s'entendent-ils pas ? Qu'ils mettent leurs égos de côté et..."
Et je comprends leurs craintes, leurs interrogations, mais le membre du Parti de Gauche que je suis (et même par intermittence de son conseil national) admet bien volontiers que sur nombre de sujets, on pourrait trouver des compromis : la cadence ou les moyens de la transition écologique, la fiscalité, les mesures sociales et bien d'autres choses.
Il existe cependant des questions essentielles pour lesquelles la réponse ne peut-être mitigée.
Est-on pour ou contre l'instauration d'une assemblée constituante ? La réponse ne peut être : "moui".
Alors c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Parce qu'une Sixième République rédigée par quelques docteurs en droit dans un cabinet, ce n'est pas la même chose qu'une Sixième République discutée point par point par une assemblée constituante faite de membres élus en partie et tirés au sort. Dans un cas, on dicte la bonne parole, dans l'autre on permet à toute la société de se refonder par un débat politique essentiel menés par des personnes (les constituants) qui ne pourront bénéficier des règles qu'ils instaurent parce qu'ils seront inéligibles pour l'élection parlementaire qui suivra.
Et si j'ai retenu un élément de mes années passées à Anticor, c'est que l'une des sources essentielles de la corruption (donc de la confiscation de la démocratie dans notre pays) vient du fait que ceux qui étaient chargés de fixer la loi (les parlementaires) étaient aussi ceux qui pouvaient bénéficier des imprécisions ou du laxisme de celle-ci (les maires, les conseillers généraux, etc.) du fait du cumul des mandats.
Et je ne vous parle pas des dérives de notre conseil constitutionnel qui a instauré l'évasion fiscale comme un droit de l'homme : (ici ou là).
Ou de ma plus grande confiance en une assemblée de citoyens pour établir des règles strictes de contrôle de l'action de nos représentants, de lutte contre le lobbying, le pantouflage, les conflits d'intérêt, de promotion d'un système électif à la proportionnel, de limite des mandats dans le temps et dans le nombre...
Est-on pour ou contre la dénonciation des traités européens ?
Là aussi, on ne peut se contenter d'une réponse de Normand. C'est oui ou non. Et si c'est non, le cas Tsipras nous montre ce qui arrive à un gouvernement de gauche qui refuse d'entrer en conflit ouvert avec l'Union Européenne : soumission, opprobre et lentement agonie.
Est-on pour ou contre un protectionnisme aux frontières de la France ?
L'idée d'un protectionnisme aux frontières de l'Europe, c'est une bonne chose, mais dans le cadre actuel des choses, c'est seulement un jacquattalisme : c'est-à-dire une mesure tellement utopique qu'elle permet de repousser aux calendes grecques toute idée de protectionnisme.
Et le protectionnisme, c'est la méthode concrète pour limiter la mise en concurrence des systèmes sociaux, mais aussi des normes sanitaires et écologiques. Quand on refuse la possibilité de mettre aux frontières de la France des mesures protectionnistes, c'est que l'on accepte une remise en cause permanente de notre protection sociale par l'arrivée de marchandises produites ailleurs avec des normes sociales plus faibles, de même que la délocalisation de la pollution ailleurs et l'impossibilité d'instaurer en France des normes rigoureuses du fait au chantage à la perte de compétitivité.
Et ce n'est pas seulement un problème de possibilité de création d'un protectionnisme aux frontières de l'Europe. C'est que dans toute union douanière de territoires ayant des normes sociales, écologiques et sanitaires différentes, les grandes entreprises jouent forcément (et comment leur reprocher puisque ce type d'union le permet) les législations les unes contre les autres ? Et pèsent de ce fait sur les décisions démocratiques et l'application de l'intérêt général.
Et il faudrait faire la liste des quelques points de fixation comme ceux-là qui ne peuvent se résoudre par un mélange de noir et de blanc. On est pour ou contre. Et lorsque c'est un point essentiel d'un programme politique, ce n'est pas juste une question d'égo (même s'il peut y en avoir par ailleurs).
Il faut analyser les choses avec un minimum de précision.
Dernier point, je n'épilogue pas sur l'impossibilité d'amener sous la même bannière ceux qui ont défilé contre la loi travail et ceux qui l'ont instaurée (Valls, El Khomri).
Surtout avec la promesse du retour du AK bientôt.
Pourtant c'était pas gagné.
Surtout que IRL je vote même pas.
Mais quand même.
Mais bon il reste surement le candidat au programme le plus credible a mes yeux, mais bon s il arrive a passer la barre des 15 % , ca sera un exploit.
l’indécrottable radical malgré lui !
Se faire virer de France 5 a été une vraie chance pour lui : il a bien évolué depuis son époque télé... mais il a encore du chemin à faire pour se libérer de son logiciel de journaliste
Vous pouvez remballer vos pétitions et vos interprétations psychologisantes de la politique.
Hamon va défendre le bilan du quinquennat, soutiendra El Khomri aux législatives ("je ne suis pas là pour faire tomber des têtes "), et Jadot va à la soupe toute honte bue. Oubliés le nucléaire, NDDL, Rémi Fraisse...
Quoiqu'en dise Thomas Legrand qui n'a pas brillé depuis longtemps par la finesse de ses analyses, le problème est celui des choix politiques , pas de psychologie. Pour Melenchon les priorités sont arrêtées, elles sont CONTRADICTOIRES (oui Daniel )avec les accommodements de Hamon.
Ce n'est pas maintenant en février qu'on va "discuter". C'est le PS qui a décidé de placer si tard les primaires pour ... permettre à Hollande de se présenter ! !
Alors ne renversons pas les responsabilités.
La France Insoumise a un programme, qui marque une rupture avec les errements passés, notamment la monarchie présidentielle, ce qui n'est pas la preuve d'un ego surdimensionné .
Point.
Il a eu trop de trahisons sur la conscience et de toutes façons cela fait partie de son génome.
L'Histoire est passée, on n'en est plus là.
On n'en est plus au partis, à l'isoloir, au vote utile, à la peur...
Je comprends que ça fasse du chagrin à certains, ça ressemble aux histoires familiales teintées de nostalgie, aux greniers où on allait rêver entre les photos jaunies, le cheval à bascule, le petit abat-jour en macramé de ce qu'on ferait plus tard...
Daniel, arrêtez de prendre des vessies pour des lanternes ! Même si il est totalement sincère et convaincu de la nécessité d'une démarche radicale, Hamon a tout un appareil politique derrière lui qu'il ne peut pas abandonner. C'est technique : aux législatives, s'il veut une majorité, il devra faire avec les apparatchiks du PS. C'est techniquement impossible de les remplacer au pied levé en février !
Donc que fera-t-il avec El Komhri, Valls & co au parlement ? Qui mettra-t-il comme 1er ministre ? Quelle composition gouvernementale ? Il va se retrouver dans une obligation de négocier et sans autre pouvoir de négociation que le résultat de son éventuelle élection... Donc que dalle, vu le respect porté aux électeurs par ce parti moribond.
Faut pas rêver, une coalition avec Mélenchon, ça donnera la gauche plurielle toute pourrie, qui a oeuvré plus que tous les autres gouvernements à la libéralisation de notre économie.
Le PS est jaune, l'a toujours été et le sera toujours !!! Ces derniers temps je ressors régulièrement ce bouquin : http://www.alternatives-economiques.fr/histoire-secrete-patronat-de-1945-a-nos-jours-vrai-visage-capitalism/00040040
Lisez le, de grâce. Vous verrez, même les pires théories du complot n'arrivent pas à la cheville de la réalité.
Magouilles avec le CNPF, collaboration avec le CIA pour détruire (je pèse mes mots) le communisme en France, moyens démesurés pour casser les grands mouvements de grèves, responsable direct de la scission CGT / FO (qui a conduit à la désyndicalisation massive des salariés...)... Voilà le bilan de 70 ans de SFIO - PS...
Le PS c'est la connivence patronale, l'entre-soi bourgeois, la soumission aux Etats-Unis... Bref, l'horreur.
Et je ne garantis pas qu'un Mélenchon au pouvoir fera forcément mieux. Je dis juste que lui au-moins ne doit pas nourrir un appareil politique. Et s'il a le soutien populaire, à l'aide de mobilisation de masse dans les rues (dans la poursuite du printemps 2016, rien n'est impossible), il a toutes ses chances de mener à bien son projet.
Simple, clair, précis, car nous sommes de gauche et n'avons pas une mémoire de poissons rouges!
Vous m'expliquez ?
Un pseudo frondeur qui n'a même pas eu le courage de s'opposer aux pires textes, se contentant, à l'occasion, d'une abstention gentiellette ? Ah il est beau le frondeur.
Soyons un peu sérieux, si Hamon est vraiment "de gauche" - et non pas PS - , c'est à lui de s'incliner - mais de grâce ne reprochez pas à Mélenchon de ne pas le faire, et consultez plutôt le programme "l'avenir en commun", remarquable de précision, sérieux, technicité.
Issu de la société civile, qui serait le représentant d'un programme commun, avec Hamon et Mélenchon en bras droit et bras gauche.
Le programme commun permettrait en plus à chaque candidat de revoir ses mesures les moins compatibles avec la présidentiabilité sans pour autant donner l'impression de faire marche arrière.
On aurait un programme plus consensuel, certe plus limité, mais est ce qu'il ne vaut pas mieux se donner la possibilité d'être en position d'effectuer 90% d'un programme, qu'être sur de ne pas pouvoir être élu et en raliser 100% ?
50 000 signataires à ce jour !
http://www.lcp.fr/afp/investitures-ps-hamon-contre-lidee-doffrir-des-tetes-melenchon
si Hamon refuse même de revoir les candidatures des députés qui ont déclaré qu'ils ne le soutiendrait pas, c'est que c'est pas seulement une histoire d'égo.
Heureusement que ce n'est pas ça notre programme, sinon je ne voterai pas pour lui.
Cordialement
[large]"Daniel, Thomas, et le benoîtement Hamon insu".[/large]
- L'assemblée constituante n'est pas négociable
- Le bras de fer avec l'UE (Plan A / Plan B) n'est pas négociable.
- Une sortie actée du nucléaire tout de suite n'est pas négociable.
Si la question est de savoir si ce sera la symbiose parfaite, la coalition idéale, sans doute pas. Mais comme on en est au jeu du "moins pire" avec cette élection, je crois que cette "alliance de gauche" serait en effet le choix le plus pertinent.
Maintenant qui des deux voudra se désister ?? ? En tout cas si on pousse tous dans le même sens, on a plus de chance de les y pousser à se retirer (l'idée du tirage à la courte paille est judicieuse)
Le "schisme" porte malheureusement sur plusieurs sujets de fond.
Sans les hiérarchiser par ordre d'importance, une candidature commune devrait résoudre les points suivants :
- La stratégie vis-à-vis de l'Europe. Sans sortie des traités actuels aucune politique à gauche n'est possible. Mélenchon le sait, Hamon feint de l'ignorer (pour rappel Hollande aussi le savait et c'est l'une de ses promesses de 2012 non tenue).
- Afin de maintenir l'existance d'une gauche pendant toute la mandature de Hollande, Mélenchon a du (et il a eu raison) se positionner en opposition avec le gouvernement (ne serait-ce que pour s'opposer à la perversion du vocabulaire de gauche dont Hollande est particulièrement friant). Hamon l'a fait aussi mais de manière plus tardive. Aujourd'hui il tire sa légitimité du PS, l'ambiguité est de son coté. Il doit clarifier sa position : soit la synthèse avec Valls soit avec Mélenchon (les "cadres" du PS semblent avoir choisi pour lui en ne le soutenant pas ou peu... c'est donc envisageable)
- Mélenchon a lancé une démarche citoyenne et sérieuse depuis plus d'un an de manière à élaborer un programme cohérent de transition écologique. Son équipe a rencontré publiquement de très nombreux experts et les propositions sont à la fois cohérentes et encore ouverte à la discution... Elle le seront d'ailleurs encore après l'élection puisqu'il prévoit de proposer le passage à la 6ème République avec la convocation d'une assemblée constituante. Hamon est le bienvenu pour co-animer le mouvement, même s'il n'y est pas à l'origine. Il serait accueilli à bras ouvert et ses idées seraient les bienvenues.
Bref, sérieusement la balle est chez Hamon et sa décision serait historique et de gauche !!!
Perso, je m'en fout de l'un ou de l'autre mais je trouve la démarche de Mélenchon mieux ancrée à gauche, plus sérieuse et plus cohérente, c'est tout. Hamon est jeune s'il est premier ministre de Mélenchon, leur politique sera d'une telle fraicheur qu'il pourra suremment se présenter victorieusement pour être le premier président de la 6ème République (si on choisit d'avoir encore un Président).
Un ticket entre les deux permettrait ainsi d'avoir l'un puis l'autre... pour moi ça se tente...
Celui qui, voici quelques mois, avait su voir ce qui n'avait frappé personne ("Les jeunes occupants de la Place de la République construisent une rupture radicale avec le mélenchonisme"), n'a visiblement pas été capable d'entendre ce serment que tous ont pourtant copieusement entendu dans les rues anti loi-Travail de la même époque ("Nous ne voterons plus jamais PS").
Si nous avons fait ce serment, ce n'est pas parce que tous les membres ou sympathisants du PS sont des salauds, mais parce que nous avons compris que même le mieux intentionné des socialistes (un Filoche, un Hamon...) ne pourrait rien changer en profondeur avec le PS dans ses bagages.
Vous ramenez ça à une question d'égo. Ça n'a pas de sens. Évidemment que les uns comme les autres sont bouffis d'orgueil (on ne brigue pas ce poste sous la Vème sans cela) et que ça leur ferait mal au cul de céder à l'autre. Mais s'il vous plait, posez parfois vos lunettes du vieux monde et souvenez vous qu'il y a des gens, aussi, et des gens qui votent. Leur égo s'appelle une conscience, un raisonnement, une réflexion, une cohérence, une consistance, appelez ça comme vous voulez, mais ils pensent (au moins, ils essaient). Pour ma part, un Mélenchon qui s'écrierait d'emblée, dans le monde des oui-oui-Legrand "je me rallie à la dynamique Hamon", perdrait d'un seul coup ma confiance et mon vote. Il se révélerait être la girouette et l'opportuniste qu'il se défend jusqu'ici d'être.
Car il ne s'agit pas de s'allier ou pas à une personne (Hamon est sympathique à beaucoup dans le milieu "insoumis", il est rafraichissant dans sa façon de déshystériser les questions étouffantes, etc.), mais d'accepter ou non de voyager dans les cinq prochaines années avec les bagages encombrants qu'on a passé au moins un quinquennat à rêver de passer par dessus bord. S'allier avec un candidat au nom duquel seront investis, sous un mandat ou un autre, des Sapin, des Valls, des El Khomri, des Le Foll ? Il en est hors de question.
Nous voulons des garanties. Un ralliement sous pavillon PS les exclut mécaniquement.
Un ralliement hamoniste sous pavillon "insoumis" les laisse au moins espérer.
J'interviens jamais et pour cause, il existe souvent dans les commentaires un ou plusieurs avec lequel je suis d'accord. Là aussi, d'ailleurs. Mais je ne comprends absolument pas que vous pouvez vous poser un seul instant la question entre Hamon / Mélanchon. Hamon n'est qu'un autre clown de service un point c'est tout, il y a même pas matière à discuter. Et comme déjà dit dans les commentaires, en tant que candidat PS, il devra suivre la ligne décidée en "Hamon" elle est drôle celle-là(;-)
Donc, oui cela risque d'être difficile pour Méchenchon, mais sans trop m'avancer, je crois que les gens en ont soupé de ces guignols donneurs de leçons.
Savez-vous que beaucoup des modes de calcul de la CAF, APL, RSA, ASS, ACS, ARE et j'en passe... ont été modifiés à la baisse et sous un gvt de "gauche" soit-disant ?
Bien à vous, et un grand merci à toute l'équipe pour votre travail.
(pour plus d'info voir https://www.facebook.com/groups/rezoleo/ )
(par manque de temps, pour l'heure, je ne parviens pas à vous trouver une adresse plus précise... )
La démarche est quand même totalement différente. JL Mélenchon propose la convocation d'une assemblée constituante pour mettre en place la 6ème République. Passer d'une monarchie présidentielle à une démocratie parlementaire avec un premier ministre responsable devant le parlement, avec un parlement élu à la proportionnelle (intégrale ou pas, c'est à voir). C'est fondamental et ça conditionne tout le reste.
Regardez les propositions de Benoît Hamon dans le domaine des institutions https://www.benoithamon2017.fr/thematique/pour-une-republique-bienveillante-et-humaniste/
Il s'agit au mieux de mesurettes destinées à gommer les travers les plus criants de la 5ème république. Et toutes les phrases commencent par je..., je ferai ceci, je ferai cela.... Pour en finir avec la monarchie présidentielle, ça commence mal.
Pour Thomas Legrand, comme pour tous les éditocrates, c'est un jeu. Un tel pourrait s'allier avec untel pour battre le troisième. Quand on s'intéresse aux idées, ça devient un peu plus compliqué.
D'une part, je ne vois pas le rapport entre les égos et le fait de rester dans l'opposition mais passons...
C'est simplement honteux de faire ce procès d'intention à JL Mélenchon qui se démène depuis des mois , voire des années, à construire un vrai programme et qui, thème après thème le diffuse dans la France entière avec autour de lui des milliers d'insoumis. Thomas Legrand (comme bon nombre de ses confrères de France Inter, ment par omission !)
Que Hamon, en dilettante qu'il est, soit venu puiser quelques idées de dernière minute dans ce programme et qu'il ait trouvé la ficelle du revenu universel pour gagner la primaire est autre chose. Lui en tout cas, ne veut pas gagner la présidentielle, c'est clair ! Sa mission est de sauver l'agonisant parti socialiste, c'est encore plus clair (ses entrevues avec Caseneuve et Hollande en sont presque la preuve....)
Mais, pour parler de choses sérieuses, et donc de la proximité des programmes qui pourrait rapprocher les deux candidats, je ne saurais mieux dire que les deux articles suivants parus dans Médiapart (et je vous conseille vivement d'aller les lire et de les proposer à Thomas Legrand !) :
- Benoît Hamon : chronique d'un renoncement annoncé par Olivier Tonneau
- Hamon condamné à perpétuer la politique de Hollande par Noam Ambrourousi.
Après on pourra discuter !
Alors, comme ça, il suffit qu'un "programme" (ou plutôt un catalogue de mesures) vous plaise pour que vous soyez prêt à [s]vous soumettre[/s] voter pour le type qui le présente.
Que ces mesures, pour être mises en oeuvre, en impliquent d'autres qui - elles - sont rejetées ne vous trouble pas. Je parle bien sûr des rapports avec l'UE.
Vous n'avez pas la mémoire aussi courte, quand même! Rappelez-vous le "Je vais renégocier le traité" du funeste FH.
Si Hamon est sincère, il est obligé de penser à sortir des traités, avec l'accord des autres pays de l'UE ou sans (un plan B, en quelque sorte). Or, il le refuse à l'avance. C'est-à-dire qu'il se lie les mains avant de commencer la négociation. C'est-à-dire encore qu'il n'a pas de réelle intention de "négocier", mais simplement (dans le meilleur des cas) de demander l'autorisation.
Hamon, tout sympathique qu'il soit, n'est rien de plus qu'un leurre.
--rencontre d'un homme et son peuple
--émergence de l'homme providentiel
--besoin d'un "Dieu" d'un moteur, d'un exemple (je pouffe!!)
--besoin de dons sacrificiels de sa personne pour SAUVER la nation (Musique, s'il vous plaît)
--besoin d'une belle histoire de Prince Charmant, jeune fringant, habité par la tâche (Macron!)
--...
Nombreux sont ceux qui ne peuvent échapper à ce carcan psychologique instillé, installé dans nos neurones incapables d'autres respirations.
Alors les hypothèses, les transactions, les off, les in, les postures, les mentons, les partis, les structures (merci cultive) coercitives...mènent la réflexion.
Le nez dans le guidon aucun ne fait ce pas de côté nécessaire et salvateur qui peut permettre une invention du mot démocratie.
Mélenchon par les sujets et propositions nées de l'horizontalité essaie de ne pas trop jouer le sauveur.
Je dis "essaie" car il le joue parfois perso (comme au foot).
C'est le seul.
Pour ceux qui votent encore, c'est le seul qui peut.
Je dis ça comme ça, moi qui ne vote plus.
Tout le reste n'est que café de commerce et cela me désole.
Je pense que vous raisonnez à l'envers. On n'est pas dans une addition de patrimoines électoraux mais dans la mobilisation de forces qui pour une bonne part ne se sont pas encore décidées. Les 15% de Mélenchon + les 10% de Hamon (vous ne me ferez pas croire que les sondages tombés 2 heures après la désignation de Hamon aient une quelconque valeur), mesurés à cet instant par les sondages ne font pas 25% en avril.
Si Mélenchon met le doigt dans un arrangement avec un représentant du PS, son électorat disparaît instantanément. A la France insoumise, on veut tourner la page, et on n'a aucune confiance en Hamon, qui risque fort d'être un Hollande bis, sa carrière en atteste. C'est pour cela que JLM lui fait une proposition honnête et transparente: tourner la page du hollandisme en rompant avec le personnel du PS actuel. JLM sait très bien que Hamon ne peut pas l'accepter, car il est coincé dans un étau : son électorat veut dégager Valls, Hollande et cie, mais Hamon ne contrôle pas le PS, ce sont les hollandistes qui ont la main sur le parti, et sur les investitures. Il a l'appareil contre lui, et connaissant son caractère, il va tenter une synthèse molle, une combinaison qui n'a aucune chance de fonctionner. Il s'est d'ailleurs précipité à Matignon et à l'Elysée pour se faire adouber, drôle de manière de rompre. De toute manière, Hamon n'est pas là pour gagner la présidentielle, il est là pour prendre le contrôle du PS après les élections. PS qui risque quand il en sera devenu le chef, d'être devenu une coquille vide, mais c'est une autre histoire.
Quand à Mélenchon, il doit apparaître pour ce qu'il est, LE candidat de gauche crédible et potentiel vainqueur, opposant résolu à la politique des 5 dernières années, et portant un programme très élaboré et cohérent, qui propose un véritable changement de société, une rupture radicale mais tout à fait crédible avec l'ancien monde.
Les électeurs de Hamon, les déçus de Hollande, les abstentionnistes sont disponibles pour porter Mélenchon au second tour. Pour cela, il faut qu'il apparaisse comme ayant une réelle chance d'y être, pour éviter à ces électeurs les choix impossibles entre les combinaisons Le Pen Macron et Fillon... c'est tout le sens du défi des prochaines semaines : montrer les contradictions de Hamon, dégonfler la baudruche Macron, et profiter des déboires de Fillon. La porte est étroite, mais c'est tout à fait possible. Tous les électeurs de gauche n'ont peut-être pas une folle envie de Mélenchon, mais je ne pense pas qu'ils lui préfèrent Fillon Le Pen ou Macron. Le votutil, ça peut aussi marcher dans notre sens pour une fois...
La victoire d'un candidat de gauche ne passe pas par des discussions d'état-majors qui vont dégoûter tout le monde, mais par une fusion des électorats.
Certes, la France n'est pas la Grece, mais il faut tout de meme etre sacrement aveugle pour immaginer l'Allemagne accepter de se faire "tordre le bras" et d'accepter une union de transferts qui lui couterait une part faramineuse de son PIB quand meme la gauche du pays soutient les politiques ordoliberales. Lire l'integrale des articles de Romaric Godin a ce sujet.
Bref. Hamon tordant le bras de l'Allemagne, c'est une grosse blague.
Quelques éléments de réponse quant à la méfiance légitime que peut inspirer Benoît Hamon.
Hamon = PS = Loi travail, etc.
Je ne peux pas !
Il est clair qu'Hamon ne se désistera jamais...(trop longtemps qu'il patiente!)...
Il est clair que JLM ne peut pas se désister pour le PS (autant qu'il se suicide!)...
Donc, sauf si la mobylette Fillon redémarre, on aura la "fusée Macron" comme PR...Quelle horreur!!!
En clair: A moins d'un de ces coups de théâtre qui font l'actualité, on est mal...
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Je pense que comme beaucoup de commentateurs Daniel sous-estime la part du fond dans la divergence entre Hamon et Mélenchon.
Si les 2 points centraux des années qui viennent pour redonner de l'air à la souveraineté du peuple son effectivement la capacité à créer un rapport de force favorable avec l'UE (et en particulier l'Allemagne) et la convocation d'une assemblée constituante pour refonder la démocratie en passant à une 6ème république, alors il est évident que le projet le plus mature et cohérent pour le faire est l'"avenir en commun" porté par la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
La candidature de Mélenchon n'est pas une question d'égo et je suis un peu déçu de voir Daniel reprendre ce petit refrain que l'on entend partout à ce sujet qui sous entend que tous els politiques sont les mêmes, centrés sur eux même et avides de pouvoir.
Le projet politique lui-même de Mélenchon est un démenti à cette affirmation. Avec le passage à la 6ème république suite à la convocation de l'assemblée constituante du peuple, Mélenchon rendrait le pouvoir dès les nouvelles institutions instaurées, au bout de 2 ans. C'est l'autre point fondamental du projet avec la confrontation avec l'UE grâce à la stratégie de plan A/ plan B.
Autre élément qui dément cette idée de la centralité des égos, Mélenchon souhaitait présenter la candidature d'une autre personne pour ces élections, celle de François Delapierre. Il en a parlé à quelques rares reprises lorsque les journalistes l'ont poussé dans ses retranchements sur la légitimité de sa candidature en tant que personne. François Delapierre est mort il y a un an et demi.
Personne ne voulait de ce rôle ingrat et lourd de responsabilité de candidat à la présidentielle. Dans la vraie gauche, la critique de la personnalisation et des institutions de la 5ème république est quasi unanimement partagée. Mélenchon s'est proposé comme candidat car s'il ne l'avait pas fait, il faut être réaliste, personne aujourd'hui n'aurait pu porter aussi haut et fort ces idées fondamentales.
En fait, la situation est juste nulle, parce que même dans l'esprit des meilleurs, le PS n'est pas encore complètement moisi, il est encore un truc "de gauche" et "progressiste" à la sauce "Loi Travail". :-/
J'ai répondu que cette alliance ne me paraissait pas viable, sachant qu'une majorité d'électeurs de Mélenchon la rejetteraient, et qu'un certain nombre d'électeurs de Hamon seraient réticents à voter Mélenchon.
J'ai eu droit à une nouvelle relance...
Quant au mépris affiché vis à vis de Hamon par les deux has been gauchisants, éternels opposants improductifs, il n'a rien d'étonnant.
C'est bien là que le bât blesse. Au risque de vous attrister, Hamon n'est que le candidat du PS (ou de la BAP, même différence). Pas le 1er secrétaire du PS, ou son secrétaire aux élections. Et justement, le PS a déjà choisi 400 de ses candidats aux législatives. Pis, ce sont les sections locales qui les ont élus. Ils ne peuvent donc être changés. Et sur ces 400, ils sont quasiment tous sur la ligne Valls-Hollande, députés ou ministre sortants (on y retrouve entre autres, El Khomery, Valls, Vallaud-Belkacem, Cambadélis, Le Roux et l'armée de godillots qui a tout voté depuis le début du quinquennat). Vous croyez que Hamon (ou Mélenchon) va tordre le bras à l'Allemagne avec ça ?
Moi, je suis d'accord sur la première phrase, ils ne s'entendront pas.
Par contre, je suis en désaccord total sur la suite, ce n'est certainement pas une question d'égos. Mélenchon comme Hamon sont dans une structure.
Le Parti Socialiste pour Hamon, Thomas Legrand l'ignore? L'oublie? Le nie? Fait semblant, plus vraisemblablement, certainement même. Cette structure lui fait déjà défaut, qui s'en va vers Macron, qui menace de ceci/cela, qui s'est déjà fait investir pour les législatives sur un programme opposé au sien, qui lui enjoint de modifier le programme sur lequel il a pourtant été élu. Il est complètement lié par la structure à laquelle il appartient. On peut imaginer que ça s'aggrave au point qu'il ne lui reste plus somme solution que de se retirer, n'étant plus soutenu que par une minuscule minorité au sein de son propre parti. On ne peut pas imaginer qu'il négocie, vraiment (et quoi?) avec Mélenchon. Pour gauchir encore un programme déjà refusé par la droite de son parti? Voire qu'il se retire et le soutienne?
Mélenchon est tenu, lui aussi. Pas par un parti, mais par tout un réseau de militants. Qui ne comprendraient guère cette volte face, en opposition frontale avec tout ce que défend ce mouvement. Qui seraient très nombreux à le lâcher. Mais ça n'arrivera pas. Non plus. Sincère ou jouée, la posture de Mélenchon ne lui permet pas de prendre ce chemin sans se déconsidérer (c'est très différent de l'égo, la cohérence avec soi-même). Que pourrait-il bien négocier avec Hamon? Le soutenir et soutenir par la même occasion le PS? Vous voyez bien que ça ne tient pas debout, cette histoire.
Faut arrêter de faire l'histoire avec des individus. Ça ne tient pas. Mais c'est cohérent avec la posture journalistique, le petit bout de la lorgnette, toujours, le détail, la petite phrase, l'amour de Fillon pour son épouse, l'ambition de ceux qui lorgnent déjà vers sa place, le mauvais caractère de Mélenchon, la bonne volonté de Hamon et autres contes à dormir debout.
https://www.change.org/p/pour-une-coalition-entre-beno%C3%AEt-hamon-jean-luc-m%C3%A9lenchon-et-yannick-jadot
C'est la base de tout!
Si ils se mettent d'accord pour une constituante dés le début du mandat, quelle importance aura le nom sur le bulletin?
Il faut se mobiliser pour les faire s'entendre!
a écouter pour voir a quel point le PS est corrompu ou idiot, et depuis 1980. https://youtu.be/gK9IoHY_vWo
Je suis d'accord Legrand, mais il oublie de préciser que la Présidentielle avec les législatives, c'est juste la plaie.
j'avais aussi vu l'interview de Lordon chez Mermet, et comment dire....les bras m'en étaient tombés aussi...